CI4H804,2H
Orcéine
. . . C,4B2Az06.
Acide usnique
Bé ta -orcine
. . . C38H240lü.
Acide érythroléique . . . .
Azo-érythrine
Acide cé trafique
Acide lichenstéarique . . .
Tournesol
Azolitmine
, . . . C18H10AzO10.
Spaniolitmine
Érythroléine
Érythrolitmine
. . . c28tt23018.
Hématine
Alizarine
Rubiacine
Acide rubiaeique
Rubiane
Acide rubérythrique . . . .
Acide chrvsophanique . . .
Carminé
Acide carminique
Acide nitrococcusique . . .
Brésiline
Car tha mine
Quercitrine
Quercétine
Lutéoline.
Chrysorhamnine
Gentianine
Curcumine
Jaune indien
Acide cuxanthique
INDIGO BLEU, INDIGOTINE. A97
Acide chloreuxanlhique »
Acide bromeuxanthique »
Acide nitreuxanthique »
Acide kokkinique »
Acide oxypicrique »
Euxanthone »
Acide porphyrique »
Acide oxyporphyrique »
Acide hamalthionique »
Anchusine C35H20O8.
San ta line »
Morindine »
Aloétine C6H14010.
Acide chrysammique C15H2Az2012,H0.
Spiréine »
Safranine »
Bixine »
Caroline »
Chlorophylle »
Cyanine »
Xanthine »
Xanthéine »
INDIGO BLEU, INDIGOTINE. C16H5Az02.
Az
Propriétés.
L’indigotine, ou indigo pur, est inaltérable à l’air, inodore et insipide, insoluble dans l’eau et l’éther, d’une densité égale à 1,35; elle se dissout en petite quantité dans l’alcool et se volatilise sans décomposition lorsqu’on la jette sur une lame métallique préalablement chauffée. L’indigotine pure a pour formule C16H5Az02. Nous devons faire remarquer ici que l’indigotine est isomérique avec le cyanure debenzoïle Cl4H502,C2Az.
Lorsqu’on soumet l’indigotine à l’action de l’acide sulfurique, elle donne naissance à trois acides doubles ; le plus important de ces acides est Y acide sulfîndigotique ou sulfindylique , qui est employé dans la teinture. L’acide sulfîndigotique est presque toujours accompagné d’un autre acide, qui a été nommé acide sidfopurpitrique.
MATIERES COLORANTES
Les alcalis altèrent profondément l’indigotine. Lorsqu’on fait bouillir l’indigo avec une dissolution concentrée de potasse, l’eau de la potasse est décomposée, son oxygène agit sur une partie de l’indigo, pour le transformer en une substance qu’on a nommée isotine , et l’hydrogène de l’eau se porte sur une autre partie de l’indigo pour le transformer eu indigo blanc. Si l’on continue à chauffer l’indigo avec un excès de potasse, il se dégage de l’hydrogène, et l’indigo se transforme en acide anthranilique (M. Fritzsche), qui, sous l’influence d’une température plus élevée, se dédouble lui-même en acide carbonique et en aniline. Lorsqu’on chauffe l’indigo brut avec de la potasse, on donne naissance à du valérianate de potasse (M. Gerhardt).
Les corps désoxydants exercent sur l’indigo une action dont la pratique tire un grand profit ; ils décomposent l’eau, absorbent l’oxygène, mettent à nu de l’hydrogène, qui se combine avec l’indigo bleu et le transforme en indigo blanc soluble dans l’eau, qui peut, sous l’influence de l’oxygène de l’air, régénérer l’indigo bleu.
Les corps qui opèrent la transformation de l’indigo bleu en indigo blanc sont principalement le soufre, le phosphore, le zinc, l’antimoine, le sulfure d’arsenic, les sulfites, les sulfures alcalins, les protoxydes de fer, d’étain, etc. C’est sur cette propriété remarquable qu’est basée la teinture en bleu par l’indigo. Ainsi la cuve au vitriol est une préparation dans laquelle l’indigo est mis en présence du protoxyde de fer et se transforme en indigo blanc. On la prépare ordinairement en traitant une partie d’indigo en poudre par 3 parties de chaux, 2 parties de sulfate de fer et 150 parties d’eau.
Certains corps organiques peuvent aussi transformer l’indigo bleu en indigo blanc : tels sont le moût de raisin, la gomme, les sucres, le tannin, la garance, le son, l’urine putréfiée, etc.
État naturel. — Extraction.
On retire l’indigo de plantes appartenant au genre Indigofera , cultivées en Chine, au Japon, aux Indes, en Égypte, en Amérique.
L’ Indigofera tinctoria est le plus riche en matière colorante, mais il donne un indigo peu estimé. On peut extraire de Y Indigofera disperma un indigo de bonne qualité ; mais c’est de Y Indigofera argentea qu’on retire le plus bel indigo. On trouve aussi l’indigo dans le pastel ( Isatis tinctoria) et dans le Polygonum tinctorium.
L’indigo n’existe jamais dans la plante cà l’état bleu, mais dans un état de modification que nous examinerons plus loin sous le nom à' indigo blanc. Pour extraire l’indigo, on fauche la plante à 10 ou 15 centimètres de terre lorsqu’elle est en pleine fleur, et on la fait macérer dans l’eau pendant douze heures environ ; il s’établit dans la masse une espèce de