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PRÉPARATION 3>ES COMPOSÉS BE MOLYBDÈNE

Les sels de protoxyde et de bi-oxyde de molybdène sont peu connus et sans usage.

Depuis quelque temps on trouve dans le commerce, et particulièrement en Prusse et en Bohême, du molybdate de plomb natif en petits cri '.taux presque purs, qui peuvent servir à la préparation des autres combinaisons du molybdène.

Pour obtenir le bimolybdate de soude Na0,2Mb03,7H0, on fait un mélange intime de 5 parties de molybdate de plomb naturel avec 2 parties de carbonate de soude anhydre, et on le chauffe jusqu’à fusion complète dans un creuset de fer. La masse fondue est traitée par l’eau ; le plomb reste en partie à l’état métallique et en partie à l’état d’oxyde. On fait cristalliser la dissolution pour séparer la plus grande partie du carbonate de soude, et l’on ajoute ensuite dans la liqueur un excès d’acide acétique ; il se forme de l’acétate de soude et du bimolybdate de soude : ce dernier sel se dépose aussitôt en petits cristaux ; par l’évaporation on obtient la portion qui était restée dans la liqueur : une seconde cristallisation donne du bimolybdate de soude très pur.

Équivalent : V = 855, 84.

liistoriqur.

Le vanadium a été découvert en 1830 par Sefstrom, dans un fer suédois remarquable par sa ductilité, et qui avait été fabriqué avec l’oxyde de fer magnétique du montTaberg. On l’a trouvé ensuite dans une mine de plomb du Mexique, dans les schistes cuivreux du Mansfeld, dans quelques minerais noirs d’uranium et dans certains minerais de fer de la Saxe. Ce métal a été surtout étudié par Berzelius.

En 1848, on a rencontré au Chili un gisement abondant de vanadate de plomb mêlé de chlorure, de phosphate et d’arséniate de plomb, ou combiné avec le vanadate de cuivre. (M. Domevko.)

Propriétés.

Le vanadium est blanc ; il ressemble à l’argent et surtout au molybdène. Il n’est pas ductile ; il est bon conducteur de la chaleur et de l’électricité; il est infusible aux températures les plus élevées de nos fourneaux ; il n’est pas oxydé par les hydrates alcalins en fusion.

Le vanadium se dissout facilement dans l’acide azotique ou dans l’eau régale; cette dissolution est d’un beau bleu.

Les acides sulfurique, chlorhydrique et lluorhydrique l’attaquent très difficilement.

Le vanadium n’est pas attaqué par le soufre, même quand on le maintient au rouge vif dans un courant de vapeur de soufre.

Préparation.

Les oxydes de vanadium ne sont réduits que très difficilement par le charbon à la température la plus élevée qu’on puisse obtenir dans un feu de forge ; mais l’acide vanadiqueest facilement décomposé par le potassium.

Pour obtenir le vanadium métallique, on introduit dans un creuset de porcelaine des fragments de potassium et d’acide vanadique préalablement fondu, à peu près à volumes égaux. On fixe solidement le couvercle du creuset au moyen d’un fil de fer, et on le chauffe sur une lampe à alcool. L’acide vanadique est décomposé avec une sorte d’explosion ; on traite la masse refroidie par l’eau qui dissout la potasse formée dans cette réaction et laisse le vanadium sous la forme d’une poudre noire prenant l’éclat métallique sous le brunissoir.

VANADIUM.

On obtient aussi le vanadium métallique en chauffant au rouge, dans un courant de gaz ammoniac sec, la combinaison que forme le perchlorure de vanadium avec ce même gaz. Le chlore se sépare entièrement à l’état de chlorhydrate d’ammoniaque et laisse le vanadium sous la forme de pellicules brillantes d’un éclat argentin.

COMBÏMAXSOMS BU VANADIUM AVEC L'OXYGENE.

Le vanadium se combine en trois proportions avec l’oxygène, et forme un protoxyde qui a pour formule VO, un deutoxyde VO2, et un acide qui a pour composition VO3.

Ces oxydes peuvent en outre se combiner entre eux en plusieurs proportions pour produire des oxydes intermédiaires qui sont remarquables par leurs belles teintes vertes ou pourpres.

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