C*0«, 6 HO
Desséché, il perd 4 équivalents d'eau et présente alors la composition
C*0*, a HO.
L'acide oxalique cristallise en prismes quadrilatères incolores et transparents, terminés par des sommets dièdres. Il cristallise mieux dans l'alcool étendu que dans l'eau.
Sa saveur est très-aicrro, il roujjjit fortement le tournesol.
Soumis à l action do la clialcur, il lond dans son eau de cri^tal-
34o ACIDE OXALIQUE.
lisation, puis se décompose et se volatilise en partie. U se dégage ' on mélange d'acide carbonique et d oxyde carbone, il distille de l'acide formique et il se sublime en même temps de l'acide monohydraté. Si l'acide est bien pur, il ne reste qu'une proportion insignifiante d'un résidu charbonneux.
L'oxy.Lîonc ne l'altère pas. Il en est de môme du ( hlore. L'acide chlorliydiKiiio le dissout sans i'attaquei-. 1/acide azotique concentré le décompose à l'aide de la chaleur et le tran&lorme en acide carbonique. Cliaulie avec un grand excès d'acide suliurique concentré, il se décompose en acide carbonique et oxyde de carbone qui se di&gagent à volumes égaux. Nous avons mis à profil cette propriété, § 341, pour nous procurer d'une manière commode l'oxyde de carbone.
Les peroxydes de plomb, de manganèse, de cobalt, etc., détruisent une partie de Tacido oxalique avec lequel on les fait bouillir, et, ramenés à l'état de proloxyde. ils se combinent avec la portion non altérée. 11 se dégage en même temps de l'acide carbonique.
La réaction s'explique au moyen de l'équation
2(G*0^ GaO)-haMnO^ = CO% aMnO-|-4CO^-4-r2llO.
Cette réaction est utilisée, comme nous avons vu § 704, pour faire l essai d'un oxyde de manganèse.
L'acide oxaliipie dissous décom[)ose le chlorure d'or; de l'acide carboniijue se dégaine et Ton obtient un dépot.d or métallique.
Cet acide présente une énergie bien supérieure à celle de l'acide carbonique, bien qu'il contienne moins d'oxygène que ce dernier. Pour faire disparaître cette difficulté, M. Dulong proposa de le considérer comme un bydracide représenté par la formule suivante :
Dans cette manière de voir, les réactions précédentes s'expliqueraient sans dilîiculté.
L'acide oxalitjue se rencontre en assez grande quantité dans la nature. L oxalale acide de potasse se trouve dans un assez grand nombre de plantes et principalement dans celles du genre Ojcaiis, de là le nom de Jiel etaseUÎe, sous lequel on le désigne dans le coipmerce.
AC1D£ OXALiQU£. . 34i
La soude existe à Tétat d'oxalate dans les varechs. Les lichens qui croissent sur les pierres calcaires contiennent d'énormes quantités d'oxalalc de chaux.
(lerlains calculs de rhoniine sont presque entiéi ciiient foiiuis de cet oxalale; comme ceux-ci sont recouverts d aspérités, ils déchirent souvent la vessie et se recouvrent de sang qui les colore en rougè brun, ce qui leur donne l'aspect des mûres; c'est en raison de cette apparence qu'on leur donne le nom de calculs mdraux,
§ i3i0. On l'extrait facilement du sel d'oseille: A cet effet, on
dissout ce sel dans Teau, [)uis on verse dans la dissolution de l'acétate de [)lomb; il se [)i ()(luit ainsi de Toxalale de i)lomb insoluble qu'on lave et qu'on décompose ensuite, soit par l'acide sulfurique, soit par [ hydrogène sulfuré.
* On peut le préparer artitîciellement en faisant réagir sur i partie de sucre ou d'amidon 7 à 8 parties d'acide azotique. On fait subir à l'acide ainsi préparé plusieurs cristallisations; on l'obtient en dernier lieu sous forme de cristaux assez volumineux et très-purs.
Il est important de prolonger suffisamment l'action de l'acide azoticiue, sans ([uoi l'on n'obtiendrait qu'un acide visqueux, désigné sous le nom ù acide sacc /ifirif/iir.
