‹ Traité de chimie générale [electronic resource] (volume 4)Chapitre 248 sur 300 · BLEUS · texte numérisé non relu

BLEUS

puient sur les bords de la chaudière. Une partie des fils restent donc hors du bain, ce qui produirait des inégalités de fixage sur l’étoffe, si l’on ne les retournait pas souvent bout pour bout : ce qui s’appelle lisser. Les bâtons portent le nom de lissoirs .

Après une heure ou deux , on enlève la laine et l’on fait un nouveau bain appelé rougie , qui est porté à l’ébullition ; on y ajoute 0kil,500 de cochenille réduite en poudre et 0kil,500 de dissolution d’écarlate. On y passe la laine jusqu’à ce qu’elle soit d’une belle couleur, et que le bain soit tiré, c’est-à-dire jusqu’à ce que la matière colorante qui y était dissoute soit entièrement fixée sur l’étoffe. On retire ensuite le tissu , on le laisse refroidir ; on le lave et on le sèche.

Parmi les diverses matières fixées comme mordants sur l’étolfe, l’acide stannique joue le principal rôle, sa combinaison avec la carminé étant d’un beau rouge vif. Les acides tartrique , chlorhydrique et azotique donnent à cette couleur une nuance jaune que le lavage à l’eau peut modifier.

On peut faire l’écarlate avec un seul bain ; mais, dans ce cas, elle n’a pas cette nuance violacée qui semble glacer le fond rouge vif, et lui donne un aspect remarquable.

On obtient des modifications de l’écarlate, 1 q ponceau, les nacarats et les cerises , en faisant entrer dans les bains du carthame et du bois de Brésil.

Rouge de Brésil. — On obtient encore une belle couleur rouge au moyen du bois de Brésil. Le procédé pour teindre en rouge avec ce bois est le même que celui de la garance ; mais le rouge qui se produit est détruit par un acide et vire à l’amarante' par l’action des alcalis.

Les couleurs données par le bois de Brésil sont surtout employées sur soie ; elles sont peu stables.

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