C»H«0»S*= C?S*, OH^O, HO
BlOXYSULtXXIAHBONATE D'ÉTHÏLE. Éq.= 3oa5 ou a4a.
§ 1139. Ce composé prend naissance dans l'action réciproque de l'iode et du sulfocarbovinate de potasse. En abandonnant la dissolution alcoolique à l'évaporation spontanée, la combinaison se sépare, au bout de quelques jours, sous la forme de cristaux lamelleux, qu'il suffit de laver à l'eau pure pour les débarrasser d'une petite quantité d'iodure de potassium qui les souille. G) produit fond à la chaleur de la main en une huile jaunâtre, insoluble dans l'eau, d'une odeur persistante, mais qui n'a rien do la fétidité des composés sulfurés. Il est très-soluble dans l'alcool anhydre et dans l'élher. Sa dissolution ne précipite pas la plupart des sels métalliques. Le sublimé corrosif y fait naître un précipité blanc qui noircit à 4o d^rés, et le bichlorure de platine y détermine, au bout de quelque temps, la formation d'un précipité brun pulvérulent. Soumis à l'action de la chaleur, il commence à se décom- III. 14
i58 ËTHËR SULFOCARBONIQUË.
poser Ters i3o degrés. Il passe à la distillation de Toxyde de carbone et de Tacide carbonique, du sulfure de carbone, du sulfo-
carbonate d'éthyle et du disulfocarbonate d^éthyle; le résidu, de
couleur brun-jaunâtre, se compose d'un mélange de soufre avec une petite quantité d'un corps brun peu fusible, soluble dans l'alcool et l'éther. Kn considérant ce dernier produit comme secondaire, la formation de ces différentes substances peut facilement s'expliquer au moyen des équations suivantes :
eni"'0'S'*=:C'M^''o*s=+c^s^-hS^ c - ir 0' s*^ = H' » 0^ S' 4- 0' +
Une solution de sulfhydrale de sulfure de potassium l'attaque vivement, du soufre se dépose en mémo temps (pi'on observe un dégagem<Mit tumidtueux d'acide sulfhydrique, la liqueur étant soumise à l'évaporation laisse déposer des cristaux de sulfocarbovinate de potassç parfaitement pur. C'est ce qui exprime Téquation
ir» 0* S* + 2 ( KS, HS ) = 2 ( G" H' KO^ S* ) + 2 HS + S\
Lorsqu'on fait passer dans sa dissolution alcoolique un courant de gaz ammoniac, le liquide se trouble bientôt par la formation
d'un dépôt de soufre; l'évaporation de la liqueur filtrée fournit deux produits bi(Mi définis, savoir ; du sulfocarbovinate d'ammo; niaque et de la xanthogémimule :
C'*H«*0'S»+aAzH» = CPH»AzO»S*H-C«IP AzO'S'-HS'.
On sépare facilement Tamide du sel ammoniacal au moyen de réther anh} dre, qui ne dissout que le preînier de ces produits. La composition dù bioxysulfocarbonate d'éthyle est représentée
par la formule
C'»H'^0*S» = C*S"OS a(eH*0).
trilliU SULFOCAllliONiyUE. Éq.:^ 1G75 ou i34.
§ i1<40. Ce produit, qui correspond à l'éther carbonique, s'obtient en assez forte proportion par la distillation sèche du composé qui prend naissance dans l'action récipro(|ue de l'iode et du sulfocarbovinate de potasse. Le liquide condensé dans le récipient est soumis à do nouvelles reclilications, on ne recueille que le produit
DISDLFOCARBONATE D'ÉTHYLE. 169
qui distille entre iGo et 1G2 degrés. Celui-ci cons^tue l'étUer :ïu1focarbonique pur.
C'est un liquide incolore, d'une densité de i ,o32 à i degré. Son odeur éthérée a quelque chose d'agréable. Il réfracte fortement la lumière. Insoluble dans l'eau pure, il se dissout facilement dans l'alcool et dans l'éther.
L'acide chlorhydrique ne l'altère pas, il eif est de même de l'acide sulfurique étendu. L'acide azotique concentré le détruit à chaud, il y a dégagement de vapeurs nitreuses. Ou peut le faire bouillir sur de l'oxyde de mercure calciné, sans qu'on observe la moindre altération.