L'acide oxalique ibrnie avec les bases des sels neutres, des sels acides et des sels basiques. • ' •
Les oxalates anhydres sont détruits par la distillation sans laisser de résidu charbonneux. Si le sel contient une base susceptible do retenir l'acide carbonique au rouge, il se dégagera de l'oxyde de carbone pur. Si le carbonate ne peut résister à cette température, il se dé.^agera des mélanges d'acide carbonique et d'oxyde de carbone. Entin si l'oxalate contient un owde tres-réduclible, il ne se dégagera (jue de l'acice carboni(iue et l'on obtiendra le raétal pour résidu. C'est ce qu exprimeul les éc^ualions
C*0«, iKO =a(CO^ KO)H-aCa, C»0«, 2PbO = Pb^O-4-3CO'+CO, 00% 2A-0 -iX^i-t^CO\
Si l'oxalate est hydraté, il se dégage en outre des composés de
carbone et d'hydrogène.
Les oxalates sont en général fort peu solubles. Les oxalates
34a ACIDE OXALIQUE.
neutres si^ubles perdent de leur solubilité lorsqu'on leur ijouCe un excès d'acide; le contraire a lieu pour les oxalates insolubles.
Ces composés peuvent s'obtenir soit par la réaction do métal sur l'acide dissous dans Teau, soit en faisant réagir cet acide sur les bases libres ou carbonatées, ou bien enfin par la méthode des doubles décompositions.
§ i311. L'oxalâte d'ammoniaque donne des produits remarquables lorsqu'on le soumet à la distillation. Pour opérer cette dernière, on place Toxalate dans une cornue munie d'un récipient tubulé auquel on adapte un tube propre à recueillir les gaz. On chauffé peu à peu la cornue, l'oxalaté devient opaque, puis laisse dé,:^'ai;er une eau ammoniacale; ta décomposition se propage bientôt dans toute la masse, et Ton obtient un léger résidu de charbon.
Pendant la distillation il se dégage de l'acide carbonique, de l'oxyde de carbone, de l'aunnoniaqne et du cyanogène.
On trouve dans l'allonge et dans le récipient une grande quantité de carbonate d'ammoniaque accompagné d'une matière d'un blanc grisâtre, insoluble dans l'eau, qu'il est facile de purifier en la lavant à plusieurs reprises avec ce liquide.
Cette matière, à laquelle M. Dutbas a donné le nom d'oxamù/e, se représente, par la formule
C*U*Az»0«,
qu'on peut écrire ainsi :
eu S A'i'iV.
Sa ibrmalion an moyen de l oxalatc d'ammoniaque s'explique facilement. En effet, on a
O0\ 2(AzlP, HO) = 2HO + eO*, Az'H^
l/oxami(ie à Tclat de i)nreté est (i\in beau blanc. |{lie est dé- ))Ourvue d'odeur et de saveur. Son action sur les réactifs coloi és est nulle. Soumise à la distillation, une partie se sublime, l'autre se décompose.
L'eau froide la dissout à peine, l'eau bouillante en dissout un peu et l'abandonne par le refroidissement sous forme de flocons cristallins.
Soua diverses influences, l'oxamide peut fixer de l'eau et repro-
ACIDË SUCCINIQUË. 343
cluire de Toxalate d'ammoniaque : c'est ainsi qu'agissent les acides
puissants, les bases énergiques.
L\)xamide est le type de celte classe de composés qu on désigne sous le nom d a/nif/cs.
Lorsqu'on remplace l'oxalate neutre d'ammoniaque ])ar l oxalate acide, on ()l)tient un acide amiflé, découvert par M. Balard, et désigné par lui sous le nom acide oxamique, La formation de ce produit s'explique au moyen de Tequation
eO"( A/.lPO, 110) = 2HO-hCMPAzO\ ilO.
Oxalate acMe d*aininoii1aqoe. Acid« oxamique.
La composition de l'acide oxalique est représentée par la formule
C«H»0« = O(>', aHO.
Cet acide forme deux classes des sels représentés par les Ibrmules
eo*, 2M0=eM»0% C*0«, (MO, HO) = eHMO»,
§ 4312. Dans le traitement des acides gras à molécule complexe, tels que les acides -margarique, stéarique, oléiquc, par Tacide azotique de concentration moyenne, il se forme simultanément des acides appartenant au groupe formique et au izroujie oxalique, tels (pje les acidrs snccinique, piméliipK», subéritiuc etc. Nous allons passer en res uc d'une maiiiei'e sonunaire ces dillei riits composés, dont il est regrettable qu'on n'ait pas lait une étude suffisamment approfondie.
