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FUSION DU MINERAI D’ÉTAIN AU FOUR A RÉVERRÈRE

En Angleterre , le minerai d’étain qui provient des filons est réduit par la houille dans des fours à réverbère qui peuvent contenir une charge de 600 à 800 kilogrammes. Ces fourneaux sont à une seule chauffe ; la voûte est très surbaissée; son point le plus élevé n’est qu’à 0n,,50 audessus de la sole (pl. XXXY, fig. h et 5).

Le fourneau est muni de trois portes , A, B, C, une pour la chauffe , une pour la charge, et une troisième pour brasser la masse et faire sortir les scories.

La sole est légèrement concave, et de son point le plus bas part un conduit D qui amène l’étain dans des bassins de réception GG. Ce conduit est bouché pendant la fonte avec un tampon d'argile.

Le minerai est mélangé avec de la houille : dans quelques localités, on y ajoute de la chaux pour faciliter la fusion de la gangue.

Le point important de la conduite du feu est de réduire l’acide stannique avant la fusion des gangues; sinon, il se formerait un émail qui serait d’une réduction très difficile.

On enlève de temps en temps les scories qui recouvrent la surface du bain , et l’on coule le métal dans le bassin de réception : les scories qui se rassemblent à sa surface sont mises de côté, et le métal est coulé en plaques ou en lingots.

90 ÉTAIN

On raffine l’étain brut dans des fourneaux qui ressemblent à ceux qui ont servi à la fusion ; et on le sépare ensuite par liquation des substances étrangères qu’il contient, en ayant égard à la densité et à la fusibilité comparatives de l’étain et des corps étrangers avec lesquels il est mélangé.

Les couches métalliques qui fondent le plus facilement, et qui sont les plus légères , donnent toujours le métal le plus pur.

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