BAUMES
Les baumes constituent les substances résineuses de la cinquième classe.
11 résulte d’un travail général , publié sur les baumes (1) , que ces substances résineuses ne sont pas toujours caractérisées, comme on le pensait autrefois, par la présence de l’acide benzoïque, mais qu’il existe deux espèces de baumes distinctes l’une de l’autre : 1 les baumes à acide benzoïque ; 2° les baumes à acide cinnamique. Cette distinction une fois établie, on a déterminé la nature des corps qui, dans les baumes, produisent la substance résineuse, l’acide cinnamique et l’acide benzoïque.
Les baumes exposés à l’air s’épaississent peu à peu, et souvent même finissent par se solidifier complètement. Pour déterminer les modifications qu’un baume peut éprouver à l’air, il faudrait donc examiner un baume non altéré, c’est-à-dire le prendre au moment même où il s’écoule des arbres qui le produisent. Malheureusement les baumes, tels qu’on les trouve dans le commerce, sont déjà résinifiés en partie. On peut les considérer comme des mélanges d’huile essentielle , de différentes matières résineuses et d’acide cinnamique ou d’acide benzoïque. 11 est probable qu’un baume non altéré serait liquide et ne contiendrait ni résine, ni acides benzoïque et cinnamique.
Parmi les baumes à acide benzoïque pur, nous citerons le benjoin. Le baume du Pérou liquide ne contient, au contraire, que de l’acide cinnamique. Il existe certains baumes qui donnent à la fois de l’acide benzoïque et de l’acide cinnamique.