‹ Traite de chimie generale elementaireChapitre 40 sur 172 · HT 'H · texte numérisé non relu

HT 'H

Alcool. Ac. sulfoviiiique. Eau.

C'H' 0>-SJ°''0>+C4H!

H \ ll3i C'HS

Phase. . C4 Hs J 0' + ^ " . 0' = „, !• O1 + " { 0

Ac. sulfoTlnique. Alcool. Ao. sulfurique. Ether.

L'acide sulfurique ainsi régénéré reproduit par son contact avec une nouvelle molécule d'alcool de l'acide sulfovinique, qui, par une réaction toute semblable, engendre une seconde molécule déther, de telle sorte que de proche en proche l'alcool finit par se convertir totalement en éther.

Cette théorie de réthérification ne repose pas sur une hypothèse gratuite; elle est le résultat de l'expérience. En effet, M. Williamson ayant préparé de l'acide sulfovinique et l'ayant fait réagir *ur de l'alcool pur, a pu se convaincre de la transformation de ce m. ii

dernier en éther en se plaçant dans des circonstances analogues à celles de la production de cette substance. Dans cette manière de voir, il existerait entre l'alcool et l'éther une relation des plus simptes, que nous retrouverons plus tard entre les acides hydratés et les mêmes acides considérés à l'état anhydre. Si nous supposons, en effet, que l'alcool dérive d'une double molécule d'eau dans laquelle i équivalent d'hydrogène serait remplacé par i molécule du carbure d'hydrogène, C4I1S, l'éther deviendra le résultat de la substitution d'un nouvel équivalent de ce carbure d'hydrogène à la seconde molécule d'hydrogène de l'eau, de telle sorte qu'on devra représenter la composition de l'alcool et de l'éther au moyen des formules suivantes :

Eau j JJ joa=4vol.vap.,

Alcool j |J |0' = 4vol.vap.,

Éthér | C1 II* J °a = 4 vol. vap.

Ce qui donne gain de cause à cette dernière manière de voir, c'est la formation remarquable de l'éther dans l'action réciproque de l'iodure d'éthyle et de l'alcool potassé. En effet, on a

r*Hs J f ■*Hs i

L £ j0? + CUlàI-IK-+-^Jsj02.

On pourrait objecter que dans cette circonstance il s'est produit i molécules d'éther,

Mais il est facile de lever cette objection et de prouver d'une manière incontestable que la formule de l'éther doit bien être représentée telle que nous l'avons écrite plus haut.

En effet, si Ton remplace l'iodure d'éthyle par les iodures des différents radicaux alcooliques, tels que le mélhyle, le butyle, l'amyle, etc., on obtient une série de composés parfaitement définis, véritables éthers mixtes analogues par leurs propriétés à l'éther ordinaire, et dont la génération s'explique d'une manière

DiçjBizeo Dy VjOO

ÉTHERS SIMPLES ET COMPOSÉS. i35 toute semblable. On aurait, dans ces diverses circonstances,

^ |OM-GHM = IK+J:,||s JO',

Étber méthylélbylique.

r* us \ ri us \

K jO'H-C'M»I = IK+^"p jO3,

Éther butylétbyllque.

^JJ jOî + C"H"I = IK4-^e,lll|0'.

Éther amyléthylique.

On pourrait également obtenir ces éthers mixtes, ainsi que Ta constaté M. Williamson, en faisant réagir sur l'alcool de l'acide sulfométhylique , de l'acide sulfobutylique ou de l'acide sullbamylique.

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