‹ Traité de chimie générale élementaire léçons professées à l'Ecole Centrale des Arts et ManufacturesChapitre 42 sur 128 · C*H«0'-H^=C*H*0' = C*H»0, HO · texte numérisé non relu

C*H«0'-H^=C*H*0' = C*H»0, HO

Àïdékydft.

£n continuant l'action du chlore et du brome, on obtient du chhral et du bromal, représentés par les formules

C*HGPO' et C'HBr'OS

qui dérivent, comme on le voit, de l'aldéhyde par la substitution de trois molécules de chlore ou de brome à trois molécules d'hydrogène.

L'iode doit donner des résultats semblables; néanmoins on ne connaît pas l'iodal.

Lorsqu'on laisse tomber un globule de potassium ou de sodium dans l'alcool anhydre, une action très-vive se manifeste, et l'on obeerve un dégagement très-abondant de gaz hydrogène. Par le refroidissement, on obtient une*masse incolore cristallisée, dont

la composition no diffère de celle de l'alcool normal qu'ea ce que ' i équivalent d'hydrogène s'y trouve remplacé par i équivalent de potassium ou de sodium. Ces réactions peuvent s'exprimer au moyen des équations suivantes :

CMl'O'-hK =C41*K0=-hH.

C*H''0*4-Na = C*H*NaO* -f- H.

§ H06. L'alcool a beaucoup d'affinité pour Teau, et quand on . le mêle avec ce liquide, il se dégage un peu de chaleur. Un phénomène inverse se présente lorsqu'on remplace l*eau liquide par de la glace priée ou mieux par de la neige. Lorsqu'on mêle, par exemple, de Talcool anhydre à o degré avec de la neige également h o degré, la température peut s'abaisser jusqu'à — 37 degrés, si la quantité de neige employée excède un peu celle que l alcool peut fondre.

Quand on mêle Talcool avec Teau, il se produit une contraction qui augmente peu à peu, jusqu'à ce que le mélange se trouve composé de 100 parties d'alcool et de ii6,a3 parties d'eau, ce ' qui correspond à un hydrate représenté par la formule

Lorsqu'on soumet à la distillation de l'alcool étendu, les premiers produits condensés sont toujours les plus riches en alcool, et la température à laquelle la liqueur bout s élève graduellement. .

§ 1107. On donne le nofn dVmijx/i?-i>/V à des mélanges d*alcpol et d'eau qui contiennent environ parties égales dé ces deux liquides, tandis qu'on désigne sous le nom d*espHis des mélanges qui renferment une plus forte proportion d'alcool absolu.

La richesse d'un esprit s'apprécie toujours d'après la ipiantito d'alcool réel (ju'il renferme; il n'en est pns de même d'une eaude-vie : sa valeur vénale (]é[>end donc de deux éléments, savoir : son origine et son ancienneté.

Pour déterminer la teneur en alcool absolu d'un alcool commercial, on se sert de l'alcoomètre de Gay-Lussac, ou alcoomètre centésimal, cet instrument permettant d'exprimer immédiatement la quantité d'alcool réel que contient la liqueur. L'expérience doit être faite à i5 de;j:rés; si la liqueur ne possède pas cette température, on l'y ramené facilement Téchautlant ou la refroidissant.

ALCOOL. ijA Du reste, M. Gay-Lussac a construit des Tables de correction qui permeltent, au moyen de Talcoomètre, de déterminer» la richesse d'une liqueur alcoolique prise à différentes températures.

Le principe de la graduation de Talcoomètre centésimal est fort simple. On commence par introduire cet instrument dans de Talcool absolu; il oscille pendant un certain temps, puis s'arrête en un certain point, où Ton marque loo; Placé ensuite dans de l'eau distillée pure, il s'enfonce d'une moindre quantité; lors(iu'il se trouve complètement en équilibre, on y inaïquo le point o. En introduisant successivement l'alcoomètre dans des mélan^^es renfermant 90 d'eau et , 10 d'alcool, 80 d'eau et 20 d'alcool, etc., on obtiendra de la sorte une échelle qui permettra d'évaluer les différents degrés de l'alcoomètre.

On' ne saurait déterminer la richesse alcoolique d'un vin par la densité de ce liquide évaluée à l'aide de l'alcoomètre, ce qui se conçoit aisément, cê vin n'étant pas un simple mélange d'alcool et d'eau, mais renfermant, en outre, en dissolution des substances ori^aniques et sahnes.

Pour évaluer cette richesse, il faut donc nécessairement en extraire l'alcool par distillation. A cet effet, on introduit dans un petit alambic en cuivre 243) au col duquel vient s'adapter un serpentin, 3oo centimètres cubes du vin à essayer. Le serpentin est engagé dans une caisse métallique où Ton fait arriver constamment de l'eau froide, afin de condenser complètement les vapeurs alcooliques. L'extrémité du serpentin communique avec une éprouvette graduée, dans laquelle on recueille l'alcool condensé. Lorsque le volume de l'alcool recueilli est éu'al au tiers de celui du vin soumis à l'expérience, on y ajoute une quantité d'eau telle, que ce volume occupe, de même (pie le vin, 3oo centimètres cubes. L'aU 'coomètre plongé dans le liquide fait connaître immédiatement la teneur du vin en alcooK Si le liquide spiritueux soumis à l'expérience est très-pauvre en alcool, il est préférable de ne pas étendre d eau le produit de la distillation, et d'en déterminer immédiatement le degré alcoométrique. Il suffit alors de diviser ce nombre par 3 pour avoir sa richesse alcoolique. Supposons, par exemple, que le liquide obtenu par cette distillation marque 18 degrés à l'alcoomètre, on en conclura ([ue le vin renferme 18 tiers, c'est-à-dire 6 pour 100 de son volume d'alcool absolu.

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