ALCALIS DES STRYCHNOS
fi 1389. On a découvert dans les diflérentes espèces de Stiycbnos, telles que la noix vomique, la fausse angusture, le bois de couleuvre, Tupas-tienté, la fève de Saint-Ignace, etc., deux alcalis
qui paraissent y exister en connbinaison avec un acide particulier, qu'on désigne sous le nom à'acifle i^asurique. Ces deux bases, qu'on désigne sous les noms de strychnine ^t de brucine, sont représentées par les formules suivantes;
Strychnine C**lP*A«»(y,
Brucine C«H"Az'0».
Ces deux bases se distinguent facilenient Tune de l'autre à Taide
des deux réactions suivantes : la brucine se colore fortement en rouge de sang par l'addition de l'acide nitrique, tandis que la strychnine ne se colore pas. L'eau chlorée précipite en blanc les solutions de strychnine sans les colorer, tandis qu'elle colore for* tement les dissolutions de brucine.
Distillée avec de Thydrate de potasse, la strychnine laisse dégager de la quinolésine.
La brucine, traitée par Tadde nitrique concentré, est vivement attaquée, même à froid; il se produit un composé nitréde couleur rouge foncé, tandis qu'il se dégage du nitrite do méLhyle.
Distillée avec un mélange d'acide sulfurique étendu et de peroxyde de manganèse, la brucine dégage des vapeurs inflammables, de l'acide formique et un liquide aromatique brûlant avec une flamme d'un bleu pâle qui paraît être de resprit-de-bois. La strychnine ne donne rien de semblable.
L'action toxique de la brucine est moins prompte et moins énergique que celle jde la strychnine*