Lorsqu'on l'abandonne pendant quelques heures avec une dissolution alcoolique de sulfhydrate de potasse, et qu'on refroidit à zéro, il se dépose des cristaux d'éthylsulfocarbonate de potasse, tandis que les eaux mères retiennent beaucoup de mercaptan. C'est ce qu'exprime l'équation
La composition de ce produit est exprimée par la formule Ci«H"»0'S' = C^OnGnrS)^-^ 4 vol. vap.
DISULFOCÂRBœ^ÀTE D'ÉTHYLE. Ëq.= i875 ou i5o.
• § 1 Lil . Ce composé prend naissance dans la réaction de l'éther chlorhydrique sur le xanthate de potasse. Il se forme pareillement dans la distillation sèche de bioxysulfocarbonate d'éthyle. C'est un liquide d'un jaune pâle. Sa saveur est douceâtre, et son
odeur a quelque chose d'étiiéré. Sa densité est de i ,070 à 18 degrés. Il est peu combustible et bout à '200 degrés.
Insoluble dans l'eau, ce produit se dissout eu toutes proportions dans l'alcool et dans 1 ether.
Le potassium ne l'attaqué que faiblement, même à chaud. «L'acide chlorhydrique ne l'altère pas. Un mélange d'acides azotique et sulfurique fumants l'attaque vivement, en dégageant d'abondantes vapeurs nitreuses.
Une solution alcoolique de sulfhydrate de potasse le convertit en un mélange de xanthate de potasse et de mercaptan, ainsi que
i6o XANTHOGÉNAMIDK OU URÉTIIANE SULFURÉE, l'exprime l'équation
C»»H'» 0« S* + KS, HS = C« H' KO^ S* -h C4r S^
OUalfocarbonata Xaathaie MercapUin.
d'étbyle. de pelasse.
Une dissolution aqueuse d'ammoniaque n'agit pas sur ce composé, mais lorsqu'on /ait passer un courant de . gaz ammoniac à travers sa dissolution alcoolique, et qu*on abandonne le mélange pendant vingt-quatre heures en vases clos, la réaction est com-^
plète; il se dégage, lorsqu'on distille, du sulfliydrate d'ammoniaque et du sulfure d'éthyle, tandis que le résidu renferme de la xanlhogénamido.
La composition du disulfocarbonate d'éthyle est représentée par la formule
En distillant un mélange de xanthatc de potasse et de sulfométhylale, on obtient une huile qui bout à 179 degrés et dont les propriétés sont entièrement comparables à celles du produit précédent. Sa composition est exprimée par la formule
C'est le disulfocarbonate d'éthyle et de méthyle.
XANTHOGÊNÂMIDE OU URETHANE SULFURÉE.
Éq. = i3i2,ô ou io5. •
§1142. Cette amide prend naissance dans Taction réciproque
de l'ammoniaque et de l'éther xanthique, ou du bioxysulfocarbonate d'éthvle.
Cette substance cristallise par l'évaporation spontanée d'une dissolution alcoolique en prismes rhomboïdaux obliques, ou en octaèdres souvent très-volumineux qui fondent à 36 degrés.
La distillation sèche la décompose, il se dégage du mercaptan et des vapeurs d'acide cyanique. C'est ce qu'exprime Téquation
C«H' AzO^S' = C* H-^S' 4- C^l Az 0'.
XanttîocéiitniMe. M^reaplto. Ao. «T*BlqM.
Le résidu renferme de l'acide cyanurique si l'on n'élève pas trop la température.
CYANATE D'ÉTHYLE. • i6i
La solution de la xanthogénamide est neutre et ne précipite pas Tazotate d'argent, l'acétate de plomb, le sulfate de cuivre, mais e!le forme des précipités dans les dissolutions de sublimé corrosif et de bichlorure de platine.
Les oxydes de mercure, de plomb et d'argent décomposent la xanthogénamide en produisant des sulfures; il se dégage en même temps un corps qui provoque le larmoiement à un très-haut degré, et dont l'odeur rappelle celle de l'acroléine.