ACIDE SUCCINIQUË.
§ 1313. Cet acide, connu depuis fort longtemps, fut obtenu ])our là première fois par la distillation sèche du succin, ce qui lui fit donner son nom. On le rencontre à Tétat salin dans les feuilles et les tiges de Tabsinthe, ainsi que dans la laitue virense.
Par Faction prolongée de Tacide azotique sur les co^p/^ i^ras, on donne naissance à des quantités plus ou moins considéfilblcs cet acide. 1/acide l)utyri(pje, par un(^ loii.mic cbiillition avec cet agent, se transforme pareillement en acide bucciniquc. Lulin l'aspa-
344 ACID£ SUCClNiQU£.
ragîne et le matate de chaux se transforment eu moyen de la fer-
nienlalion, qui d'une manière tout inverse, en acide succiiiique. Le procédé le |»lus av;mliJij;i'u\ pour la préparation de cet acide consiste à faire lernieriler du nialate de chaux avec du fromage pourri. Les proportions ies plus convenables, suivant M. Liebig, sont i i kilogramme de malale de chaux brut, 5 litres d'eau chauffée à 40 degrés et lao grammes de fromage pourri préalablement réduit à Tétat d'émalsion avec une petite quantité d*eau. Le mélange, abandonné à lui-même à une température de 3o à 4« degrés, dégage du gaz carboni(|ue pendant quatre à cinq jours. Dans une semblable expérience, i J kilogramme de malate de chaux a fourni environ ^îio à /{So grammes d'acide succinique parfaitement blanc.
Les acides malique et tartrique pçiivent également se changer en acide succinique sous l'influence de l'acide iodhydrique, ainsi que Ta démontré M. Schmitt. C'est ce qu'expriment les équations
G» H** 0'» H- a IH = a HO a I -h C»H*^^0%
Ae. malique. àt. succtolqne.
e IL 0'^ -h 4IH = 4 HU -I- 41 CMl'^O^.
Av. uririqoe. Ae. auceijilqira
Cette transformation s exécute dans des tubes scellés à la lampe à la température de lao degrés, maintenue pendant environ dix heures. Lorsque l'expérience est terminée, on fait bouillir le coplenu des tubes, en ayant soin de renouveler l'eau qui s'évapore jusqu'à complète expulsion de l'iode et de Tacide iodhydrique. La solution, cviipoiée au bu;n-marie, laisse déposer des cristaux d'acide succinique.
L'acide succiniijue cristallise en [prismes rhomboïdaux ; il se présente ordinairement sous la forme de tables rhombes ou de tables hexagones. Les cristaux, dépourvus d'odeur, sont inaltérables à l'air et possèdent une forte saveur acide.
Il est soluble dans l'eau, plus à chaud qu'à froid.
L'alcoojy)^ dissout moins bien ; l'éther n'en dissout que des traces. Il fond à 180 degrés, et bout à 235 en se décomposant en eau et en acide succinicpie anhydre.
L acide azotique buuillaut a altère pas l'acide succmiquei il en
ACIDE ADIPIQUE. 345 est de même d\m mélange d'acide sulfurique et de bichromate de potasse. Le chlore ne l'attaque pas non plus; il en est de même d'un mélange d'acide chlorhydrique et de chlorate de potasse. Le porchiorure de phosphore le transforme en acide succinique anhydre, acide chlorhydrique et oxychlorure do phosphore. D'après TromsdortV, lorstiu oii le distille uvec un iiichiiiî^o d'acide sulfiiri(iue et de peroxyde de mua^aiieae, il donne de l ucide acé* tique. •
Au contact du perchlorure de phosphore, l'acide succinique anhydre se transforme en chlorure de succinyie. C'est ce qu*ex- • prime Téquation
e 11^ 0- + PU Cl^ = Ph Cl^ 0=» -h Cl H 4- C li' Cl 0*.
La composition de l'acide^ succinique est représentée par la formule
Cet acide forme avec les bases deux classes de sels qui sont représentés par les formules
Succinates neutres C'IViY, im^^C'WW, 0\
Succinates acides C"H*Û% (MO, 110) = Cli^MO*.
La plupart de ces sels résistent à la température de 200 degrés.
Les succinates alcalins sont solubles et ferment dans les sels de p(M()xyde de fer un précipité brun, dont on met la formation à proût dans 1 analyse chimique.
ACIDE ADlPiyUE.
