‹ Traité de chimie générale élementaire léçons professées à l'Ecole Centrale des Arts et ManufacturesChapitre 127 sur 128 · AMANDINE · texte numérisé non relu

AMANDINE

g 1545. On rencontre dans les diverses amandes, et notamment dans celles des Rosacées, une substance très-soluble dans Peau, insoluble dans Talcool et l'éther, coagulable par la chaleur et pré-

cipi table par tous les acides, même par Tacide acéti(iue étendu, que nous avons désignée, M. Dumas et moi, sous le nom iW/rm/n- (line. L'acide chiorhydrique concentré produit avec elle cette belle coloration blebe-violette qui caractérise toutes les matières albuminoïdes.

Pour la préparer, on réduit le tourteau d'amandes en poudre qii^on fait digérer avec de l'eau distillée froide ; on jette le tout sur une loije à mailler serrées, et Ton verse dans la liqueur claire de

GËLATlMs.

l'acide acétique étendu, goutte à goatte, Jll^ql^à ce qa'il cesse de

se former un piécipité. Si la dissolution est étendue, le précipité présente un iispert pulvérulent; si elle est concentrée, au contraire, ce précipite se sépare sous la forme d'une masse blanche, d'apparence nacrée; on le purifie en le lavant avec de Teau diâtiJlée, pois avec de l'alcool et enfin en le reprenant par l*éther.

nssiis Aimux. — aonm, mâTUB

ET LEUBft IIÉBI¥&.

§ La peaU) le tisau des os, la matière cornée, les cartilages, etc., cèdent à Teau avec laquelle on les fait bouillir, une matière qui se prend en lieléc pitr le r('lruidi.>heiiient. Les cartilages ne fournissent pas une m.il icic identique à celle (jue donnenl la peau et le tissu des us. Ces deux |)roduits, ([ui possèdent uuu composition notablement différente, présentent la composition des substances qui les ont fournies, offrant ainsi Tun de ces cas d*isomérie que nous offrent à chaque instant les matières orj^aniques; le premier a reçu le nom de chondrine, le second celui de gé-

latine.

§ IciiT. La ( lioitdiinc M)liii('Fit en faisanl bouillir avec de l'eau des cartilages costaux réduits en petits morceaux; la liqueur filtrée est ensuite amenée à siccité à l'aide d'une douce chaleur; le résidu, étant repris par Téiher qui s'empare de la matière grasse, laisse

chondrine pure. Presque tous les acides minéraux et organiques précipitent la chondrine de ses dissolutions.

L'aride caibonique lui-même la précipite sous forme de flocons qui se leuiiissenl [)uur former un dépôt bhin • tres-di\ isé.

L analyse d.e la chondrine iournit en moyenne les uuoibres suivants :

$1 La géiadne est une matière plus anciennement cunnos el plus abondamment répandue que la chondrine.

(";irb(»ne.. , Hydrogène Azote. • • . .

«Oxygène..

GKLAilNE. . 6i3 •

A rétat de pureté, cette Subetanoe e^t incolore, inodore, insipide, transparente èt douée d-un^ grande cohérence. Elle est plus pesante que l'eau. Chauflee fortement, elle fond, jtuis s'entlaimne en ' répandant une odeur analogue à celle de la corne brûlée.

Soumise à la distillation, la gélatine donne une liqueur aqueuse chargée de sels» ammoniacaux, dès bases ammoniacales; des huiles indifférente, des produits' goudrontieux, et laisse' un abondant résidu de charbon. ' • •

EHe se ramollit dans l'ean froide et se gonfle sans s'y dissoudre. Elle s'y dissont à l'aide d une douce chaleur; la «iissolution limpi(ie se [>rend par le refroidissement en une j,'elée dont la insistance varie av^c l'état de concentration de la liqueur. ^ . *

Une lij]ueur qui contient de son poids de*géiatine peut encore* se prendre en gelée, omis. 'celte' qui n'en contient qne ytr cesse de se solidifier. . * * ' ' ,

' Toiiç les échantillons de gélatine ne fournissent pas les mêmes résultats. * * '

Bouillie loni,'teiups avec de TeAu, la i^elatine perd la propriété de se {>rendre en gelée î elle la perd également lorsqu'elle corn- . mence à s'aigrir. .. '

La colle de poisson fournit une gélatine d'excellente qualité.

