‹ Traité de chimie générale [electronic resource] (volume 4)Chapitre 182 sur 300 · UOM · texte numérisé non relu

UOM

(HO)2

L’acide lipique cristallise en lamelles allongées, qui sont assez solubles dans l’eau froide, fusibles à 145° et volatiles.

Les lipates sont isomériques avec les itaconates, les citraconates et les mésaconates. Ils donnent de l’acide lipique quand on les chauffe avec de l’acide sulfurique.

Le lipate de baryte desséché à 140° a pour formule (BaO)2,Cl0H6O8.

C’est en général des eaux mères qui proviennent de la préparation de l’acide pimélique qu’on retire l’acide lipique : on chasse par évaporation l’acide azotique que contiennent ces eaux mères , en ayant soin d’empêcher que la masse brunisse. 11 se dépose des cristaux d’acide lipique et d’acide adipique qu’on reprend par l’éther bouillant après les avoir séchés. La dissolution éthérée, étant abandonnée à l’évaporation spontanée, fournit de nouveaux cristaux. Quand elle est réduite à la moitié de son volume primitif, on la sépare des cristaux qu’elle recouvre, et on la fait évaporer. Les deux résidus de l’évaporation sont purifiés séparément par des cristallisations réitérées dans l’alcool. Celui qui se dépose en grains arrondis est l’acide adipique ; l’autre, qui cristallise en lamelles allongées, est l’acide lipique. (M. Laurent.)

ACIDE PELARGONIQUE ANHYDRE. C,8t!1703.

. . . . 72,Zj8

Il17

L’acide pélargonique anhydre est oléagineux, incolore, d’une odeur désagréable de beurre rance. Il se concrète à 0° en une masse cristalline, et répand d’épaisses vapeurs blanches lorsqu’on le chauffe au contact de l’air. L’eau et les dissolutions alcalines le transforment lentement en acide pélargonique hydraté. On l’obtient en traitant le pélargonate de baryte par l’oxychlorure de phosphore.

(M. Ghiozza.)

CORPS GRAS

ACIDE PÉL ARGOTIQUE HYDRATÉ. C18llt703,H0.

HO

L’acide pélargonique hydraté a été découvert par M. Redtenbacher, dans les feuilles du géranium (j Pélargonium roseum). 11 se forme souvent lorsqu’on traite les matières grasses par l’acide azotique. M. Gerhardt l’a obtenu en faisant réagir le même acide sur l’essence de rue.

L’acide pélargonique hydraté est huileux, incolore, d’une odeur faible et désagréable, peu soluble dans l’eau , très soluble dans l’alcool et l’éther, il bout à 260° et distille sans altération. Lorsqu’on le chauffe en présence d’un excès de chaux potassée , il se décompose en divers carbures d’hydrogène, parmi lesquels se trouve le caprylène C16H16 (M. Cahours).

On prépare l’acide pélargonique hydraté en distillant avec de l’eau les feuilles de géranium. Le liquide que l’on retrouve dans le récipient après l’opération est recouvert d’un mélange huileux d’acide pélargonique avec une matière neutre particulière. Après avoir décanté ce mélange, on le neutralise par de la baryte hydratée, et on le soumet à l’action de la chaleur. La matière neutre se volatilise, tandis que l’acide pélargonique reste dans la cornue à l’état de sel de baryte.

Le pélargonate de baryte , purifié par des cristallisations réitérées dans l’alcool, donne l’acide pélargonique lorsqu’on le traite par l’acide sulfurique.

Pour obtenir l’acide pélargonique au moyen de l’essence de rue, on chauffe avec soin un mélange formé de parties égales de cette essence et d’acide azotique étendu de son volume d’eau, jusqu’à ce qu’il ne se dégage plus de vapeurs rutilantes, puis on décante l’huile acide qui s’est produite : c’est de l’acide pélargonique impur. Cet acide est lavé à l’eau froide et dissous ensuite dans la potasse, qui en sépare une matière oléagineuse, d’une saveur âcre. La dissolution alcaline, traitée par l’acide sulfurique, abandonne l’acide pélargonique qu’on combine avec la baryte, après l’avoir distillé, pour le séparer d’une substance résineuse colorée. En décomposant enfin le pélargonate de baryte par l’acide sulfurique, on met en liberté l’acide pélargonique pur (M. Gerhardt).

Dans certaines circonstances , il se produit dans l’action de l’acide azotique sur l’essence de rue un acide particulier qui a pour formule C18Ht704,2Àz02,H0. C’est, comme on le voit, une combinaison d’acide pélargonique avec le bi-oxyde d’azote (M. Chiozza).

CHLORURE DE PELARGYLE.

PÉL ARGON ATES.

L’acide pélargonique est monobasique ; les pélargonates ont pour formule générale : M0,C18H1703.

Les pélargonates de soude et de potasse peuvent cristalliser. Le sel d ammoniaque est gélatineux, soluble dans l’eau bouillante et dans l’alcool. L a pélargonate de baryte est anhydre. 11 cristallise en paillettes brillantes qui sont peu solubles dans l’eau et l’alcool. Ce sel, soumis à la distillation, donne la pélargone C34H3402, qui est solide et cristallisable (Cahours).

Le pélargonate de cuivre Cu0,C18H1703,2H0 (à 100°) est pulvérulent, d’un bleu verdâtre, assez soluble dans l’alcool bouillant. Le pélargonate d'argent Ag0,Cl8H1703 est blanc, amorphe et peu soluble dans l’eau.

ÉTHER

PÉLARGONIQUE. C22I12204 ==

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