‹ Traité de chimie générale [electronic resource] (volume 4)Chapitre 153 sur 300 · TRAITEMENT INDUSTRIEL DU CAOUTCHOUC · texte numérisé non relu

TRAITEMENT INDUSTRIEL DU CAOUTCHOUC

lentement à la température ordinaire ; aussi le caoutchouc volcanisé répand-il toujours une odeur d’hydrogène sulfuré, et acquiert à la longue une rigidité et une fragilité assez grandes. (M. Payen.)

Nous examinerons maintenant les diverses méthodes par lesquelles on sulfure le caoutchouc.

Un des procédés les plus simples consiste à plonger le caoutchouc en lame dans du soufre chauffé à 112°, jusqu’à ce que 1/15 environ du soufre ait été absorbé, puis à élever et à maintenir pendant quelque temps à 150° la température du caoutchouc.

On peut aussi porter à 150° un mélange de Heurs de soufre et de caoutchouc, et maintenir cette température jusqu’à ce que la sulfuration soit complète.

Lorsqu’on immerge le caoutchouc dans un mélange formé de 100 parties de sulfure de carbone et de 2,5 parties de protochlorure de soufre, le liquide pénètre dans les pores du caoutchouc, le gonfle, y dépose du soufre provenant de la décomposition du chlorure, qui opère alors la volcanisation. En retirant ensuite le caoutchouc du mélange sulfureux et en le plongeant dans l’eau pour décomposer le chlorure qui reste à la surface, on empêche une sulfuration trop forte des parties externes, qui deviendraient cassantes sans cette précaution.

Le polysulfure de calcium s’emploie également à différents états pour opérer la sulfuration du caoutchouc :

1° On se sert d’une dissolution de polysulfure de calcium marquant 25° à l’aréomètre Baumé, et que l’on maintient en vase clos à la température de làO", après y avoir plongé les objets de caoutchouc déjà confectionnés. Au bout de trois heures d’immersion, le caoutchouc est retiré, lavé avec une eau alcaline d’une densité égale à 6°, puis avec de l’eau pure. En opérant ainsi, on arrive toujours à une sulfuration convenable.

2° Le caoutchouc, réduit en- lames rugueuses, est saupoudré avec un mélange formé de k parties de fleurs de soufre et de 50 parties de chaux éteinte. On le fait ensuite passer entre des cylindres écraseurs qui l’incorporent intimement avec les matières pulvérulentes, puis on le travaille par les procédés usuels. Lorsque les objets tels que les tubes, les lames, les étoffes, etc., sont confectionnés, il suffit, pour en effectuer la sulfuration, de les tenir plongés pendant une heure dans la vapeur d’eau. La superficie, perdant du sulfure de calcium par l’espèce de lavage quelle subit, ne se trouve pas plus sulfurée que cela n’est nécessaire, et présente alors une souplesse que l’on conserve difficilement par les divers modes de sulfuration que nous avons décrits précédemment .

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