La gélatine est à peine solnble*dantf l'alcool; ce liquide versé dans sa dissolution aqueusé en sépare uniB matièrê cphérênte élasli(jut\ d'aspect fibreux. • • ' '

La i^éldtine huîncctée, mis(» en présence de l'alcool, se déshydrate en se contractant beaucoup. Un a mis à pro&t cette propriété pour réduire les dimension^ d'empreintes obtenues 8v(r une feuille dè gélatine très-hydratée. En feisant Topération inverse, on obtient une dilatation de la feuille, qui .agrandit Jes imâges avec la même régularité.

Si l'on fait passer du chlore bulle à bulle dans une dissolution de gélatine, il se sépare une matière hlnnche, élastique, qui, malaxée dans l'eau, prend un aspect chiitoyant. Quelques chimistes considèrent ce composé comme formé de gélatine d'acide chloreux.

Ni le brome, ni riode,ne sç comportent de 1^ même manière.

L*acide acétique concentré, mis en contact avec de la gélatine rahiollie, la dissout complètement.

L'acido azotique attaque vivement la gélatine a l aide de la cba-

ra. * 53

* 6i4 GÉLATINE.

leur et donne des produits nombreux, au nombre desquels ûgure l'acide oxalique.

L'acide sulfurique cuncenlio convertit la gélatine en deux produits cristallisés : la leucine el le sucre de gélatine^ Uu mélange d*acide sulfurique et de peroxyde de^manganèse donne des produits très4iombreuic, au nombre desquels figurent Tacide cyanhydrique^ l'acide bentoïque, l'essènce à'amandes amères et différentes aldéhydes du grou^ie acétique.

Ia\ potasse et la soude caustique ppduisent les moines transfonnalioDs que l'acide sulfurique. "

La gélatine se combine avec plusieurs sels; ulle dissout de grandes quantités de phosphate do chaux.

L'alun, le sulfate de- fer et laoélate de plomb ne précipitent pas la gélatine de ses dissolution^.^

Les sels de^proto\\ de et de peroxyde de mercure précipitent abondamment la i;elatme.

Les dissolutions d'or et d'argent ne la précipitent pas.

Le sulfate de platine la précipite en tlocons bruns et visqueux.

Le tannin précipite abondamment la gélatine. Ces combinai- i sons pMentent.une bi faible solubilité, que de gélatine est fadlesoent accusé dans une liqueur par l'infusion de noix de galte.

La oompôaition de la gélatine «est représentée par la formule |

ou [)lus probablement par un multiple de cette formule.

Il existe entre la Gbrine, la caséine, 1 albumine et la gélatine, des relations analogues à celles qu'on observe entre la cellulose, l'amidon, la dextrine et \^ glucose. Ces rapprochements ont coa- j duit M. Uunt à supposer que les matières animales pourraient bien | dériver de ces produits ternaires par Faction de Tammoniaque. Suivant ce chimiste, op pourrait s'expliquer de la manière suivante la formation de la gélatine :

C" H'« O'^-h a AzH» 5= C Ml" ^\z^ O* 6H0.

OttlMMBèrW.

On pourrait s'expliquer de la même manière la formation de la

fibrine, de l'albumine et de la caséine." Là gélatine s'obtient en faisant bouillir plus ou moins longtemps

GLYCOCOLLE, OU SUCKE DE GÉLATINE.. 6i5

.avec de l'eau, soit à la pression ordinaire ou soiis une pression supérieure, des os, des sabots ou des cornes d'animaux, 'des rognures de peaux, etc., substances qui renferment un principe inso* liA)le, isomère de* la gélatine et susceptible de se couvert»* en cetie substance par un simple jeu d'isomérie. La solution clarifiée, puis concentrée, se prend par le refroidissement en une gelée tremblante, qu'on découpe en plii(|ues minces qui, par la dessic- . cation, acquièrent une grande dureté.

La variété la plus pure de gélatine, qu'on désigne sous ie nom de colle de poisson ou élchthyocoUe^ n'est autre qhose que la '.membrane interne de la vessie ni^taioire de certaines variétés d'esturgeon très^ommunes en Russie.

