CIRE DE CHINE. C108H108O
Gette substance est, comme la cire des abeilles, un produit de sécrétion d’un insecte de la famille des hyménoptères. Elle se confond, par sa blancheur et son aspect, avec le blanc de baleine. Elle fond à 83° ; elle est peu soluble dans l’alcool et dans l’éther bouillant ; mais elle se dissout dans l’huile de naphte bouillante et cristallise par le refroidissement.
D’après M. Brodie, cette cire peut être considérée comme un cérotate d'oxyde de cérotyle , ayant la formule C108Hlü804 = C54H550,C54H5303.
Traité par l’hydrate de potasse fondu, elle se décompose en acide cérotique et en cérotine C54H5602.
C108JH10804 ~f KO, HO = K0,C54H5303 + G34H5602.
CÉROTINE. C54H5602.
La cérotine est une substance neutre, fusible à 79°. Chauffée avec de la chaux potassée, elle dégage de l’hydrogène et se transforme en acide
CORPS GRAS
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cérotique. Celte réaction tend à faire considérer la cérotine comme étant l’alcool de la série cérotique.
Nous avons dit que la cire de Chine, traitée par la chaux potassée, se décompose en acide cérotique et en cérotine ; la masse étant reprise par l’eau, on précipite l’acide cérotique à l’état de cérotate de baryte : la cérotine reste alors dans les eaux mères, d’où on l’extrait en traitant ces liqueurs par l’alcool et faisant cristalliser.
Le chlore agit sur la cérotine ; le composé qui se forme parait être un mélange de plusieurs produits.
L’acide sulfurique s’unit à la cérotine et donne une combinaison neutre, soluble dans l’eau, l'alcool et l’éther.
1 orsqu’on soumet la cérotine à la distillation, une partie passe sans altération, l’autre se décompose en eau et en cérotène C54Hr’4.
CÉROTÈNE. C54f154.
Le cérotène est un composé solide, cristallin. Il fond à 57° et présente l’aspect de la paraffine. Lorsqu’on le prépare en distillant la cérotine, il est mélangé avec de l’acide cérotique ; on sépare ce dernier en le saponifiant par la potasse et en lavant à plusieurs reprises avec de l’eau : on fait ensuite cristalliser le cérotène dans l'alcool et dans l’éther.
Par l’action du chlore humide, le cérotène perd 19 équivalents d’hydrogène, qui sont remplacés par 19 équivalents de chlore : il se forme ainsi du cérotène chloré C54H35C119.
Les recherches de M. Brodie font donc entrevoir une nouvelle série alcoolique parallèle à celles de l’esprit de bois, de l’alcool, de l’huile de pomme de terre, de Léthal, etc., et dont les termes connus sont :
L’hydrocarbure C54H54, cérotène.
L’alcool C54H5602, cérotine.
L’acide C54H5303,H0, acide cérotique.
L’éther G4H50.G54H5503, éther cérotique.
CIRE DES ANDAOUIES.
La cire des Andaquies vient d’Amérique, et est sécrétée par un petit insecte qui, dans le pays, porte le nom d’Avesa, et appartient au même genre que les abeilles. On purifie cette cire en la traitant par l’eau chaude ; elle fond à 77° ; sa densité à 0° est 0.917.
CEROXYLINE.
Elle contient trois substances différentes :
[.a céroxyline environ 50 pour 100.
La cérosie 55
Une matière huileuse. ... 5
(M. Lewy.)
C’est en s’appuyant sur la différence de solubilité dans l’alcool qu’on sépare ces substances les unes des autres.
cérosie. c48H4802.
La cérosie, ou cire de la canne à sucre, a été étudiée successivement par M. Avequin, M. Dumas, et dans ces derniers temps par M. Lewy.
Elle s’obtient en raclant l’écorce de la canne à sucre, surtout de la variété violette, et se présente alors sous forme de poussière blanche. Pour l’obtenir pure, il faut ensuite la faire cristalliser à plusieurs reprises dans l’alcool.
La cérosie se combine avec l’acide sulfurique pour donner un acide sulfocérosique. Par l’action de la chaux potassée, elle fixe 1 équivalent d’oxygène et se change en acide cérosique C48H4803.
ACIDE CÉROSIQUE. C48H4803.
Cet acide est blanc, cristallin , fusible à 93 , peu soluble dans l’alcool et l’éther bouillants.
On l’obtient en chauffant à 250ü la cérosie avec de la chaux potassée. Pour le purifier, on le saponifie par la baryte, on reprend le savon par l’alcool et on le traite par l’acide chlorhydrique. L’acide ainsi mis à nu, est dissous dans l’huile de riaphte, d’où il se dépose à l’état cristallin par le refroidissement.
CÉROXYLINE.
La céroxyline , ou cire de palmier, est produite par le Ceroxylon andicola.
Cette substance à l’état naturel est d’un blanc grisâtre ; on la purifie par plusieurs traitements à l’alcool. Privée de résine, cette cire est d’un blanc jaunâtre. Elle est presque insoluble dans l’alcool et fond à 72°.
Elle a été analysée par MM. Boussingault et Lewy, qui lui ont trouvé la composition suivante :
Carbone 80,58
Hydrogène 13,29
Oxygène 6,23
CIRE DE MYRICA.
La cire de myrica est jaune verdâtre, fusible à 47°, 5 ; elle s’obtient en faisant bouillir dans l’eau les baies de plusieurs espèces de myrica : les baies du Myrica cerifera en contiennent jusqu’à 25 pour 100. (M. Boussingault.)
Cette cire contient :
Carbone 74,23
Hydrogène , . . . . 12,07
Oxygène 13,70
(M. Lewy.)
Il résulte des expériences de M. Chevreul que la cire de myrica donne, par la saponification, des acides margarique, stéarique, oléique, et de la glycérine.
CIRE DE CARNAUBA.
Cette cire fond à 83°, 5 ; elle est soluble dans l’alcool et l’éther.
Elle est produite par un palmier du nord du Brésil.
La cire de carnauba est formée de :
Carbone 80,36
Hydrogène 13,07
Oxygène 6,57
(M. Lewy.)
CIRE D’OCLBA.
La cire d’ocuba est d’une couleur blanc jaunâtre, soluble dans l’alcool bouillant, fusible à 36°, 5. Elle est contenue dans le noyau des fruits de plusieurs myristica, et entre autres du Myristica ocuba.
Cette cire présente la composition suivante :
Carbone 73,90
Hydrogène 11,40
Oxygène 14,70
(M. Lewy.)