M£]H«0*J + KO, HO-C'H* O3, KO 4- C" II
Hydrure de benioïle. AlcJoTboiiToiqHe.
M£*H^0^) + KO, HO = CMH"0\ K04-C2DHU02.
Hydrure do cumyle Alcool cuminique.
2io ALCOOL BENZOÏQUE.
Ces alcools se dédoublent sous l'influence «des réactifs en des produits analogues à ceux que fournit Falcool ordinaire; la seule différence consiste dans la plus grande complexité de leur molécule, et, par suite, dans la plus grande difficulté qu'on éprouve à réaliser ces combinaisons. Afin de vous en donner une idée, je tracerai d'une manière très-sommaire l'histoire de ces deux produits.
ALCOOL BENZOÏQUE. Éq. ^ i35o ou 108.
§ 4206. Ce composé, qu'on obtient en faisant réagir une dissolution alcoolique de potasse sur l'huile volatile d'amandes amères, se présente après complète puriûcation sous la forme d'un liquide incolore et plus .dense que l'eau. Il bout à 204 degrés sans altération et possède un pouvoir réfringent considérable.
Chauffé en présence de .l'air et du noir de platine, l'alcool ben-r zoïque en absorbe l'oxygène et se change en essence d'amandes amères. L'acide nitrique affaibli le transforme sous l'influence d'une douce chaleur d'abord en essence d'amandes amères et finalement en acide benzoïque. Les différents corps qui cèdent facilement leur oxygène se comportent de la même manière.
Le gaz chlorhydrique se dissout dans l'alcool benzoïque avec dégagement de chaleur, et bientôt la liqueur se sépare en deux couches. La couche inférieure est l'éther chlorhydrique de la série, l'autre est une solution aqueuse d'acide chlorhydrique.
L'éther chlorhydrobenzoïque formé dans cette réaction est un liquide incolore, plus^dense que l'eau, très-réfringent et doué d'une odeur forte. Il bout vers i85 degrés. La potasse caustique en sépare le chlore à t*état de chlorure et régénère l'alcool benzoïque. Chauffé au bain-marie avec une dissolution alcoolique d'ammoniaque, l'éther chlorhydrobenzoïque se change en une base cristallisable et fusible qui très-probablement est la toluidine, il se forme en même temps du chlorhydrate d'ammoniaque. Lorsqu'on fait agir le chlore sur le toluène, il est facile de reconnaître que le premier produit de la substitution dont la composition esf:%xprimée par la formule
n est autre que l'éther chlorhydrobenzoïque.
j ALCOOL CUMINIQUE. 221
Çd faisant réagir ce composé sur le cyanure de potassium, du chlorure de potassium prend naissance, et Ton obtient un liquide incolore, volatil, qui n'est autre que l'éther cyanhydrobenzoïque
C,gH7Az = C'Az, C,4HV
Ce composé, de même que l'éther cyanhydrique de l'alcool ordinaire, se change par ébullition avec la potasse caustique en acide toluïque avec dégagement d'ammoniaque.
Lorsqu'on chauffe doucement un mélange d'acide acétique, d'acide sulfurique et d'alcool benzoïque, il se forme à la surface du liquide une couche éthérée qui constitue l'éther acétobcnzoïque
CH^O^CrPO', c"H70.
Cet éther est incolore et possède une odeur aromatique qui rappelle le parfum de certaines poires. Il bout à 200 degrés. Sa densité est plus considérable que celle de l'eau. La potasse le dédouble en acide acétique et alcool benzoïque.
Bien que M. Cannizaro, à qui Ton doit l'étude de ce composé, n ait pas poussé plus loin ses recherches sur cette substance, les analogies des produils que nous venons de décrire avec les composés éthérés formés par l'alcool vinique sont telles, qu'on ne saurait méconnaître son véritable rôle.
ALCOOL CUMINIQUE. Éq. = i8;5 ou i5o.
§ 4207. Lorsqu'on ajoute au cuminol (essence de cumin) plusieurs fois son volume d'une dissolution alcoolique de potasse, et qu'on maintient le mélange en ébullition pendant une demi-heure environ, ce produit se scinde en cuminate alcalin et alcool cuminique, ainsi que nous l'avons établi §1205; il se forme en outre une petite*juantité de cymène.
