GOMMES
HaBM insoluble doBs l^u froide ou bouillante, qui peut à son tour repasser à Tétet d'arabiue lorsqu'on ki chauffe avec des traces de bases telles que la potasse, la 'soude, la baryte ou la chaux. Pour déterminer cette curieuse modificatîbn, dont on doit la découverte à M. Frenny, on verse une dissolution de gomme présentant unp grande viscosité dans un cristallis(Mr à fond plat renfermant de Tacide sulfurique concentré. Le sirop recouvre alors l'adde sans s*y m^ler et se. transforme complètement, dans Tes* psce de qi^eliiues. heures, en une sorte de membrane que Teau, n)éiDe bouillante, est incapable de dissoudre.
Ce produit, qui ne présente aucune réaction acide après des lavages multipliés, n'éprouve aucune modification de la part de Teau lorsqu'on le chauffe au milieu de ce liquide, même sous des pressions supérieures à celle de l'atmosphère. Mais lorsqu'on ajoute à la liqueur une quantité même très-minime d'une base alcaline, il se change immédiatement en une substance soluble qui reste en combinaison ayec la base employée.
M.^remy désigne sous le nom acide métagummique ht membrane insoluble, et réserve celui û*aeide gummique à la modifica* tion soluble.
La gomme, à la manière des composés pecliques que nous étudierons plus bas, dériverait ainsi d une substance insoluble. Ce n'est donc pas un principe immédiat neutre, comme on l'avait admis pendant longtemps, mais bien un véritable sel neutre résultant de la combinaison de la chaux avec u» adde très4aible, Tacide gummique.
Ce dernier, à son tour,^ se transformerait en une modification invérique, l'acide métagummique, soit parTaction de la chaleur, mKHous Vinfluence de Tacide sulfurique concentré, pour repasser i l'état d'acide gummique par le contact des bases.
Ces expériences toutes récentes, qu'on doit à M. Fremy, jettent un jour tout nouveau sur ces produits de sécrétion et nous expliquent comment les divers échantillons de gomme laissent par la calciDation un résidu de 3 à 4 centièmes de chaux caustique.
§ iOfti. Lorsqu'on épuise par l'eau froide les gommes qui ex* sodent généralement des arbres de nos pays, tels que pruniers, abrieolleFB, cerisiers, etc., on l^r enlève une forte proportion d'un produit soluble qui n'est autre que raiabine, taudis qu'on
lio GOMMliS.
obtient un résida plus ou moins abondant, présentant la même composition que cette substance, mais en différant complètement
par son insolubilité dans Feau froide. Ce dernier, auquel on donne le nom de ccrasine, se transforme entièrement en arabine par
rébullilion avec Teau.
. Cette transformation s'effectue bien plus rapidement lorsqu'on ajoute à l'eau de petites quantités d'un carbonate alcalin; on observe dans ce cas la formation d'un carbonate calcaire et de gommes entièrement Gomp»rablefi à celles qu'on obtient directement par l'action des bases sur Tacide métagummique.
La cérasine n'est donc pas plus que Varabine un principe immédiat neutre, elle doit être considérée comme une combinaison de chaux avec l'acide métagummique.
Cette substance est parfaitement identique au produit insoluble obtenu par M. Gélis en chauffant la gomme à i5o degrés; ces deux corps reproduisent la gomme arabique dans les mêmes circonstances. On la rencontre dana le tissu ligneux et dans le péri^ carpe de quelques fruits; sa modification peut rendre compte de la production des gommes solublea.
§ i062. Enfin la basson ne, qu'on rencontre dans la gomme adragante et dans la gomme de Bassora, se gonfle au contact de l'eau sans s'y dissoudre. On prétend que par une longue ébuUition elle se convertit en arabine. La bassorine et la cérasine, de même que Tarabine, se convertisseift en glucose sous l'influence de l'acide sulfurique affaibli et en acide mucique par l'action de l'acide azotique.
Quant à cette dernière substance, elle peut, sous l'influence des
bases alcalines ou alcalino-terreuses, se transformer en de véritables matières irommeuses solubles, incristallisables, insolubles dans l'alcool comme l'arabine, mais s'en distinguant nettement par la propriété d'être précipitées par l'acétate neutre de plomb, tandis que ce réactif n'exerce, comme on sait, aucune action sur la gomme ordinaire.
n résulte donc des faits précédents que les parties gélatineuses contenues dans les gommes peuvent se transformer en de vérita^ bles substances gommeuses solubles, sous Tintluence des bases ou de l'eau bouillante, celles-ci louteiois ne possédant pas toujours des propriéléd identiques. .
^ PRlNCiPES liÉLATlNEUX DES FHUHS. (k
Quant aux gommes solubles, qui sont de véritables ccnnposés calcairaB, elles paraissent évidemment dériver de prodoils gélatineux diffi&rents et constituer ^osieurs tonnes d'une même série oiiganique.