§ 1549. A la gélaCine,^ ainsi qu'aux principes azotés, retirés du sang et de la chair des animaux, viennent se rattacher deux produits dont la constitution fort simple est aujourd'hui parfaitement connue, et qu'on peut en faire dériver très-facilement au moyen des réactifs, qui par une série de dédoublements tendent à les ramener à ces' dernières formes, qui présentent plus dé stabilité^ Ces

deux produits sont le gfycocolie et la ieurrne.

(tLvcocolle, ou sucre de gélatine.

§ i550. En faisant bouillir pendant plusieurs benres de la gélatine avec de l'acide sulfurique affaibli, neuti*alisant la liqtieuravec . de la craie, puis-faisant évaporer le liquide filtré jusqu'à consistance

de sirop, Braconnot obtint une substance cristallisée, douée d'une saveur douce et sucrée, à laquelle il donna le nom de sitcrr de o^éla* ///îff, qu'on a remplacé depuis par celui de ^Ifcoco/ie, L'action des Acalis, potasse ou soude, sur la gélatine conduirait au même résultat. Depuis cette époque, M. Dessaignes a découvert un moyen plu$ « simple de préparation, qui fournit en outre cette substance dans un plus grand état de pureté. Celui-ci consiste à faire bouillir l'acide hippurique avec une dissolution concentrée d'acide chlorhydrique. Ce dernier, fixant dans cette cit*constance -Jt équivalents d eau, se transforme, en effet, en acide benzoïque et glycocoUe, ainsi que l'exprime l'é-quation suivante :

CH*» AzO«H- 2 no = C WAzO' -h II' 0* .

-Ae. Mp^rtqa*. tiljeooolle. Ac. IwBioiqM,

6i6 - .GLYCOCOLLE, CD SUCRE HE GÉLATINE.

M. Strecker s'est également procuré le çîlvTorolle par le dédoublement de i'un des principes immédiats de la bile, l'acide cholîqae, âouB hnfluencw dflid alcalis. ISn effet, on a -

C'W'AzO'- -ir 2 110 = IP Az 0' -4- G"* W 0' V /

àt, «holi^oA. . * GlycôooÛê. Ae. eliolaliqiit.

• ' § 1551. Quelle que soîl la méthode qu'on scX employée pour sa préparation, le^glycocoile affepte la forme de pr^smtô aplatis <du de tableâ groupées ensemble*, cpii présentent souvent un assez grand volume. Leur saveur est^çucréé, ils sont peu solubles dans Teaii. froîdp, et la dissolution .ne fermente pas au contact de la levûrede* bière. Il est insoluble dans l'éther, ainsi que dans l'alcool absolu.

Soumis à l'action de la chaleur, le glycocolle fond, puis brunit, dégaj^e des s;az, des produits ammoniacaux, ainsi qu un sublimé cristallin, et laisse un résidu charbon. Fondu avçc de lliydrate i de. potasse, il laisse dégager beaucoup d'hydrogène et d'ammoniaque; lé résidu Contient du cyanure et de Toxalate. '

Les acides se combinent avec le glycocolle et donnent des.pro- | duits nettement^ crisUillisés; par une ébullition prolongée, ils le détruisent. * .

Un mélange d'acide sulfuriq>je et de peroxyde de manganèse ^e déeompose rapidisment à- la température de rébullition; il se dégage de l'acide carbouique et de Facide «yanhydrique, ainsi que rindique l'équation

• G*H*AzO*-+-40 = ti(:0'H-C'AzH.-h4HO.

Le gltcocoUe forme avec les bases des combinaisons qui s'obtiennent avec la plus grande lucilité par Tébullition de sa dissolution avec les iiiiïérents oxydes métalliques. Leur composition est représentée par la formule générale

Le glycocolle se combine également avec un grand nombre de sels.

La composition du glycocolle est exprimée par la formule

Si l'un connaissait l'aldéhyde méthylique^on la convertirait faci-

LEUCINE. 617

leraeiU en i^lycocolie on employant un procédé calqué sur celui qui sert à produire Talanine, et qui consiste a faire réagir sur l'aldéhyde vinique Tacide cyanhydrique et Teau sous l'influence de Tacide chlorhydrique. On aurait, en effét,

C'H'O'-hC'AzH-f-aHO = CH^AzO*.

