DEUTÜ-10DI HE DE MERCI HE
DEUTO-IODURE DE MERCURE. Hgt.
1250,00 Zi/|,07
Ce corps se dépose sous la torme d’une poudre de couleur écarlate lorsqu on précipite un sel de deutoxyde de mercure par l’iodure de potassium; on 1 obtient encore en triturant avec une petite quantité d’alcool un mélange à équivalents égaux d’iode et de mercure.
On peut obtenir le deuto-iodure de mercure en beaux cristaux rouges, dont la forme primitive est l’octaèdre à base carrée, en saturant d’iodurc de mercure une dissolution d’iodure de potassium, et laissant refroidir la liqueur lentement. Une dissolution de sel marin dissout aussi à chaud lioduie de mercure, et le laisse cristalliser par le refroidissement. (M. Mitscherlich.)
Le deuto-iodure de mercure entre facilement en fusion, et se volatilise en donnant naissance à de beaux cristaux jaunes, dont la forme primitive est le prisme droit rliomboïdal. L’iodure sublimé change peu à peu de couleur, redevient rouge en reprenant la forme de l’iodure de mercure cristallisé par voie humide. Le deuto-iodure de mercure est donc un corps dimorphe.
L iodure de mercure jaune redevient le frotte contre un corps dur.
immédiatement rouge quand on
II est un peu soluble dans beau ; il se dissout dans 150 parties d’eau froide. L’alcool et les acides le dissolvent aussi à l’aide de la chaleur, et le laissent cristalliser par le refroidissement.
La dissolution alcoolique d'iodurc de mercure est incolore ; lorsqu’elle ciistallise lentement, 1 iodure qui se dépose est rouge; si la cristallisation est rapide, l’iodurc se précipite sous la modification jaune. (M. Sdmi.
CO-VIIil MAISONS FORMÉES PAU LE DEUTO-IODURE DE MERCURE,
L acide sullhydrique décompose le deuto-iodure de mercure et forme un composé jaune qui a pour formule : HgI,2HgS.
Le deuto-iodure de mercure absorbe le gaz ammoniac, et se change ainsi en une poudre blanche, représentée par Hgï,AzH3. L’iodure de mercure, traite par l’ammoniaque liquide, donne une autre combinaison (HgI)2,AzH3. Quand on fait bouillir à plusieurs reprises de l’iodure de mercure avec un excès d’ammoniaque, on obtient un résidu insoluble d un brun pourpré, qui n est autre que biodurc de la base ammoniomercurique (HgO)2,HgJ,HgAzH2.
MERCURE
Le deuto-iodure de mercure se combine avec les autres iod ures, et forme des composés cristallisables. Voici les formules des principaux iodomercurates :
KI,2HgI,3HO
lodomercurate de potassium.
NaI,3tIgI,Aq \
Naï,2IJgI,Aq J Iodomercurates de sodium.
NaI,HgI,Aq ^
AztI3,HI,2IIgI,3HO lodomercurate d’ammoniaque.
Bal, 2 II gl BaI,Hgï.
Iodomercurates de baryum.
Stl,2l Igl StI,HgI .
Iodomercurates de strontium.
(M. P. Boullay.)
Le deuto-iodure de mercure se combine aussi avec les chlorures métalliques. Il forme avec le bichlorure de mercure deux combinaisons : HgI,HgCl et HgI,2HgCl ; la première est jaune et amorphe, la seconde est incolore et cristallisée.
Quand on suspend des cristaux de protochlorure de mercure dans un flacon au fond duquel on a mis de l’iode, ces cristaux augmentent beaucoup de poids en absorbant de la vapeur d’iode, et deviennent rouges sans changer de forme ; il se produit une combinaison de bichlorure et de deuto-iodure de mercure: Iïg2Cl -f- I = HgCl,HgI. (M. Boutigny.)
Ce composé est fusible et assez fixe pour qu’on puisse le fondre et le couler en cylindres, comme la pierre infernale.
IODURE DE MERCURE INTERMÉDIAIRE. Hg2I,2HgI.
Ce corps a été découvert par M. P. Boullay. 11 est jaune; on l’obtient en précipitant l’azotate de protoxyde de mercure par l’iodure de potassium ioduré. Il contient souvent une certaine quantité de bi-iodure de mercure, dont on le débarrasse par des lavages à l’alcool.
FLUORURES DE MERCURE.
Le protofluorure de mercure , Hg2Fl, n’a pas encore été obtenu. Il ne se forme pas de précipité quand on ajoute de l’acide fluorhydrique à une dissolution d’azotate de protoxyde de mercure ; la liqueur soumise à l’évaporation laisse dégager l’acide fluorhydrique qu’elle contient et abandonne des cristaux d’azotate de mercure non altéré.
Le bi fluorure de mercure , HgFl, est soluble, cristallisable en prismes d’un jaune foncé, que l’eau décompose en un sel acide et en un sel ba-