ESSENCE D’ANIS CONCRÈTE. C20H,2O
L’essence d’anis brute contient deux substances différentes : l’une est liquide et présente la composition de l’essence de térébenthine ; l’autre est solide et oxygénée : c’est l’essence d’anis concrète.
Cette essence est blanche, fusible à 18°; elle entre en ébullition à la température de 224° ; elle est volatile sans décomposition.
Le chlore attaque l’essence d’anis concrète et produit une série de corps chlorés parmi lesquels se trouve le chloranisal C20H9C1302.
Lorsqu’on soumet l’essence d’anis concrète à l’influence du brome, elle donne naissance à un composé cristallisable, le bromanisal C20H9Br O2, dans lequel 3 équivalents d’hydrogène sont remplacés par 3 équivalents de brome. Le bromanisal est incolore, inodore, insoluble dans l’eau, peu soluble dans l’alcool, plus soluble dans l’éther.
Quand on fait réagir l’acide chlorhydrique gazeux sur l’essence d’anis, on obtient une combinaison particulière qui a pour formule C20Hl202, HCl.
L’acide sulfurique, l’acide phosphorique, certains chlorures anhydres, transforment l’essence d’anis en un composé isomérique, Yanisoïne . (M. Cahours.)
L’action de l’acide azotique sur l’essence d’anis présente un grand intérêt : les produits qui en résultent ont été examinés par M. Cahours.
En traitant l’essence d’anis par l’acide azotique étendu, il se forme une substance brune, liquide, nommée hydrure d’anisyle , qui a pour formule C16H804.
Si l’acide azotique est plus concentré, il se forme successivement de Y acide anisique , de Y acide nitranmque et une petite quantité de nitraniside G20H10(ÀzO4)2O2.
L’essence d’anis, chauffée à Tlh\ en présence de la chaux potassée, dans un tube de verre scellé à la lampe, se convertit en un acide nouveau, qui paraît être isomérique avec l’acide cuminique. (M. Gerhardt.)
Pour obtenir l’essence d’anis concrète , on comprime l’essence brute dans des doubles de papier, et l’on purifie ensuite le résidu provenant de la compression par plusieurs cristallisations dans l’alcool.
UYDRÜÜE d’aNISYLE.
ANISOÏNE. C20IIl2G2.
Cette substance est isomérique avec l’essence d’anis. Elle est solide, blanche, inodore, fusible à une température supérieure à 100°, plus pesante que l’eau, insoluble dans ce liquide, à peine soluble dans l’alcool, même à chaud, plus soluble dans l’éther et dans les huiles volatiles. Elle cristallise par l’évaporation spontanée de sa dissolution éthérée; elle se dissout dans l’acide sulfurique concentré en communiquant à la liqueur une coloration d’un beau rouge.
Pour obtenir l’anisoïne, on mélange de l'essence d’anis avec du bichlorure d’étain; il se forme une matière gluante qui, traitée par l’eau, abandonne de l’anisoïne.
On peut également agiter l’essence d’anis avec une petite quantité d’acide sulfurique, et décomposer par l’eau le produit de la réaction.
Si, dans la préparation précédente, on emploie un excès d’acide sulfurique, on donne naissance à un acide double particulier qui a reçu le nom dd acide sulfodraconique (M. Laurent). (M. Cahours.)
I1YDRURE D’ANISYLE. C‘6I1804 = C,611704,U.
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Propriétés.
Ce corps présente quelque analogie avec l’hydrure de benzoïle (essence d’amande amère ) ; il se transforme en acide anisique sous l’influence de l’oxygène ou des composés oxygénants :
c16h8o* 4- o2 = cIGü70'>,no.
Hydi’urc d'anisylc. Acide anisique.
L’hydrure d’anisylc pur est un liquide pesant, d’une densité égale à 1,09, d’une odeur aromatique, d’une saveur brûlante , peu soluble dans l’eau; l’alcool et l’éther le dissolvent en toutes proportions. Il bout entre 253° et 255°.
L’ammoniaque caustique le transforme, par un contact prolongé, en une substance, l’ anishydramide Gi8H2iAz206, analogue à la salhydramidc.
L’anishydramide est solide, incolore, insoluble dans l’eau, soluble à chaud dans l’alcool et l’éther.
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ESSENCES
Sous l’influence de l’hydrogène sulfuré, Fanishydramide se convertit en thianisyol Cl8H8S2Q2.
L’anishydramide, chauffée pendant deux heures environ, à la température de 170°, se change en une base organique nouvelle, Yanisine C48H24Az2Q6.
L’anisine est isomérique avec Fanishydramide. Elle cristallise en prismes incolores , d’une saveur amère , peu solubles dans l’eau, dans l'éther, assez solubles dans l’alcool. Elle forme avec les acides des sels cristallisables. On a analysé :
Le chlorhydrate d’anisine. . , , . C4RB24Az206,HCl,2iHO.
Le chloroplatinate d’anisine. . . . G48H2iAz2G6,IjCi,PtC!2.
( M. Bertagnini.)
L’hydrure d’anisyle produit avec les bisulfites alcalins des combinaisons cristallisables. (M. Bertagnini.)
Préparation.
Pour obtenir l’hydrure d’anisyle, on attaque l’essence d’anis par Facide azotique étendu : il se produit un mélange huileux d’hydrure d’anisyle et d’acide anisiquc. On lave ce mélange avec une dissolution faible de potasse, puis on le rectifie dans une atmosphère d’acide carbonique.
CHLORURE B’ANISYLE. G,6H704,C1.
MO
Le chlore transforme Fhydrure d’anisyle en chlorure d’anisyle. Ce corps se produit encore par Faction du perchlorure de phosphore sur l’acide anisique. Le chlorure d’anisyle est liquide, incolore; son odeur est très forte. Sa densité est 1,261, à la température de 15°. Il bout à 262°. Au contact de l’air humide, il se décompose en acide chlorhydrique et en acide anisique. L’alcool le convertit en éther anisique ; l’esprit de bois en anisate de méthylène ; l’ammoniaque en anisamide C16H704AzH2, et L'aniline en anisanilide G28H13Az04. (M. Cahours.)
BROMURE B’ANÏSYLE. Ci6lP04,Br.
Le bromure dumtsyie se produit par Faction du brome sur Fhydrure d’anisyle. Il est solide, cristallisé en aiguilles blanches, soyeuses: il est volatil sans décomposition. (M. Cahours.)
ANISA.TE DE MÉTHYLÈNE. “2 ! 1
ACIDE ANISIQUE. C16H705,II0.