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MOULES EMPLOYÉS EN GALVANOPLASTIE

On entoure le modèle d’un cercle de carton, et l’on pose à sa surface des morceaux d’un mélange fait d’avance de gutta-percha 7 parties et d’huile de lin 1 partie.

Le tout est ensuite placé sur un poêle ou dans une étuve légèrement chauffée; le mélange fond lentement et prend l’empreinte du type. Lorsque le refroidissement est complet, on sépare le moule du modèle, puis on le métallisé.

Il ai rive paifois que la conductibilité du moule n’est pas suffisante Pour que tous les points de la surface soient soumis à l’influence du courant électrique. On peut remédier à cet inconvénient en entourant le médaillon de fils de cuivre très minces qui viennent le toucher sur les parties saillantes.

Le moule est ensuite coulé comme nous l’avons indiqué plus haut.

Lorsqu’il est complètement refroidi, on coupe les fils en dessous du médaillon et on les met en communication avec le conducteur de la pile. On obtient ainsi une empreinte à la surface de laquelle l’électricité arrive par un grand nombre de points, et dont la conductibilité est alors suffisante pour que la contre- épreuve se forme convenablement.

On se sert également de gélatines composées pour obtenir des empreintes d’une grande délicatesse. Mais ces moules nécessitent beaucoup de précautions pour les consolider et les préserver de faction des acides. Aussi ne doit-on les employer que lorsque la nature des modèles rend impossible toute autre espèce de moulage.

Loisque 1 objet n-est pas de dépouille facile ou qu’il a quelque partie en londe bo^se, le moule doit être fait de divers morceaux qu’on soude ensemble après les avoir métallisés à l’intérieur.

On se sert de plâtre ou mieux de gutta-percha, parce que la flexibilité de cette matière permet quelquefois de retirer l’objet moulé même quand il n’est pas de dépouille facile.

Les moules, une fois obtenus, sont mis en communication avec le pôle négatif de la pile.

Lorsque le moule est métallique, on peut le souder par les bords au conducteur.

Si le moule n’est pas métallique, on pratique une ouverture dans son intérieur et l’on y introduit le conducteur de façon qu’il vienne toucher la surface rendue conductrice.

Quand un moule présente beaucoup d’aspérités, on attache au conducteui négatif ries petits fils métalliques qui sont recourbés de manière à pouvoir entrer dans les parties les plus creuses, afin d’y déterminer le dépôt du métal .

On emploie à cet usage des fils de cuivre ou des fils de plomb. Ces derniers, par leur grande malléabilité, permettent les agencements les plus commodes, et peuvent se détacher plus facilement que les fils de

GALVANOPLASTIE.

cuivre des parties avec lesquelles ils sont en contact, dès que leur présence est jugée inutile.

Quand les moules offrent une grande surface, on emploie plusieurs éléments de Daniell , qu’on réunit de manière à former une pile , afin d’avoir un courant énergique. Quelques opérateurs préfèrent cependant faire communiquer séparément chacun des couples avec les parties les plus creuses du moule.

Lorsque les conducteurs sont en rapport avec l’objet ou le moule, on procède à la mise au bain.

Dissolutions métalliques usitées en galvanoplastie.

On emploie généralement dans la galvanoplastie les dissolutions de cuivre, d’argent, d’or ou de platine. Mais comme les différents sels d’un même métal ne se décomposent pas avec une égale facilité sous l’influence du courant électrique, nous indiquerons ici les dissolutions métalliques dont on se sert avec le plus d’avantage.

Sels de cuivre. — Les sels de cuivre dont on peut faire usage sont le sulfate, l’azotate, le chlorure et l’acétate.

On donne toujours la préférence au sulfate , à cause de son prix peu élevé.

La dissolution doit être saturée à la température ordinaire, et rendue acide par l’addition d’une petite quantité d’acide sulfurique.

Nous donnons ici la composition d’un bain avec lequel on obtient de bons résultats , surtout quand on opère sur des substances non conductrices de l’électricité et métallisées avec de la plombagine :

Eau 2000

Sulfate de cuivre 500

Acide sulfurique. ........... 83

(M. Smée.)

L’azotate de cuivre se décompose sous l’influence d’un courant électrique très faible ; mais ce sel n’a pas encore été employé en grand à cause de son prix élevé.

Le chlorure et l’acétate de cuivre ne présentent aucun avantage sur les sels précédents.

Sels d'argent. — Les sels d’argent qui peuvent être employés en galvanoplastie sont l’azotate, le sulfate et surtout le cyanure double d’argent et de potassium dont nous avons parlé en traitant de l’argenture.

C’est ce dernier sel qui sert actuellement dans l’industrie. On opère dans des appareils composés dont l’électrode positive est d’argent.

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