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APPLICATIONS DE LA GALVANOPLASTIE

ùels d or. — On peut faire usage des dissolutions d’oxyde d’or dans la potasse ou dans la soude ; mais on emploie surtout le cyanure d’or et de potassium.

On se sert encore dans ce cas de l’appareil composé et l’électrode est d’or.

M. Roseleur a obtenu des dépôts de platine en couches épaisses ; mais son procédé est encore inconnu .

Alliages. — Le dépôt des alliages n’a pu être obtenu en couches épaisses , parce que les proportions des sels dissous changeant à tout moment autour des lames décomposantes, les proportions des métaux déposés varient aussi constamment.

Applications «le la galvanoplastie.

La galvanoplastie, permettant d’opérer les reproductions les plus variées, a reçu de nombreuses applications. Ainsi on l’a employée à copier les cachets, les médailles , à reproduire des caractères d’imprimerie , des planches de cuivre unies ou gravées, des planches sur bois, des plaques de daguerréotype , des statues, des bas-reliefs, des moules obtenus sur les matières animales ou végétales, etc., etc.

Reproduction des cachets de cire . — Pour reproduire un cachet de cire, on métallisé la surface du modèle en la frottant avec de la plombagine. On fait ensuite chauffer l’extrémité d’un fil métallique, et on l’introduit pendant quelle est chaude dans le bord du cachet, où elle se trouve fixée quand la cire est refroidie.

Ce fil doit servir à établir la communication entre le cachet et le pôle négatif de la pile. Le point d’insertion est recouvert de plombagine, et a pièce peut être mise au bain.

Reproduction des médailles et des monnaies. — Lorsqu’on veut reproduire des médailles ou des monnaies au moyen de la galvanoplastie, o peut opérer de trois manières différentes :

1° On agit directement sur la médaille que l’on veut reproduire, comme nous l’avons dit en parlant des moules.

T On prend le moule de la pièce avec un alliage fusible qui donne le creux ; l’épreuve galvanoplastique reproduit le relief.

3" On prend le moule avec du plâtre ou de la gutta- percha que l’on métallisé par le procédé ordinaire.

Quand on veut reproduire une médaille d’or par ces deux derniers procédés, il faut argenter ou dorer préalablement la surface du moule avant d’opérer le dépôt.

On doit éviter, pendant la mise au bain, que la moindre bulle d’air reste adhérente au moule , car ce serait assez pour gâter la copie.

Reproduction des objets d’airain et de laiton . — Après avoir enduit Je

GALVANOPLASTIE.

modèle d’une légère couche d’huile, on le moule avec du plâtre. Ce moule est rendu imperméable, puis métallisé, comme nous l’avons dit. On le met ensuite en communication avec le pôle négatif d’une pile dont le pôle positif est terminé par une électrode de cuivre , et l’on procède à la mise au bain.

Reproduction des caractères d’ imprimerie ( électrotypie ). — On sait que les ouvrages dont le texte ne doit pas subir de corrections sont reproduits au moyen de planches stéréotypées. Cette opération s’exécute de la manière suivante :

On prend avec du plâtre le moule de la planche à stéréotyper ; puis, avec ce modèle, on produit une nouvelle planche métallique d’une seule pièce.

L’avantage de ce procédé est de remplacer les caractères mobiles par des caractères fixes, ce qui évite de nouvelles compositions.

On a proposé de produire ces planches stéréotypées au moyen de la galvanoplastie ; mais la modicité du prix de revient des planches obtenues par la méthode ordinaire les a fait préférer à celles qu’on produit par Y électrotypie.

Reproduction des planches unies et gravées. — On produit par la galvanoplastie des planches de cuivre unies qui sont d’un aussi bon usage que les planches d’acier. Le procédé qu’on emploie pour les obtenir est très simple.

On prend une plaque bien polie, et l’on soude au revers une lame métallique destinée à établir une communication entre la plaque et le pôle négatif de la pile.

Gomme la température nécessaire pour opérer la soudure chasse l’air qui est adhérent à la surface de la plaque , il serait à craindre, si on la plongeait immédiatement dans le sulfate de cuivre, de ne pouvoir séparer la nouvelle planche du modèle.

Pour remédier à cet inconvénient, la plaque est abandonnée pendant vingt-quatre heures dans un endroit frais, ce qui lui permet de se revêtir d’une nouvelle couche d’air ; on peut alors procéder à la mise au bain , et l’opération continue comme il a été dit.

Une fois la planche produite , on la martèle et on la frotte avec du charbon pour lui donner le poli et l’élasticité nécessaires.

Pour reproduire les planches de cuivre gravées, on commence par en prendre l’empreinte au moyen de plâtre , de cire ou d’une lame de plomb. Le moule, une fois obtenu, est métallisé si sa nature l’exige, mis en communication avec le pôle négatif de la pile, et plongé dans la dissolution de sulfate de cuivre.

Dès que l’appareil est mis en activité , le dépôt de cuivre commence et forme au bout de quelque temps une plaque qui reproduit exactement toutes les finesses du type.

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