L'acide azotique attaque vivement la xanthogénamide et donne un acide particulier.
Lorsqu'on fait passer de l'acide azoteux dans de l'eau tenant en suspension de la xanthogénamide réduite en poudre, cette substance fond, et bientôt il se forme des cristaux en même temps que l'eau se colore en bleu par l'excès d'acide azoteux; il se forme dans cette réaction un produit particulier que M. Debus, à qui l'on doit, une étude approfondie de tous ces corps, a donné le nom ^oxysiUfocyanaie d'éikjrle,
a(eH^Az0^S')-hAz0^=C"H'»Az'0'S= + 4H0-j-S^4-2Az0.
XantlioftaainJile. OxysMirocyanate
Le chlorure de cuivre forme avec la xanthogénamide plusieurs combinaisons bien définies.
La composition de la xanthogénamide est représentée par la formule
C^H'AzO'S^
CYANATfi D'ÉTHYLE (ÉTHER CVANIQUE).
Éq.ss 887,5 ou 71.
§ H43. Ce composé s'obtient en distillant, au bain d'huile, un mélange intime de 2 parties de sulfovinate de potasse et de 1 partie de cyanate de potasse soigneusement desséchés.
A une température d'environ 180 degrés, les deux sels commencent à réagir, ils entrent en fusion en émettant des vapeurs blanches qui se dégagent tumultueusement et qu'on peut condenser dans des récipients bien refroidis.
Pour que cette opération réussisse, il est essentiel d'employer le cyanate de potasse immédiâtement après sa préparation.
i6a CYANATE D'ÉTHYLE.
Qaand il ne passe plus rien dans le récipient, on introduit le liquide distillé dans une cornue, puis on le rectifie en arrêtant
l'opération, lorsqu'un thermomètre plongé dans le liciuide indique environ loo degrés. Lo résidu de la cornue se prend en masse par le refroidissement : c'est de l'éther cyanuriqiie. Pour avoir Téthor cyanique entièrement pur, il est nécessaire de le rectitier une seconde fois, et de ne recueillir que ce qui passe à 60 degrés. A rétat de pureté, c'est un liquide incolore et trôs-niobile. $a • densité est de 0,898. La densité de sa vapeur est égale à 2,476; il bout à 60 degrés. Ses vapeurs sont extrêmement irritantes; même délayées dans une 'grande quantité d'air, elles excitent le larmoiement à un haut degré, et déterminent une toux violente accompagnée d'un véritable accès de suffocation.
L'ammoniaque aqueuse dissout instantanément l'éther cyanique avec dégagement de chaleur. La réaction est analogue à celle que produit cette base avec Tacide cyanique. Au lieu d'urée, c'est de l*éthylurée qui prend naissance en cette circonstance. La réaction s*explique au moyen de l'équation
C^\zO, C'H^04-AzU^ = eH**Az^0\ .
Éthar eyanlqae. Éthylorée. .
Au contact de l'eau, l'éther cyanique se dédouble instimtanément. Il se produit un abondant déizagement d'acide carbonique, et l'on obtient de la diéthylurée qui reste en dissolution dans le liquide. La réaction s'explique au moyen de l'équation
•2 ( C I r Az 0= ) + 2 HO = C' • H • Uz' 0' 4- 2 CO».
Élher oyonlqne. Diéthylarée.
Lorsqu'on expose à la chaleur du bain-marie un mélange de volumes sensiblement égaux d*éther cyanique' et d'alcool absolu
renfermé dans un tube scellé à la lampe, les deux liquides ne tardent pas à réagir. Il se forme, dans ce contact, un liquide bouillant vers 175 degrés, doué d'une odeur aromatique analogue à celle de l'éther carbonique. La composition de ce produit est représentée par la formule
G'"H"AzO»=e|^»JJI|AzO\
, ÉibyluréUiftae.
CYANURATE D'ÉTHYLE. i63
C'est de ycthyliirctlumc, qui ne dilTèrc de l'uréthane qu'en ce que I équivalent d'hydrogène s'y trouve remplacé par i équivalent d'éthyle.
L'éther ordinaire n'agit que très-difficilement sur Féther cyani- . qoe. n se (orme une petite quantité d*un produit représenté par la formule
qui serait la diéthyliiréthane .
