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CARBONATE D'ÉTAIN

On ne connaît qu’une seule combinaison formée par l’acide carnonique avec le protoxyde d’étain : c’est un carbonate bibasique anhydre

METALLURGIE DE L’ÉTAIN.

(Sn0)2,C02 quoi) obtient sous la forme d’une poudre cristalline pesante, quand on fait digérer, dans un flacon fermé, du protochlorure d’étain cristallisé avec une dissolution concentrée de bicarbonate de soude. Ce composé s’altère très rapidement au contact de l’air en prenant une teinte jaune.

Dans cette préparation, si l’on remplace le bicarbonate de soude par le bicarbonate de potasse ou d’ammoniaque, on a des carbonates doubles cristallisés en aiguilles soyeuses et représentés par les formules :

[(Sii0)2,C02],(AzH3,II0,2C02),3H0 ;

[ ( Sn O) 2, CO2] , ( KO , 2 CO2) , 2 H O . (M. H. Deville.)

Uhyposulfate , le sulfite , le phosphate et le borate d’étain sont à peine connus et sans importance. L’étain, mis en contact avec l’acide sulfureux aqueux, est attaqué sans qu’on observe aucun dégagement de gaz; il se produit du sulfure, du sulfite et de l’hyposulfite de protoxyde d’étain.

Le phosphate , le phosphite , Viodate et le borate de protoxyde d’étain sont insolubles dans l’eau.

MIMERAIS SÎ’ÉTAIM.

Les seules espèces minérales qui contiennent de l’étain sont l’oxyde (acide stannique) et le sulfure; encore ce dernier est-il très rare.

ACIDE STANNIQUE NATUREL.

Ce minéral se trouve en filons, en amas, et le plus souvent en veinules très disséminées dans les terrains anciens. 11 est presque toujours accompagné de wolfram, de molybdène sulfuré et de pyrites arsenicales.

Les principaux gîtes exploitables sont aux Indes, au Chili, au Mexique, dans le comté de Cornouailles, en Espagne, en Saxe et en Bohème.

L’acide stannique naturel est ordinairement d’un brun rouge pâle ; quelquefois brun, noir, gris jaune, vert; le plus souvent opaque. Il est très dur, et d’une densité égale à 6,7.

Il cristallise en prismes droits, à base carrée; il est isomorphe avec l’acide titanique.

L’acide stannique contient presque toujours de l’oxyde de fer, de l’oxyde de manganèse et quelquefois de l’oxyde de tantale.

MÉTAZiIiURGIX: D35 SVÉTAIM,

L’extraction de l’étain est une des opérations métallurgiques qui présentent le moins de difficultés ; car on retire toujours ce métal de l’acide

stannique, qui est facilement réduit par le charbon, et donne de l’étain métallique.

Le minerai d’étain se trouve ordinairement dans les terrains anciens à l’état cristallin, dans les granités, les porphyres, les schistes, etc. Celui qui se rencontre dans les terrains d’alluvion donne le métal le plus estimé.

Le minerai cru est trié, bocardé et lavé sur des tables pour le séparer des gangues pierreuses qui raccompagnent. Lorsqu’il s’agit d’un minerai provenant de liions ou de stockwerks, on le soumet ensuite à un grillage soigné dans des fours à réverbère ; cette opération a surtout pour but d’en séparer le fer, le soufre et l’arsenic.

Le grillage décompose les pyrites cuivreuses, ferrugineuses et arsenicales. Lorsque le minerai contient du cuivre, on le retire des schlichs grillés par le lessivage; l’arsenic est recueilli à l’état d’acide arsénieux dans des chambres de condensation interposées entre le four de grillage et sa cheminée. On soumet à un nouveau lavage le schlich grillé et bocardé, afin de séparer l’oxyde de fer pulvérulent et les autres matières altérées par le grillage.

Par des lavages nombreux et soignés, on arrive adonner à un minerai très pauvre une grande richesse. Le minerai d’alluvion n’a jamais besoin de subir un grillage et un lavage subséquent. Le résidu des lavages est en grande partie formé d’acide stannique ; il est immédiatement soumis à la réduction .

La fusion des minerais d’étain se fait par deux méthodes différentes, suivant la nature des minerais.

Les minerais des terrains d’alluvion, qui donnent un métal très pur, se réduisent par le charbon de bois dans un fourneau à manche ; ceux des liions sont traités par la houille dans des fours à réverbère.

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