Le cymène est un produit accidentel qu'on peut considérer • comme provenant de la décomposition de l'alcool cuminique. Quoi qu'il en soit, ces deux produits peuvent être séparés l'un de ) autre par une distillation fractionnée. L'alcool cuminique ne distillant qu'à 243 degrés, tandis que le cymène passe en entier à tjfr degrés.
* fétat de pureté, c'est un liquide incolore, d une odeur aro-
222 ALCOOL ANlâlQUE.
matique faible. L'air ne l'altère point à froid. Insoluble dans l'eau,, ce composé se dissout en toutes proportions dans l'alcool et dans l'éther. Les solutions des bisulfites alcalins ne le modifient point.
Chauffé avéc du potassium, il dégage de l'hydrogène et produit une masse solide grenue que l'eau décompose en formant de la potasse et régénérant l'alcool cuminique. L'acide azotique le convertit à l'aide de la chaleur en acide cuminique.
On obtient l'éther cumi-be/izoïquc en faisant agir le chlorure de benzoïle sur l'alcool cuminique. En remplaçant ce composé par d'autres chlorures organiques, on obtiendrait très-probablement d'autres éthers composés de cette série.
Par une longue ébullition avec la potasse alcoolique, l'alcool cuminique se dédouble en cuminate et cymène, c'est ce qu'exprime l'équation
3(C'°HM02)4-KO, HO = C30HnO3, K0-*-2C2aHM.
Alcool cuminique. Cuminale de potasse. Cymene.
La composition de 'l'alcool cuminique est représentée par la formule
CMH1407.
QUATRIÈME GROUPE
Formule générale :
ALCOOL ANISIQUE. Éq. ^ 1725 ou i38.
§ 1208. Lorsqu'on mélange l'hydrure d'anisyle avec environ trois fois son volume d'une dissolution alcoolique de potasse marquant 7 degrés Baumé, la liqueur s'échauffe, et bientôt il se forme de l'anisate de potasse en proportion telle, que la liqueur se prend en mas^e. Si l'on distille au bain-marie lorsque la réaction est terminée, et qu'après avoir délayé le résidu dans l'eau froide on agite avec de l'éther, celui-ci se charge d'une substance que l'évaporation abandonne sous la forme d'une huile brune.
Soumis à la distillation, le produit brut fournit une huile qui se prend par le refroidissement en une masse cristalline. On débarrasse cette substance d'un peu d'hydrure d'anisyle inattaqué par un traitement à l'alcool potassique, distillant dans un courant d'à-
ALCOOL AN1SIQUE. aa3
cide carbonique et exprimant la masse cristalline entre des doubles de papier buvard.
A l'état de pureté, ce composé, qui n'est autre que l'alcool musique, fond à s3 degrés, et bout sans altération outre ?48 et 25o degrés. Il cristallise en aiguilles blanches et brillantes. Son odeur est faiblement spiritueuse, sa saveur brûlante rappelle celle do l'essence d'ahis. 11 est plus dense que l'eau. Sa composition est exprimée par la formule
C,fiH,0O4 = 4 vol. vap.
Inaltérable à l'air, il en absorbe l'oxygène vers la température de son ébullition et se change en hydrure d'anisyle. La transformation est rapide en présence du noir de platine. Les réactifs oxydants le transforment facilement en hydrure d'anisyle, puis en acide anisique.
Le potassium, l'acide phosphorique et l'acide chlorhydrique se comportent à l'égard de ce produit exactement de la même manière qu'avec l'alcool benzoïque.
Lorsqu'on fait passer un courant de gaz. chlorhydrique dans l'alcool anisique, il se forme bientôt deux couches. La plus pesante est une dissolution aqueuse d'acide chlorhydrique, celle qui surnage est l'éther amsomonochlorhydrique
CteH9C102.
L'action de l'ammoniaque sur ce produit donne naissance à deux alcaloïdes oxygénés dont la composition est représentée par le> formules
C,cH90* \
C,e H' 1 Az O2 = Az { Il > Anisamminv primait* ,
- H j Anisammine secondai*
H serait bien possible que cet alcool fût diatomique et appartint au groupe des glycols que nous étudierons prochainement.
ALDÉHYDES.