• Les dissolutions alcalines exercent sur l'éther cyanique une action très-remnrquable et comparable à celle que ces alcalis exercent sur Tacide cyanique; tandis qu'avec ce dernier on obtient un carbonate et de l'ammoniaque, avec l'éther cyanique on . obtient un carbonate ët de l'éthyliaque, composé qui ne diffère de l'ammoniaque qu'en ce que i équivalent d'hydrogène de ce composé se trouve remplacé i)ar i éciuivaleiU de carbure d'hydrogène C^H\ C'est ce qu'expriment, du reste, les deux équaMons suivantes :
^HAzœ+2(K0, HO) = a(CO», KO)-l-AzH*
Ae. cjaolqiM. Ammonlai|.
C«H»Az0*-h2(K0, HO) = 2(00*, K0)4-C*H'Aï.
Elher cjaoiqaa. Étbjliatiae.
La composition de l'éther cyanique est exprimée par la formule
eu^AiO'=c'AzO, ea^o.
CYANUfiATE D'ÉTHYLE (ÉTHER GYAMJRIQUE).
. = 266*2} J ou '21 3.
§ 1144. Nous avons vu précédemment que le résidu de la préparation de réther cyanique se prend, par le refroidissement, en
une masse cristalline : ce produit est de réllior cyanurique brut. Kn redissolvant ces cristaux dans l'iilcool bouillant, et leur faisfint subir plusieurs crislaiUsations, ou oi)lient uu produit parfaitement pur.
L'éther cyanurique se présente sous la forme de prismes inco-
i64 FORMIATE D'ÉTHYLE.
lores qai sont quelcpiefois très-Tolumineux; il fond à $5 degrés et bout à st53; il est parfaitement neutre. L'alcool le dissout facilement, surtout lorsqu'il est concentré. L'ammoniaque n'exerce aucune action sur lui. Une dissolution très-concentrée de potasse le dédouble en carbonate et éthyliaque.
La composition de l'éther cyanurique est représentée par la formule
C'«ir'Az^O« = C«Az'0% seH^o.
Il existe, comme on le voit, entre l'éther cyanique et Téther cyanurique, les mêmes relations qu'entre l'acide cyanique et l'acide cyanurique, la molécule du second étant triple de celle du premier.
FORMIATE D'ÉTHYLE (ÉTHER FORMIQUE).
Éq. = 925 ou 74.
§ iltô. Ce composé, découvert en 1777 par Afzelius, s'obtient en distillant un mélange de 7 parties de formiate de soude desséché, 10 parties d'acide sulfurique du commerce et 9 parties d'alcool à 90 degrés. On agite avec de l'eau distillée le produit qui s'est condensé dans le récipient, puis ou le rectifie sur du chlorure de calcium.
Cet éther se forme en quantité considérable dans la préparation du fulminate de mercure.
L'éther formique est un liquide incolore très-mobile, d'une odeur éthérée, douce et pénétrante. Sa densité est de 0,91 5 à iB degrés ; il bout à 54 degrés environ. L'eau en dissout environ le dixième de son poids; ralcool et l'éther le dissolvent en toute proportion. Les alcalis le décomposent de même que l'éther acétique eu régénérant de l'alcool et de l'acide formique.
Le chlore agit sur ce composé comme sur l'éther acétique, et donne une série de produits dérivés par substitution.
La composition de l'éther formique est exprimée par la formule
C«H«0* = C*H(y, C*H'0 = 4 voL vap.
Or nous verrons dans le prochain chapitre que telle est la composition de Tacétate de méthyle : ces deia corps renferment en effet les mêmes éléments unis dans les mêmes proportions; ils
'ACÉTATE D'ÉTHYLE. i65
présentent en outre le mâme groupement mécanique. Leur point d'ébuliition se confond presque, ainsi que leur densité; néanmoins
ils présentent d'énormes différences que nous révèle immédiatement raction des alcalis, le premier se transformant sous cette influence en acide formique et alcool, tandis que le second se change en acide acétique et en espritrde-bois. C'est là l'un des plus curieux exemples d'isomérie que nous connaissons et qui nous prouve de la manière la plus incontestable l'influence que le groupement des molécules apporte dans les propriétés des corps.