§ 1314. Cet acide est l'un des produits de Faction de Tacide
azotique sur un grand nombre de matières grasses. Pour le préparer, on lait bouillir, dans une grande cornue munie d'un récipient, du suif avec de l'acide azoti(pie du commerce, qu'on a soin de renouveler à mesure qu'il distdie. Ou maintient rébuUition jusqu'à ce que la totalité de la matière grasse soit dissoute. La liqueur acide concentrée se prend par le refroidissement en une masse cristalline; on jette cette dernière sur un entonnoir, dans la douille duquel on a disposé de l'amiante; on la lave d*abord avec de l'acide azotique concentré, puis avec de Pacide azotupie affaibli, et Unalemcnt avec de l'eau froide. Le produit est purilié par une
346 ACIDK PIMt^LlQUB.
dissolution dans l'eau bouillante, de laquelle il se sépare sous ftMrœe de cristaux par le refroidissement.
L*adde adiplqne cristallise sous la forme de tubercuîes rayonnés, souvent hémisphériciues ; il se dissout très-facilement dans Teau, l'alcool et Téther bouillants. Il fond vers t3o degrés; i une tompéraliiro plus élevée, il distille sans altération et se sublime sous la fonuo de barbes de {)]uni(\
La composition de 1 acide adipique est exprimée par la formule
L'acide adipique est bibasique el forme, à la manière de l'acide succinique, deux séries de sels qui sont représentés par les formules
C'WO% MO. HO, C''H»0«, a MO.
AQDE PIMÉUQUE.
§ 1315. Cet acide se prépare, comme les précédents, au moyen de l'action de l'acide azotique sur les corps gras.
Suivant M. Laurent, on Tobtient en faisant bouillir pendant douze heures environ un mélange à parties égales diacide oléique et d*acide azotique du commerce, et ayant soin de cohober de temps èn temps le liquide distillé. Au bout de ce temps, on décante la j)artie aqueuse, on traite la partie non dissoute par une quantité d'aride azotique ei;ale à la première, et l'on maintient le mélange en ébuUition pendant le même temps. On répète ce traitement un rerlain nombre de fois, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que le cinquième de l'acide oléique employé non dissous. On réunit alors toutes les portions acides, et on les évapore jusqu'au quart de leur volume. En abandonnant ce résidu au re(^os pendant douze heures, il se sépare de l'acide subérique. Cet acide est lavé avec un i»eu d'eau IVoitle, ])uis expi imé ; on l éunil toutes ces eaux acides el ou l<*s évapore de nouNcau; de ])elit(s (juaritités d'aeido subérique se sé|)arent encore, el 1 ou obtient linalement une eau mère (pii, par l'évapuration, abandonne Tacide pimélique sous la forme de petits grains durs. S'il contenait encx)re de l'acide subérique, on l'en débarrasserait au moyen *de l'alcool, qui dissout beaucoup plus facilement ce dernier.
ACIDE SUBÉRIQUE. 847
L'acide pimélique se présente sous la forme de petits grains blancs, qui sont formés par Taggloaiération de cristaux dont- il est impossible de discerner la forme. li est inodore et possède une
faible saveur acide. Il fond au-dessus de 100 degrés et distille à une teui[)éralure plus élevée en laissant un faible résidu charbonneux, l^eu solubie dans Teau froide» il se dissout en toute proportion dans l'eau bouillanle. L'alcool et Téther le dissolvent assez ûicilement, surtout à chaud.
La coniposition de Tacide pimélique est exprimée par la formule
ACIDE SUBÉRIQDK.
§ 1310. Cet acide, obtenu pour la première fois par l'action de l'acide azotique sur le Uége, se prépare aujourd'hui beaucoup plus tellement et d'une manière plus abondante, en substituant à ce corps certaines matières grasses, et notamment le mélange d'acides margarique et stéarique qui sert à fabriquer la bougie du commerce. Il est plus avantageux encore de substituer à ce produit l'huile de ricin.