LEUCINB.

S 1552. A C(Hé du glycocolle vient se placer un produit liomologuo qui dérive des matières albumineuses, de la même manière que le glycocolle dérive de la gélaUne.

Nous avons vu précédemment que lorsqu'on abandonne la caséine à l'action de Tair et de Teau, cette substance eptre en fer* mentation, dégage une odeur très-fétide et donne une substance particulière, cristallisable, observée d'abord par Proust, et que Braconnot, qui plus tard en reprit l'étude, désigna sous le nom

(iposéj)ê(linr .

Lorsqu'on lait bouillir de la fibrine avec de l'acide suHurique étendu, ou bien qu'on fait agir la potasse caustique sur la fibrine, l'albumine ou la caséine, on obtient une matière cristallisable désignée sous le nom de leiteine. L'analyse et l'examen des propriétés de ces deux coi*ps ont démontré qu'il existe entre eux l'identité la plus complète.

La leucine, produite soit par la putréfaction des matières animales, soit par l'action des acides et des alcalis sur les mêmes substances, peut s'obtenir pac d'autres réactions beaucoup plus simples qui vont" nous éclairer sur sa véritable nature et nous démontrer qu'elle est homologue du glycocolle et de l'alanine.

La leucine peut, en effet, se produire à là manière de cette dernière substance par l'action de l'acide cyanhydriqué sur l'aldéhyde . valérique; en effet, on a

A l'état de pureté, la leucine se présente sous la forme de pail- •

lelles nacrées, douces au toucher, plus légères que l'eau, présentant la plus i^rande ressemblance avec la cholestérine. Peu soluble

% ' dans l'eau froide,, elle se dissout aisément dans l'eau bouillante;

6i8 LEUC1NE.

peu soluble dans l'alcool ordinaire, elle l'est moins eDCore dans l'alcool absolu; elle est insoluble dans* l'éther.

Elle se sublima à 170 dtsgrés, sans fondre et en donnant des floconB qui présentent l'aspect de la neige; elle se dissout dans les acides et forme des coaiJt»inaisons cristalliâables; elle se combine également avec les bases et les sels à la manière du glycocoUe.

Maintenue en fusion avec son poids de potasse caustique, jusqu'à ce que l'ammoniaque qu'elle dt^'i^j^e soit mêlée d'hydn^ène libre, la leucine se transforme en valérate de potasse.

Lorsqu'on la fait bouillir avec un mélange d'aride sulfurique et de peroxyde de manganèse, elle se dédouble en donnant du valéitmitryle, de Tadde catboniqde et de l'eau. C'est ce qu'indique l'équation suivante:

C' ' H* * Az 0* 4- 4 0 = C • Az -f. a CO' -h 4 HO.

L'acine nitreux la décompose à la manière du glycocolle. La composition de la leucine est expri,mée par la formule

Nous connaissons donc jusqu'à présent une série de corps homologues doués de fonctions chimiques toutes semblables dont le premier terme est encore inconnu ; celte série peut se représenter par les formules

Glycocolle H* AzO%

Alanine C'IV AzO*,

a W AzO*->

• * cnr'AzO'?

Leudne C'^H'^AaO*.

Il est probable qu'à chaque aldéhyde correspond un composé de cette forme.

S i5S3. Le glycocolle et 'ses homologues, qui prennent ainai naissance par l'accouplement des aldéhydes, de l'acide cyanhy-

drique et de l'eau, peuvent s'obtenir par une autre méthode qui conduit à les considérer comme de véritables acides amidés d'une nature particulière, dérivant de l'acide normal par la substitution de I molécule d'amidogène à 1 molécule d'hydrogène.

LËUC1N£. 619

L'hydrogène, à l'égard duquel la substitution s'est opérée^ n'étant pas celui que les métaux pou vont déplacer, les nouveaux composés possèdent encon» la propriété do s'unir aux bases; mais le remplacement de Thydrogène par l'amidogène imprimant à ces composés des propriétés basiques, ils forment avec les acides des sels bien définis. De là les caractères mixtes que nous présentent ces composés qui 'sont à la fois susceptibles de se comporter comme des acides et de jouer le rôle de véritables alcaloïdes.

