‹ Traité de chimie générale élementaire léçons professées à l'Ecole Centrale des Arts et ManufacturesChapitre 52 sur 128 · CONSIDÉRATIONS SUR LES ÉTHERS. I · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS SUR LES ÉTHERS. I

GONSIDÉBATIONS GÉNÉRALES SUR LES ÉTHERS fl|llPLES ET COMPOSÉS.

§ di5i. Les chimistes étaient divisés d'opinion, il y a trente ans environ, relativement à la constitution de l'alcool. Les uns, à la tète desquels il faut placer M. Chevreul, regardant le gaz oléfiant comme le- radical des combinaisons éthérées, avaient été conduits à considérer l'alcool comme un bihydrate .d'hydrogène bicarboné; les autres, admettant dans ces composés, avec M. Liebig, l'existence d*un oxyde particulier correspondant à Toxyde de po- . tassinm, regardaient l'alcool comme un monohydrate de cet oxyde analogue à l'hydrate de potasse. Or l'alcool pouvant s'obtenir de toutes pièces en unissant à l'eau, soit l'éther, soit le gaz oléfiant, à quelle hypotiiese nous arrètoi ons-nous? Nous n'admettrons pas à l égard de ce corps une de ces constitutions plutôt que l'autre, plusieurs réactions pouvant concourir à produire le même composé sans qu'il soit nécessaire de conclure que ce composé soit formé de l'union des produits qui lui ont donné naissance. Nous considérerons simplement l'alcool comme une molécule t} pe analogue à TeaUf susceptible de fournir par son contact avec les réactifs un grand nombre de dérivés importants, de laquelle nous pouvons retirer sous Tintluence de certains réactifs soit du gaz oléfiant, soit de l ether.

L'éther simple se comporte-t-il maintenant comme une véritable base? Les éthers composés doivent-ils être assimilés à de véritables sels analogues aux combinaisons formées par l'ammoniaque? C'est ce qu'on ne saurait admettre, bien que cette théorie fort séduisante ait reçu la sanction des chimistes les plus éminents. Soit que l'on considère le gaz oléfiant, comme le radical des combinaisons éthérées, soit qu'on admette dans ces derniers l'existence de l'oxyde d élliyle, on peut formuler ces dilfércnls composes à la manière des dérivés de l'ammoniaque. En elTet, supposons qu'on admette C^ti^ analogue à AzH^ ou C^U^ analogue à AzU', on a

C*H*, HO, gaz oléfiant hydraté analogue à Azll', 110, CMiS IIS, » AzIP, HS,

CHS HCl, 9 AzlF, HCl,

(CHS HOJ, C'C, » . (AzH%HO) eO\

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