‹ Traité de chimie générale élementaire léçons professées à l'Ecole Centrale des Arts et ManufacturesChapitre 117 sur 128 · C* II · texte numérisé non relu

C* II

> =4 voU vap.,

Uydrure de caproïle....

1 = 4 vol. vap..

Hydrure de capryle. . . ,

\ = 4 vol. vap.

Les prétendus radicaux obtenus par M. Francklaml, au moyen de l'action réciproque dos éthers iodhydriqucs et de zinc, et que M. Wurtz s'est procurés depuis plus commodément par l'action du sodium sur ces mômes éthers, paraissent également se former, d'après les observations curieuses de M. Kolbe, dans Télectrolyse des acides du groupe formique; en effet, en considérant avec lui ces corps comme constitués de la manière suivante:

Acide formique C*0^, H, HO,

Acide acétique C'O», C? H», HO,

Acide propionique C'O*, C* H*, HO,

Acide butyrique C0\ l\\ HO,

Acido valéVique G'CV, \¥ \\\ HO,

Açide caproïque C0\ CnV\ HO,

548 ALLYLE.

on conçoit que par l'action de la pile sur les sels de potasse, formés par ces diflérents acides, on duise obtenir dans le premier cas de l'hydrogène, dans le deuxième du méthylc, dans le troisième de l'éthyle, et ainsi de suite. Au moyen de l'él^trolyse de ces différents acides, on est, en effet, parvenu ft produire plusieurs de ces composés doués de propriétés entièrement identiques à ceux qu'on obtient par la méthode de M. Franckland.

§ 1498. Nous rattacherons aux produits précédents le carbure d'hydrogène obtenu par l'action du zinc ou des métaux alcalins sur le propylène iodé, composé que nous désignerons sous le nom à'allxle, parce qu'il présente à l'égard des composés ailrh'f/ia's des relations analogues à celles qu'on observe entre l'éthyle et les combinaisons alcooliques, le inéthyle et les divers dérivés de Tesprit-de-bois.

ALLYLE. Éq. = 900 ou 82.

§ 1499. Ce composé s'obtient par l'action du sodium sur Ticdure d'allyle. C'est un liquide très-volatil, dont l'odeur éthérée et piquante rappelle celle du raifort. Sa densité est de 0,684 ^ 1 4 degrés. 11 bout à 69 degrés. La densité de sa vapeur a été trouvée par expérience égale à 9,9». Il brûle avec une flamme -très-éclairante.

L'acide sulfiirique concentré le dissout en développant de la chaleur; si l'on opère avec précaution en plongeant le vase où

s'opère le mélange dans de l'eau froide, telui-ci se colore à peme; néanmoins, au bout de quelques heures, une partie du carbure modifié se sépare et vient nager à la surface. Le gaz chlorhydrique n'est pas sensiblement absorbé par Tallyle. L^acide nitriijpie fumant le change en un liquide neutre, pesant, soluble dans réther.

Le brome et l'iode s'unissent directement à l'allyle.

Le premier produit, purifié par des lavages avec une liqueur

alcaline, l'expression dans du papier buvard et des cristallisations dans l'alcool, se présente sou> la forme d'une masse solide, fusible à 37 degrés et susceptible de distiller sans éprouver d'altération. L9 sodium le décompose et régénère l'allyle doué de toutes ses propriétés.

Le second s'(d>tient en dissolvant de l'iode dans l'allyle et

GONSIDÈHATIONS GÊNËRÀLËS. 549

chauffiint légèrement; le mélange, primitivement liquide, ne^rde

pas à se concentrer et à se séparer sous forme de cristaux. Le sodium, par son contact avec ce produit, ne régénère plus Tailyle.

La composition de ces produits est représentée par les formules

C"H'»Br*, e»H"I*.

Celle de Tallyle par

C'-ir'^-^4 vol. vap. •

§ 1^)00. M. Hofmann, de concert avec M. Buckton, a produit . tout récemment une série de combinaisons fort curieuses dans lesquelles entrent le i>;az <les marais et ses différents homologues, en faisant réagir l'acide sulfurique fumant sur les différents nitryles. C'est ainsi que daâs le contact de Tacétonitryle et de l'acide de Nordhausen, on obtient une* combinaison désignée par ces chimistes sous le nom d'acide méthjrloiétrasulfttrique, et dont la composition est exprimée par la formule

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