Tels sont les résultais cpie j'ai mis on lumière diuis un travail que j'ai publié sur los aciJos aiuidôs, et dans lequel j'ai fait voir que la réaction de 1 acide munochioracétique sur l'ammoniaque engendrait un produit entièrement identique au glycocoUe; c'est ce qu'exprime Téquation

e H* Cl 0* -h 2 Az = Cl H, Az -h C 11^ Az H' ) O*.

Airtdis A«ld« «eélanlqne

ounoQUtraoéilqM. (glX«ocoll«).

Les différents acides monochlorés de. cette série dçnnent naissance à des composés analogues :

C*-H*-'a(yH-îiA2H» = aH, AzH»4-C?-H*^»(AzH»)0'.

Les acides monochlorés du groupe benzoïque, traités par l'ammoniaque ou les acides mononitrés de cette série, réduils par

l'acide sulfhydrique, donnent naissance â des acides amidés, dont la constitution ost aiLilo-^ue à celle des précédents, et qui présentent un ensemble de propriétés entièreinont comparables à celles que nous otlre le glycocoUe. C'esA ainsi que l'acide benzamique et ses homologues, qui se' combinent avec les bases et- forment des sels bien définis, s'unissent aux divers acides en donnant naissance à des combinaisons cristallisables. Ces exemples, qui nous démontrent la possibilité d'obtenir une même substance par des méthodes très-divorsos , nous prou\ont bion évidemuiont qu'il est impossible d établir de lormule rationnelle à l'égard de ces composés. .

Ù20 ACIDE TAUROCUOLIQUË.

ranrciPBS mbiiTS sb la bob.

§ 1554. La biie est un liquide visqueux, sécrété par le foie et rec>ieilli dans nn réservoir particulier, d'où il est déversé dans la partie de l'intestin qui suit immédiatement T^tomac.

Ce liquide présente tantôt une couleur d'un vert jaunâtre, tantdt d'un vert brun. Son odeur toute spéciale est nauséabonde. Sa saveur, d'abord amère. présente un arrière-o;mU douoeAtre. Tantôt elle présente une réaction acide et alcaline, tantôt elle est complètement neutre. Exposé à l air, ce liquide s'altère et se décompose promptement d'une manière complète.

^ La bile renferme des produits nombreux et des plus Intéressants, qui ont été étudiés avec le plus grand soin dans ces derniers temps par M. Strecker. Les principaux produits contenus dans la bile peuvent se formuler de la manière suivante:

Acide taurocholique C*»H**Az{5*0*\

Acide cbolîque \.. C"H*»AzO«»,

Acide hyocholique CUi*\\zO'^

Nous allons examiner ces différents produits d'une manière sommai re, et surtout au point de vue des métamorphoses qu'ils sont susceptibles d'éprouver de la part des réactifs. -

. • ACUffi TAUROCHOUQUË.

§ 1555. Cet acide se rencontre en Irés-laible proportion dans la biie de JxBuf, et constitue presque exclusivement la bile de la plu* part des poissons. Dans l'un et l'autre càs, cet àcide se trouve combiné à la sonde. ^ « -

Pour l'en extraire, on ajoute de l'acétate neiître de plomb à Ia bile, tant qu'il st* forme un |)récipilé, on filtre, *puis on ajoute à la liqueur filtrée du sous-acétate de plomb, jusqu'à ce que le précipité imrfaitement. blanc présente une consistance emplastique; on lave ce précipité, 'on le met en suspension dans Teau, puis on le .décompose par racide^sulfhydriqtie. On obtient dé la sorte du sulfure de' plomb iftsolubje et de l'acide taurochollqde, qui reste dissous dans le liquide ; on filtre? on évapore, et l'on obtient finalement une poudre blanche ne présehtant aucun indjce de cristalli.sation.

ACIDE CHOLIQUE. 621

I/acide laurufholique é{)rouve, de la p^rt des dissolutions alcalines bouillantes, un dédoublement tort remarquable. Il se transforme en etfet, eu fixant 2 équivalents d'eau, en. acide cholaiique et m taurine» ain» que rexprime 1 jéquaUon suivante :

Ali. uufoebollqne. . Ae.^olallqtM. * Tnrine.

La composition de l'acide taurocholique est exprimée par la formule

Page 1