CIRES
Parmi les cires, les unes appartiennent à la nature végétale, et se trouvent sur les feuilles, les fleurs, les fruits, les tiges d’un grand nombre de plantes ; les autres dépendent de l’organisation animale, et suintent à travers les parois de l’abdomen de quelques insectes de la famille des hyménoptères.
On avait cru pendant longtemps que les abeilles prenaient la cire toute formée sur les végétaux et s’en servaient pour construire leurs cellules ; Huber, le premier, émit l’opinion que les abeilles pouvaient transformer le sucre de leurs aliments en cire. Cette opinion, admise par Grundlach, a été vérifiée dans ces derniers temps par MM. Milne Edwards et Dumas ; en séquestrant des abeilles et leur donnant du miel pour nourriture, ces savants ont pu démontrer que la quantité de cire produite par ces insectes est beaucoup plus grande que celle que contenaient leurs aliments, ou que les abeilles pouvaient contenir elles-mêmes, lorsqu’on les avait introduites dans la ruche.
Les recherches de sir George Staunton et de Stanislas Julien ont démontré que la cire de Chine est une sécrétion animale produite par un insecte autre que l’abeille commune.
Les cires ont été peu étudiées jusqu’ici, et nous ne possédons de données complètes que sur la cire des abeilles et sur la cire de Chine.