ACÉTATE D'ÉTliYLE (ÉTilER ACÉTIQUE^ Éq.=: iioo ou 88.
§ 1146. Cet éther, découvert en 1769 par le comte de Lauraguais, s'obtient en soumettant à la distillation un mélange de 6 parties d'alcool très-concentré, de 4 parties d'acide açétique cristallisable et de I partie d'acide sulfurique. Ce mélange est introduit dans
une cornue de verre au col dv laquelle on aduple un récipient bitubulé qu'on refroidit par des affusions d'eau. Lorsqu'on a recueilli dans le récipient une quantité de liquide sensiblement égale à celle de l'alcool employé, on arrête l'opération. On lave alors Téther . avec de l'eau pour le débarrasser de Talcool qu'il entndne toujours en proportion assez notable; on le fait digérer ensuite sur du chlorure de calcium, puis on le rectifie.
On peut dans cette préparation remplacer l'acide acétique libre par un acétate. A cet effet, on introduit dans une cornue 100 parties d acétate de soude, i5 parties d'acide sulfurique et 60 parties d'alcool à 90 degrés. Le produit distillé est mêlé avec do la chaux qui sature l'acide libre, puis rectiiié au bain-marie sur du chlorure de calcium.
L'éther acétique est un liquide incolore, d'une odeur douce et éthérée. H brûle avec une flamme jaunfttre. Sa densité à i5 degrés
est de 0,89. La densité de sa vapeur est égale à 3,007. Il bout à 74 degrés. L'eau en dissout environ î de son volume; l'alcool, Tesprit-de-bois et l'éther le dissolvent en toutes proportions. Les dissolutions de potasse et de soude caustique le transforment rapidementy à l'ébuUition, en alcool et en acide acétique. L'ammoniaque le convertit rapidement en alcool et en acétamide.
i66 BUTYRATB D'ÉTHYLE:
Le chlore l'attaque lentement à la lumière difîuse, rapidement au soleil, et donne une série de produits dérivés par substitution^ dont le dernier terme, entièrement exempt d'hydrogène, a reçu le nom ù'éther acétique perchloré. La compofiitioli de l'étber acétique est représentée par la formule •
eU''0*= G*H^tP, eii^O = 4 vol. vap.
Le cadre trop restreint de cet ouvrée ne nous permet pas de donner un*e description de ces produits.
BUTYRATE D ETIIYLE (ÉTIiER BUTYRIQUE).
Ëq.= i45o ou ii6.
§11i7. Cet éther s'obtient très-facilement en faisant bouillir pendant ({uelques minutes un mélange d'alcool, d'acide butyrique et d'acide sulfurique. Il se sépare bientôt un liquide très-mobile qu'on purifie en le lavant avec un lait de chaux, le Élisant digérer sur du chlorure de calcium, et le rectifiant ensuite.
A rétat de pureté, c*est un liquide incolore très-mobile, doué d'une odeur éthérée et agréable qui rappelle celle de l'ananas; sa saveur est doureàlre. Sa densité est de 0,902 à o degré. La densité • de sa vapeur est de 4,04. Il bout à 1 19 dei;rés. Peu soluble dans l'eau, il se dissout en toutes proportions dans l'alcool et l'éther. On l'emploie pour bonifier les eaux-de-vie.
Les dissolutions alcalines décomposent rapidement l'éther butyrique à la température de TébuUition, en régénérant de l'alcool et de l'acide butyrique. Agité dans un flacon avec une dissolution • ' aqueuse d'ammoniaque, il ne tarde pas à disparaître en donnant naissance à de l'alcool et à de la butymmidc, qu'on obtient sous la forme de belles paillettes cristallines par l'évaporation de la liqueur.
La composition de l'éther butyrique est représentée par la formule
e=ir'0* = C»H'0^ CUl^O = 4 vol, vap.