A cet elfet, on introduit i partie de la matière grasse avec 1 ou 3 parties d'acide azotique dans une cornue S[)acieuse, puis on chauffe jusqu'à Tébullition. Une action très-vive se manifeste ; aussi doit-on conduire l'opération avec de grandes précautions. Dès que le dégagement de gaz a cessé, on peut ajouter une nouvelle dose d'acide azotique et continuer Tébullition. On n'arrête les additions diacide nitrique et Faction de la chaleur, que lorsque toute la matière grasse est dissoute. On distille alors la matière acide, de manière à la réduire eiuiron à moitié de son volume, puis on l'abandonne à elh'-mèine (l;nis un endroit frais. L acide suberique se dépose alors graduellement, tandis que la liqueur retient l'acide azotique, ainsi que les acides plus solubles qui se sont formés pendant Toxydation. On fait égoutter la masse dans un entonnoir .dont la douille est imparfaitement bouchée par de Tamiante; après ravoir lavée avec de petites quantités d'eau froide, on la dissout dans l'eaii bouillante. L'acide subériqne se dépose parle refroidissement; on le purilie par de nuu\ telles cristallisations.
L'acide subérique oUre l'aspect d'uue poudre blanche, inodore,
348 ACIDK SUBKIUQUK.
raeseroblant entièreroeot à de la chaux éteinte; il possède une faible gaveur acide et rougit le tournesol. 11 fond à 126 degrés et se prend piir le refroidissement en une masse cristalline. Chauffé plus for-
(emenl; il bout et donne une vapeur qui se condense sur les pariii-^ froides du \mso m lonirm^s iuj^uilles cristallines.
Il o\i;j:e 100 jKii hcs d'eau froide pour se dissoudre et 9. j)arties à peine à la lenipôralure de 1 ebullilion. i partie d aride subérique se diésout dans d alcool anhydre à 10 degrés, et seulement dans 0,87 d'alcool bouillant; cette dissolution le laisse déposer par le refroidissement sous forme d*une poudre blanche.
Il se dissout dans ^rties d*éther .à 4 degrés et dans 6 parties d'éther bouillant.
Fondu avee de riiydrate de potasse, l'aeide subérique dés^ge de rhydro;jene sans uoirrir; le résidu, traité par T.iride sullui ique, laisse exhaler une \apeur dont l'odeur rap)>elle celle de l'acide acétique, li se forme probablement ici quelque acide volatil de composition plus simple.
La dissolution d'acide subérique précipite l'acétate neutre de plomb; elle précipite également les sels d'argent, de mercure, de zinc, d*étain. Ces précipités sont tous blancs; elle précipite en vert bleuâtre les sels de protoxyde de cuivre, et en rouge brun les sels de sescpiioxyde de fer.
Lorsqu'on distille l acide subérique avec un exc^s de chaux, il passe une huile brune douée d'une odeur aromatique et de composition assez complexe. Si l'on rectifie ce produit brut, en ne recueillant que ce qui passe au-dessus de 176 degrés, on obtient un liquide aromatique, bouillant à 176 degrés, auquel on. donne le le nom de suhémne. D*après M- Kicbe, on obtient en outre un carbure d*hydrogène dont la composition est représentée par la formule
La composition de l'acide subérique est exprimée par la formule
Gomme tous ses homologues, il est bibasiquc et fo/tne deux séries de sels.
ACIDE SÉBAClgUE OU SÉBIQUE. 349
Ani>E SÉBACIQUE OU SÊBTOUE.
i'Ml. Lorsqu'on soumet à la dislillalion des corps j^ras, riclios on oléine, on trouve au nombre des produits condensés un acide «olide et cristallisable, qu'on obtient en plus forte proportion et plus commodément en remplaçant Foléine |Kar l'acide oléique.
Lorsqu'on distille, en effet, de l'acide oléique brut, il se condense dans te récipient de Teau fortement acide, des acides gras, des hydrocarbures liquides et de l'acide sébacique. Pour séparer ce dernier du niéhinL:e, on l'épuise par l'eau disîillée houilliinle; on verse dans la li(|ueur de Tacétate de plomb, et Ton décompose finalement par Tacide sulfurique le sébacate de plomb précipité. L'acide sébacique se dépose alors par le refroidissement sous la forme de lamelles cristallines d'un aspect nacré.
Il est préférable, pour l'obtenir, de faire agir une dissolution très-concentrée de potasse caustique sur l'huile de ricin, ou mieux sur l'acide ricinolique. Celui-ci se dédouble, en effet, dans ces circonstances en aride sébacique et alcool capryliquc. C'est ce qu'exprime l'équation suivante :
C'«li^'0«4-a(K0, HO) = C'»H"^0'\ •2K0-|-C''H'»0»-haH.
