C« II*)2 (C,2H
(C'H'Br) H3AzBr, (C4HT HcAz2Br\
(C'H* Br)2 H2 Az B r , (C*H*)WH4 Az2 Br",
(C'irBr)'H AzBr, (CH* )"JH2Az2Br\
(C'H'Br)4 AzBr, (C'H4)"* Az2BrJ.
468 BASES AMMONIACALES POLYATOMIQUES.
aminés primaires, secondaires et tertiaires, on obtient des résultats parfaitement semblables.
Si nous éliminons le brome latent des sels de la première série soit aux dépens de l'eau, soit aux dépens de l'éthylène luimême, nous aurons deux nouvelles cjasses de sels qui ne différeront de la première qu'en ce que, dans le premier cas, la molécule de brome sera remplacée par le résidu HO, tandis que dans le second cas le groupement
C'H'Br
sera remplacé par le groupement
C4H3 = C4H4Br-BrH.
L'action du bibromure d'éthylènc sur l'ammoniaque ne produira donc pas moins de seize sels, l'éthylamine en Fournira douze, la diéthylamine huit, tandis que la triéthylamine en engendrera quatre seulement.
Or, si nous faisons agir maintenant de l'ammoniaque sur une monoamine bromée, le brome latent sera éliminé par cette ammoniaque comme il l'était tout à l'heure par l'eau, et nous obtiendrons dès lors une diamine.
C'est ce qu'exprime l'équation
[ ( C4 H4 Br ) H3 Az] Br 4- AzIP = [ (C4 H4) "H6 Az'] Br'.
§ 1429. L'observation précédente nous permet de comprendre avec la plus grande facilité le mécanisme si simple de la formation des bases polyatomiques d'ordre de plus en plus élevé. En effet, si nous faisons agir l'ammoniaque sur des monoamines bromées dont le nombre des molécules de brome augmente graduellement dans le radical, nous obtiendrons des bases dont l'atomicité ira en croissant à mesure que la substitution du brome dans le radical fera des progrès. C'est ce dont il est facile de se rendre compte à l'inspection des équations suivantes :
(C-H-'Br )H3Az, Br+ AzIP= [(CH""1 )" Hfi Az2]Br, (CwH'-2Br')Ii3Az, Br + 2AzH3= [(C"»HW-2)"' II9 AzJ]Brâ, (Cm^Br^IPAz, Br-h3AzH3= Lt^H^ril^Az^Br4, (Cnr»-4Br4)H3Az, Br4-4AzH3=[(C",Ha-4)v Hl5Az5pr\
BASES AMMONIACALES POLYATOMIQUES. 469
On parviendrait pareillement à produire de semblables composés par l'action de l'ammoniaque sur des monoamines dans lesquelles le radical bromé aurait subi des condensations successives. C'est ce qu'on peut encore exprimer à l'aide des équations
(CwH,,-,Br)2H2Az, Br + 2AzH3 = [(C'H"-1)"2!!* Az3]Br\ (CH-'BrJ'H Az, Br4-3AzrP — [(C",H"~I )"3H,0Az']Br\ ( C- H- ' Br ) » Az, Br + 4 Az H3 = [ ( C" H"-1 )"4 H12 Az4 ] Br \
On voit donc qu'à l'aide des méthodes dont M. Hofmann a doté la science on peut non- seulement obtenir un nombre pour ainsi dire illimité de monoamines, mais qu'on peut engendrer des bases polyatomiques dont le nombre est en quelque sorte infini.
§ 1430. On connaît aujourd'hui, grâce aux recherches récentes de M. Hofmann, des alcalis polyatomiques phosphorés et arséniés qui se produisent par un mécanisme tout semblable, mais à l'égard desquels je n'entrerai dans aucun développement.
Qu'il me suffise de vous dire qu'en faisant agir le dibromure dethylène sur la triéthylphosphine et sur la triéthylarsine, on obtient quatre sortes de sels distincts dont une diatomique, et que la réaction qui donne naissance à ces composés est entièrement calquée sur celle qui se produit dans le contact do ce môme corps avec la triéthvlamine.
4"o GÉNfcKAUTfcS SUK LES UHfcKS.