‹ Traité de chimie générale élementaire léçons professées à l'Ecole Centrale des Arts et ManufacturesChapitre 122 sur 128 · CHAPITRE SOIXANTE-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SOIXANTE-SEPTIÈME

MATl£B£S ▲NIHAI.ES.

Principet immédials aioté» du sang, de Vceuf, du lait, des gndoeif, etc.

— Fibrine, albiiinioe, vitelliiie, eaiaéiné, gluline, légumine, aman* dine. = Produite eitraito dès tissus, des cartilages, des os, etc. — Cbondritie, gélatine. — Dérivés de -la gélatine et des composés prvtéiqiies. — Glycoéolle, leucine. = Principes immédiats de la bile. — Acide taurocholique. — Acide choliqoe. Acide hyocholique. — Acide choluliqiie. — Acide choloidique. — Taurine. — Cbolestérine. Acide lithorellique. = Wlncipes immédials de Turine: — Acide hippurique. — Acide urique. — Allantoîne. — Dérivés de Tacide urique. — AUoxaiie. — Alloxaiiliiie. — Acide tbionUrique.^->- Murexane. — Murexido. — Acide mesoxalique. = Principes immédiats de la chair des animaux. — Creatine. — Créatinine. Sarooeine.

— 4S^de inQsique.

MAlUlŒS ANLVALES.

1^ 4!â7. Je terminerai ce Cour» eo vou» exposant d'une manière

sommaire I histoire des principaux produits azotés de Téconomie des animaux et des végétaux, soit (ju'ils jouent un rôle plus ou moins important dans l'accoinplissoment des phénomènes de la vie, soit qu'élaborés sous .l'iniluence de la force vitale, ils soient rejelés au dehors comme produits d'exf rétion* •

Jusqu'à présenl, il ne nous a été permis de -reproduire artiticîellementque ces derniers; quant aux substances organisées proprement dites, telles que les matériaux de la chair, du sang, de la séve, etc., il ne nous a été possible d'en refaire aueune, résultat qui se comprend aiseuieiit, si l'on songe à l'énorme différence que présentent nos procédés île laboratoire et ceux que la nature met en œuvre. En etfel, les inodilications que la matière éprouve * au sein de l'économie vivante ont lieu dans des appareils spéciaux, qu'on ne saurait séparer de Tètre organisé pour étudier les réactions qui s'y accomplissent, sans. changer complètement les conditions

6m MAT|£&£b AiiiiMALES.

OÙ elles se prodoiseni dans l'être vivanl. Enfin, tandii^ que les •réactions de nos laboratoires s'accomplissent dans des vases inattaquables qui n'interviennent pas dans le * phénomène , dans les

êtres orj^anisés les réactions s'effectuent dans des appareils dont la matière influe le plus souvent dans la production de ces phénomènes, et vient ainsi leur donner un caractère tout spécial. •

Ce serait donc s'abandonner à de pures illusions que d'espérer reproduire en dehors de Fétre vivant» et par des moyens si dissemblables de ceux qu'emploie cette force ineonnue, qu'on désigne sous le nom de force viMte, ces produits si complexes, et par suite si mobiles, que les forces dont le chimiste dispose tendent à détruire pour les ramener vers ces formes simples qui les rapprochent de plus en plus des composés de la nature minérale.

Ne pouvant donc, rien vous apprendre relativement à la formation de ces substances, mon r61e se bomm tout simplement à vous tïacer rhistoire* des produits azotés jes plus importants et les mieux connus que nous offrent- te régné végétal et le règne animal, me contentant de vous décrire leurs propriétés Ie$ mieux définies. ^

Ces substances, qui appartiennent à l'organisation, qui sont assimilables, et par conséquent nutritives, sont neutres et incristallisables. Extraites des plantes ou des animaux, elles présentent une identité parûiUe.

Ces matières sont peu nombreuses et offinimt, en nûson du rôle qu'elles jouent dans l'économie , plus dMntérèt au point de vue physiologique qu'au point de vue chimi(}ue. • Le poids do leur molécule est très-élevé; par suite, elles sont très-a|twbles et susceptibles d'éprouver des loodificaUons san$ Bombii*

Chauffées fartement au contact de l'air, elles s'enflamment et répandent une odeur fort désagréable qui rappelle celle de la corne brûlée. A 4a dîstIHation, elles fournissent des huiles douées de

propriétés basiques, du carbonate d'ammoniaque en abondance, et laissent pour résidu un charbon caverneux et brillant.

Exposées à l'action simultanée de l'air et de l'eau, ces matières s'altèrent profondément et se réduitiont en des composée plus simr pies; il se développe, en outré, une odeur infecte : de là le nom à» fermeHtaiian putride donné à cette déoompositioa.

PRINCIPES AZOTÉS DU SANG, ETC. * 6o3

Les acides et les alcalis réagissent sur res dillérents composés et les transforment en des produits beaucoup plus simples dont la plupart vous sont connus.

L'acide chlorhydrique concentré les dissout à l'aide d'une douce chaleur, en prenant une coloration bleue- violacée tout à.fait caractéristique.

Sous rinfluenrc du mélange d'acide sulfurique et de bichromate de potasse, les matières animales se dédoublent en donnant naissance à de l'acide cyanhydrique, à divers nitryles et à une série d'aldéhydes appartenant aux grou]>es formique et benzoïque.

M. Muider, en se fondant sur l'action que la potasse et la soude en dissolution exercent sur elles, fut conduit à les considérer comme formées d'un radical commun auquel il donna le nom de protéine. Ce dernier, en s'associant à des sels et à des proportions variables de souirc et de phosphore, constituerait X (dhuwinr, la fibrine^ la nist-inc. Tous les chimistes soyt loin d être d accord sur c^tte manière de voir.

PBniCIPES HaSÉBIATS AZOTÉS BU SANG, SÊ L'ŒUF, DU LAIT, *

0£S COLAOILS, £TG.

'§ 1538. Le Avide le plus important de Téconomie, le san^, se sépare, lorsqu'on l'abandonne à lui-même, en deux parties dis- \ linctes . l'une liquide, et d'un jaune pâle, à laquelle on donne le nom de sérum; l'autre, molle et de couleur rouge, quon désigne sous le nom de caillot. Ce dernier renferme une subst^mce globuleuse, ainsi qu'un principe atTectant la forme de fibres déliées auquel on donne le nom de fibrine ; le premier tient .en dissolution un produit désigné sous le nom à^aibumine. Cette albuniine se rencontre dans l'oBuf de tous, lès animaux accompas:née d'une variété particulière, la vit< lli/icAU'{W albumine existe éiralement dans les graines de toutes les plantes, où I jH'conip.i'jnc souvent un |)roduil analogue, sinon identique, à la librino du sang. Knlin daris le lait on trouve un troisième principe doué d'une composition iden^ tique, auquel on donne le nom de caséine^

Nous alloua examiner successivement ces différents produits.

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