‹ Traité de chimie générale élementaire léçons professées à l'Ecole Centrale des Arts et ManufacturesChapitre 124 sur 128 · ALBUMINE · texte numérisé non relu

ALBUMINE

§ i540. Cette matière existe sous deu% formes distinctes : li> quide, telle qa*on la rencontre dans les fluides de Téconomie ani^

niële; solide et inMiluhlo, coinnic dans le blanc d*œuf cuit.

L'albumine se trouve à l'état de dissolution dans le sanj;. peuté Ire combinée avec la soude; néanmoins, en ajoutant de Tacide acétique au sérum pour saturer l'alcali, il ne se précipita pas d'albumine.

L'albumine existe encore dans le blane d'œuf, mais elle parait différente de celld qui est contenue dans le sénim ; et, en effet,

tandis que cette dernière n'est coagulée ni par l'éther ni par l'essence de térébenlliine, la première l'est complètement. *

On la rencont/e également dans le chyle, dans*la lymphe, dans la liqueur amiùolique, etc., et généralement dans les différents liquides de Féconomie.

Évaporées dans le vide les dîssqlutîpns d'albumine abandonnent cette substance sous la forme d'une masse transparente* ^morpbe, fendillée, légèrement jaunAtre et dépourvue de ^veur.

L'albumine liipiide commenciî à se coaguler vers 65 degrés, à y!) degrés la coagulation est complète; si la dissolution est trèsétendue, elle ne se prend pas en une masse coUérente : il se sépare seulement des 'flocons qui vjennent se rassembler à la surface sôus forme d'écume. Cette propriété r^nd suffisamment compte du rôle que joue l'albumine dans la clariflcation des liquides d» , nature organique. ,

L'alcool coagule Talbiu-nine à la manière de la chaleur.

L'albumine coagulée, chautlée au- milieu do l'eau à i5o degrés environ, dans des tubes fermés, se dissout complélemejit en. formant un liquide qui ne possède plus la propriété de se coaguler.

Soumise à la distillation sèche, l'albumine donne de l'eau, du carbonate, du sulfhydrate et du cyanhydrate d ammoniaque, une huile d'une odeur infecte qui renferme des bases ammoniacales;

on obtient, en outre, un abondant dépôt d'un charbon c^iverneux et brillant pour résidu.

Abandonnée i elie-m^iu^i l'albumine se décompi^se spuntané-

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ment en donnant des produits nombreux; il se manifeste, en outre, cette odeur repoussante qu'on" observe dans la fermentation des substances animales.

Quelques acides forment avec Talbumine des combinaisons entièrement insolubles. Exemples : acides métaptiosphorique, azotique, sulfurique.

L'acide chlorhydrique concentré dissout l'albumine en développant cette couleur bleue-violette si caràctéristique.

Une telution concentrée de potasse ou de soude forme avec Fal- . bumine une combinaison qui présente Taspect d'une gelée, et se

dissout complètement dans l'eau pure, (.linufîée avec une dissolution de ces alcalis,- il se dégage de 1 ammonia(]ue, et il se produit des composés acides qui restent unis à la matière alcaline.

Par l'addition d'une petite quantité de substances alcalines, l'albumine acquiert les caractères de la caséine.

La baryte, la strontiane et la cbaux forment avec cette matière des composés insolubles qui, par la deeaîccâtion, acquièrent une dureté comparable à celle de la pierre.

Lorsqu'on fait agir la pile sur le blanc d'œuf qui contient une quantité notable de sel marin, ce dernier se décompose. Il en résulte de l'acide cblorbydrique qui* se réunit au pôle positif, et de la sonde qui forme au pôle né^tif, avec l'albumine, une combinaison gélatineijse analogue au mucus. .

Lorsqu'on mêle l'albumine avec certains sels métalliques et qu'on ajoute ensuite une quantité do potasse supérieure à celle qui serait nécessaire pour décum|)user le sol, l'oxyde forme une combinaison soluble avec ralbumine. Exemple ; sels de ier ou de cuivre avec albumine et potasse.

L'albumine forme avec le bicblorure de mercure une combinaison complètement insoluble. Aussi cette substance est-elle le meilleur antidote qu'on puisse emplo\ tr dans les cas d'empoisonnement par le sublimé corrosir.

Le prussiate jaune de potasse précipite immédiatement en blanc la solution de l'albinnine dans les liqueurs acides; si la liqueur est alcaline, le précipité n'apparait qu'après la neutralisation.

L'infusion de noix de ^Ue précipite abondamment l'albumine de sa dissolution aqueuse.

L'albumine évaporée dans le vi^e et amenée à l'état sec peut

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être mniTiloniir (iin'l(|m' temps à loo degrés et se dissuin li e ensuite <*omplétenu'Mt diins roiiu.

Lorsque i'albuminp alcaline est abandonnée à elle-même, elle se décompose, répand une odeur fétide, et bientôt il se dévelop|)e au milieu de la masse une multifude d'animalcules. Si Ton acidulé légèrement la liqueur, on y volt apparat|re des corpuscules arrondis qui constituent les premiers rudiments d^un végétal connu.

sous le nom de Pcnicillium glaurum.

L'albumine coagulée et l'albumine soIuMo jiossèdent exactement ' la même composition ; c'est probablement une modification isomérique. L'albumine possède en outre sensiblement la môme composition que la fibrine, et peut, comme elle, être, représentée par la '

L'albumine se rencontre non-seulement dans les animaux, mais, encore dans les plantes. Sji composition et ses propriétés sont identiques à celles de l'albumine animale.

On peut se procurer de Talbumine pure en triturant le blanc d'œuf dans un mortier avec de leau et filtrant la dissolution ; un sépare ainsi l'albumine des membranes qui l'accompagnent; la liqueur filtrée est précipitée par Valcool; on fait digérer fmsuite le dépôt dans l'éther, qui enlève la matière.grasse.

YITELLINE.

§ 1541 . C'est la matière azotée contenne dans le jaune d'œuf. On l'en extrait facilement en traitant le jaune d'œuf cuit débarrassé de ses membranes et grossièrement pulvérisé pflr l'éther, qui le dépouille de sa matière grasse. Après épuisement complet, il reste une substance d'un beau blanc facile à réduire en pondre. Pour l'obtenir à l'état solidjle, il sufTit de délayer dans beaucoup d'eau du jaune d'œuf Irais et d'attendre que la liqueur se soit éçlaircie. La liqueur surnageante se coagule entre 70 et 76 degrés, à la manière de l'albumine ordinaire.

. Cette matière, qui diffère de l'albumine par quelques propriétés, en possède mctement la c>ompo6ition.,

MM. Fremy et Valenciènnes ont trouvé dans le jaune d'œuf des poissons cartilagineux une substance différente de la vitelline au

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