MOULES EMPLOYÉS EN GALVANOPLASTIE
Habituellement, pour avoir un dépôt de cuivre parfaitement homogène, on place horizontalement dans la liqueur l’objet à recouvrir et 1 électrode soluble. Dans ce cas , la surface à galvaniser est mise audessous de 1 électrode positive, qu’on a le soin d’entourer de flanelle, pour éviter que les particules de cuivre qui s’en détachent continuellement ne tombent sur l’objet.
Quand il n’est pas nécessaire d’obtenir un dépôt d’une grande régularité, on peut placer les objets verticalement dans le liquide. L’appareil est alors disposé de la manière suivante :
L’électrode positive étant placée au milieu de la cuve, les objets sont suspendus de chacun de ses côtés à des tringles de laiton qui reposent sur les bords de la cuve. On fait ensuite communiquer ces tringles avec le pôle négatif de la pile. La communication étant établie, le dépôt de cuivre commence à se former.
La nature des résultats obtenus en opérant, soit avec des appareils simples, soit avec des appareils composés , dépend :
1 De 1 intensité du courant électrique ;
2° De la surface relative des deux électrodes ;
3° De la température à laquelle on opère ;
k Du degré de concentration de la dissolution ;
5° De la composition chimique de la dissolution ;
Ces conditions doivent conserver entre elles certaines relations que
l’habitude seule peut indiquer, et qui dépendent de la nature du métal à déposer.
Moules employés en galvanoplastie.
Pour prendre une empreinte galvanoplastique, on n’agit pas en général ï>ur 1 objet lui-même , que l’on tient le plus souvent à conserver et à ne pas détériorer par son immersion dans les diverses liqueurs corrosives; on opère presque toujours sur des moules.
Ces moules sont faits soit avec des métaux purs , soit avec des alliages métalliques fusibles, soit avec des matières plastiques ou des substances gélatineuses et élastiques.
Pi eparation des moules. — Les moules sur lesquels on dépose le métal, devant reproduire l’objet d’art, les soins que l’on apporte à leur préparation sont essentiels au succès de l’opération.
Quand on doit taire un moule, il faut examiner deux choses importantes : *
d° Si l’objet à mouler est de dépouille facile;
2° S il n est pas de dépouille facile, et s’il a certaines bosse.
parties en ronde
Lorsque l’objet est de dépouille facile, comme les médailles, les plan-
'hes gravées, etc., on l’emploie lui-même pour produire un moule en
ni.
GALVANOPLASTIE.
privant sa surface de toute adhérence. Cette adhérence, du reste, n’est pas à craindre quand l’objet est bien décapé ; mais on peut, pour plus de sûreté, iodurer légèrement sa surface, comme si l’on voulait faire une épreuve daguerrienne, puis procéder au dépôt.
On obtient ainsi un mouie ou contre-épreuve de l’objet. En déposant ensuite du cuivre sur ce moule, on reproduit le type primitif.
Les contre-épreuves des objets d’acier se font avec l’argent , et la reproduction du type avec le cuivre.
On peut aussi prendre les contre-épreuves des objets de dépouille facile avec des alliages fusibles, du plâtre, de la cire d’Espagne, de la gutta-percha , ou bien avec des lames de plomb qu’on presse fortement à la surface du type. Lorsque le moule n’est pas conducteur de l’électricité, il faut le métalliser légèrement à la surface.
Pour métalliser un moule, on se sert de plombagine bien pulvérisée et lavée qu’on applique au moyen de pinceaux et de brosses convenablement disposés pour cet usage.
Le moule est ensuite entouré d’un cercle de plomb mince destiné à établir une communication entre le pôle de la pile et la surface couverte de plombagine. Lorsqu’on opère avec des moules de plâtre, il faut les rendre imperméables aux liquides avant de les métalliser. Pour cela, on place le moule dans une assiette qui contient, soit de la cire pure en fusion, soit un mélange de cire et de colophane préalablement fondues. Ces substances doivent être en quantité suffisante pour recouvrir à peu près la moitié du moule.
On frotte alors le plâtre en tous sens avec le liquide, et, lorsqu’il est suffisamment imbibé, on le retire de l’assiette et on l’égoutte.
Le suif, la stéarine, le blanc de baleine, etc., peuvent également servir pour rendre les moules de plâtre imperméables.
La gutta-percha peut être employée avec avantage pour fabriquer les moules, à cause de la facilité avec laquelle on l’applique sur les divers contours des objets à reproduire.
Pour prendre l’empreinte d’un objet avec de la gutta-percha, on opère par pression ou par fusion.
Dans le premier cas, la gutta-percha, disposée en morceaux de moyenne dimension, est mise dans un vase contenant de l’eau chaude. Dès qu’elle est suffisamment ramollie, on la pétrit de manière à en exprimer l’eau et à former un pain de Ha grandeur de l’objet à mouler.
On pose ensuite ce pain sur le modèle, et le tout est placé entre les deux plateaux d’une presse au moyen de laquelle on force la matière à pénétrer dans les parties creuses de l’objet. Lorsque la gutta-percha est parfaitement refroidie, on enlève le moule et on le métallisé .
Quand on veut employer la gutta-percha par fusion, il faut opérer de la manière suivante :