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EXTRACTION DU MERCURE A ALMADEN

Les mines d’Almaden étaient connues dès la plus haute antiquité ; les Grecs et les Romains en tiraient des quantités considérables de mercure | et de cinabre. Le sulfure de mercure qui constitue le minerai d’Almaden est réduit par le grillage.

L’appareil que l’on emploie à Almaden (pl. XXXVIII, fig. 3) se compose d’un fourneau prismatique ayant deux grilles de briques placées à une certaine distance l’une au-dessus de l’autre et occupant toute la section du fourneau ; la grille inférieure sert de foyer; c’est sur la grille supérieure que l’on charge le minerai de mercure. A la partie supérieure et latérale du fourneau, on a pratiqué des ouvertures communiquant avec des files d’allonges de terre cuite qui s’emboîtent les unes dans les autres ; ces allonges, connues sous le nom d 'aludels, sont destinées à condenser les vapeurs de mercure. Les aludels viennent se rendre dans deux chambres de condensation, munies d’une fenêtre par laquelle on pénètre dans la chambre pour récolter les produits qui s’y sont déposés ; pendant la fournée, les fenêtres sont lutées avec soin.

On met d’abord dans le fourneau de gros fragments de grès imprégné de cinabre ; au-dessus on place le minerai riche ; le chargement se termine avec des briques façonnées avec un mélange de menu minerai, de suie des aludels et des chambres de condensation, et d’un peu d’argile qui leur donne de la consistance.

Le fourneau est chauffé avec des broussailles qui prod uisent une flamme abondante. L’opération dure quinze heures.

On laisse refroidir l’appareil pendant trois jours, et après ce temps, on délute les aludels.

Cette méthode, qui donne de bons résultats, a cependant l’inconvénient d’être intermittente.

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