§1148. Si l'on dissout dans lalcuol concentré les ditîérents acides homologues de l'acide acétique, tels que les acides valérique, caproïque, caprylique, margarique, etc., puis qu'on fasse passer à travers ces dissolutions un- courant de gaz cblorhydrique sec, Il
BENZOATE D'ÉTHYLE. , 167
ne tarde pas à se séparer une couche huileuse qui vient nager à là surface de la liqueur. Celle-ci, soumise à plusieurs lavages avec une dissolution alcaline, séchée sur du chlorure de calcium, puis soumise à la rectification, représente Fëtlier de l'acide dissous dans Talcool. On obtient de la sorte une série de composés, qu'on peut formuler de la manière suivante :
Éther valérianique. . . C'41'*0* C^If 0\ C\ï'0 4 vol. vap.
Éther caproïque . . . . C'^H'^O^ = C'-H"0\ CWO »
Éther œnanthylique,. C'Mi'H)' ^ C'4r^0\ C'U'O »
Éther caprylique. • C"1P0' C Il'HF, C*H^O »
Éther pélagonique. . . C"H"0^ = C'^ir'O^ C*H^O »
Éther caprique C^*H»*0*=C**H'*OS C*H^O »
Éther éthalique • CMPO* 0^ C'Il'O »
Éther mari^arique. . . C"^irH)' C''\\ '0\ CMl 'O » Éther stéarique C'^H^'O' = G"''H^-0% C*H^O
BENZOATE D'ÉTHYLE (ÉTHER BENZOIQUE).
Éq.= 1875 ou i5o.
§ 1149. Ce composé se pré{)are en faisant passer ju?([u'à refus un courant de gaz chlorhydriciue sec à tra\ers une dissolution d'acide benzoïque dans l'alcool ronceiUré. Si le courant gazeux est soutenu pendant un temps sufiisant, l'étbériûcation de l'acide benzoïque est complète.
On peut également donner naissance à ce produit en faisant réagir le chlorure de benzoïle sur Talcool absolu ; de VsLoiàe chlorhydrique prend naissance, et Ton obtient en même temps de Téther benzoïque qu'on peut précipiter, en ajoutant au liquide
alcoolique un excès d'eau. Dans ce cas comme dans le précédent, après avoir lavé le liiiiudi> huileux à Teau pure, on le sèche sur du chlorure do calcium, puis on le distille; on l'obtient ainsi parfaitement pur. Ce mémo éther benzoïque paraît se former également, suivant M. Deville, dans la distillation sèche de la résine de benjoin et de la résine de Tolu.
A l'état de pureté, le benzoate d*éthyle est un liquide incolore doué d'une odeur aromatique fort agréable. Sa densité est de
i68 SALIGYLàTE D*ËTHYLE.
I ,o54 à lo degrés. La densité do sa vapeur est égale à 4,07. Il bout à ao^ degrés. Insoluble dans l'eau, il se dissout ea toutes proportions dans Talcool et l éther.
La potasse le convertit en alcool et acide benzoïque. La chaux potassée le change à aoo degrés en un mélange d'acide benzoïquç et d'acide acétique.
' Le gaz ammoniac sec ainsi que sa dissolution aqueuse ou alcoolique le convertissent à la longue on alcool et en hcnzamidc, La composition de l'éther benzoïque est représentée par la formule
C'*H'*0« =:C»H»œ, eH*0= 4 voL vap.
GUMINATE D ÉTUYLE (ÉTHER GUMINIQUE).
$q.= 2400 ou 19a.
§ Hr)0. Ce composé s'obtient à la manière de l'éthor benzoïque, en faisant passer du gaz chlorhydri(juo jusqu'à refus dans ime dissolution alcoolique d'acide cuminique. Dès que le gaz cesse d'être absorbé, le liquide est chauffé doucement pour déterminer le départ du gaz acide excédant, ainsi que de Talcool. On distille ensuite à feu nu, pois, après avoir lavé le liquide condensé dans le récipient avec de Teau alcaUsée, on le sèche sur du chlorure de calcium et on .le rectifie.
C'est un liquide incolore et plus léger que l'eau. Son odeur suave rappelle celle des pommes de reinette. Il bout à '240 degrés. La densité de sa vapeur a été trouvée de 6,65. Cette vapeur s'enflamme facilement et brûle avec une flamme bleuâtre.
La composition de Téther cuminique est exprimée par la formule