Aeld» SéiMkM de potuM. Aloool
rioinollqiie. ciprylIqiM.
AJ'état de pureté, l'acide sébacique se présente sous la forme d"ai};uilles blanches narrées, très-lé:^ères, ressemblant beaucoup à l'acide benzoïque. Fusible à 12G degrés, il se prend par le refroidissement en une masse cristalline et se sublime à une température plus élevée, en dégageant une va'peur très-irritante.
Il est peu soluble dans l'eau froide et très-soluble dans l'eau bouillante. La dissolution possède une saveur acide et rougit le tournesol. L*alcool, l'éther et les huiles grasses le dissolvent en fortes proportions.
L'acide azoti(|ue n asjit que lentement ?-ur ra( ide sébacique; toutefois, après uni! éhullition prolongée pendant plusieurs jours, on le transforme en un acide blanc cristallin qui, suivant les uns, serait de l'acide pyrotartrique, et, suivant les autres, de l'acide succintque.
Lorsqu'on distille l'acide sébacique en présence d*un excès de chaux, il se forme, suivant M. Riche, un carbure d'hydrogène ui. 3o
J5o ACIDE SÉBACIQUE OU SÊBIQUE.
représeuté par la formule
qui n*e8t autre cliuse que le capryle. La cornue retient du carbo nate de chaux.
La compQsition de 1 acide sébaci(]ue est exprimée par la formule
§ i318. M. Hofmaiiii a signalé tout récemment Texi^tence d*une série d'acides bibasiques qui présentent à 1 égard des acides aromatiques les mêmes relations que celles que nous venons de signaler entre l'acide oxalique et l'acide acétique, l'ijcide succinique et l'acide butyiique. On ne connaît jusqu'à présent qu'un très-petit nombre d'acides de cette série; mais la liste des acides aromatiques est elle-même très-incomplète. .
Nous allons mettre en évidence ces analogies an moyen du tableau suivant :
Ac. benzoïque../.. C'Ml*' OS Ac'. ? C'*H* 0%
» toluique C'^ir 0*, » phtalique C"^ll' 0%
» ? C'M1'«0\ » insplinique. . . C'W 0\
» cuminique. . . . » ? C'^H'^O».
Ces composés se dédoublent, sous i'intluence de la chaleur et des bases alcalines, en acide carbonique qui s'unit à la base et en carbures d'hydrogène, identiques à ceux que fournit l'acide aromatique du terme immédiatement inférieur dans la série parallèle.
Les équations suivantes me feront mieux comprendre.
C" 1 1" 0* -h 2 IJa 0 a ( ce, BaO ) 4- C ^ H%
Acide iMDioïqae. Iteosèaa.
C'«H«0''4-4BaO= 4(C0S BaO)-hC'Mi%
Acide pblalique. . BeDfàne.
C^H»0*H-2BaO = a{CO% BaO)-»-e*H%
Acide lululque. Toluène.
C'«irO''-i-4}}aO=:4lCÛS B4Q)4-C'*H\
AotdeluoUHtfna. TolaèM.
AODE PHTALigUE. 35i
Ces divers acides ne présentant d'intérêt réel qu'au point de vue spéculatif, nous nous bornerons à la description sommaire de l'un d'entre eux, V acide phitUifue^
ACIDE PllTALlQUE.
§ 1319. Ce composé s'obtient par faction de Taeide azotique
sur la naphtaline normale, le bichlorure de naphtaline et doux matières coloiaiitcs de la iziirimee, Talizarine et la purpurine.
A l'état de pureté, i acide phLalique se ]>résente sous la forme de lamelles réunies en groupes arrondis. Peu soluble dans Teau froide, il se dissout en forte proportion dans l'alcool et dans léther.
Une distillation ménagée le dédouble en éau et en acide pbtalique anhydre.
Le chlore, le brome et l'acide azotique donnent naissance à des dérivés par substitution.
La compusition de Tacide phtalique nornral est représentée par la formule
Les sels aiiinioiiiacaux de Tacide phtalique donnent, sous l'inlluence de la chaleur, deux amides particulières, Vacidr plitalatmque et la phtalimide. C'est ce qu'expriment les deux équations
C'MP ( Az IP ) 0* = 2 110 C'« H" AzO% e*H'(AzlP)0"=4HO = C'iPAzO*.
Phulal* d*miiDonltq>e. PhUkiBide
35a ACIDES POLÏBASigL'ES.