S02,A0 + S = S202,AO
Pour obtenir l'hyposulfite de soude qui peut servir pour en . préparer d'autres , il faut prendre une dissolu^ir d'hydrate sodique , la partager en deux parties égales et faire .passer un courant de gaz sulfureux jusqu'à refus dans une des moitiés : on a ainsi un bi-hyposulfite \ en y ajoutant l'autre moitié , on le transforme en sulfite neutre, qui peut être employé à la préparation des autres hyposulfites.
Les sulfites potassique, sodique, ammonique, strontiqne, (^alcique, magnésique, zincique et ferrique , sont solubles dans l'eau; ceux de baryte, de plomb, de cuivre et d'argent, y sont insolubles ou peu solubles. Les hyposulfites alcalins dis* solvent le chlorure d'argent récemment formé. De là, leur em* ploi pour la production des images daguerriennest T. I. 38
§94 oxoibss.
Lorsque l'on met le zinc oti le fër en contact arec Tadde sulfureux dissous dans l'eaU, ces métaux disparaissent sans qu'il se dégage aucun gaz : il se forme ainsi nne propottidii d'hjposulfite et une de sulfite, qui restent mêlées ensemble. On a:
3(S02)+ ft = SsOiiiÂD + SO<t,ÂO.
Les alcalis caustiques mis en présence de Teau el du soufre^ donnent naissance à un hyposulfite et à un polysulfure :
3aâ+ taS =:8s02,AO + 9A89.
Les sulfures alcalins exposés au contact de l'air en al>sorl>eiit l'oxygène et se changent en hyposulGtes.
Les hyposulfites correspondîent aux sulfates , et ont probablement une même constitution', ceci deviendra évident , par la comparaison des formules suivantes : ^
8O4A =: SÔsÔfA = salfate =: et SsOa^AO = SO}SA. = Hyposulfite
Bisnllataf suirarée.
SiJfhjrposulfaieÊ^ Langlois. HyposuJfaJUt iuifuréi^ Fordes et Gélis (1).
S3O6A = SsO^^Aa^c^ (sos,sors),AO.
M. Langlois a obtenu ce composé en faisant passer un conrant de gai sulfureux dans une dissolution de carbonate de potasse jusqu'à refus ; il obtint ainsi un bi^sulfite. Ce composé tenu en digestion avec du soufre, donne après trois à quatre jours du bi-sulfate sulfure de potasse» On arrête lopératioD lorsque la liqueur de jaune qu'elle était devient incolore» Il ne faut point faire bouillir cette liqueur, paice que, dans œtie circonstance, elle se décompose en donnant du gaz sulfarenf^ du soufre et du sulfate de potasse.
83O6A == â -f- SOft 4- SO4A.
Il faut^ en outre ^ avoir soin d'opérer dans on matias ooa-
(k) Cet detis expressions sont synonymes et ne (>eQf«Bt être adnisci àm^ théorie des types : un composé telio ne peut prendre nu équivalent de 101^^ d'oxygène sans changer de type et sans appartenir à un nooTel ordiv. Ftf bisulfate, on entend seulement exprimer ici que ces composée ont la 0^ '^''^ mule générale que les bi-sulfates proprement diU.
tert d*ti]l bottchofi dé Mbler^ ik>tir étiter le renouvellement del'aîr. '
Le liquide filtre chaud dotine par le refroidissement deè cristaux souillés de soufre ; ces cristaM redissous dans le moins d'eau possible , donnent alors tm produit put qui peut même eristalliser parëvaporation spontanée. Ce sel dissous dansl'eau^ n'est pas décomposé d'une niamëre apparente par les àeides dilués. Chauffé jusqu'au rouge, il donne du gas sulfureux , dU soufre volatils^ et laisse un résidu de sulfate de potasse. Voir ne Fal^rêpotnt. Le perchlorate hydrique en précipite la potasse-, et le éhatige en bi*sul/ate sulfiâié hjrdrique. Le hi-sulfaté sulfnré potassique bien pur eàt sans action sur les couleurs végétales^ Il ne fait nattre aucun précipité dans les dissolutions salines dé chaux, destrontiaùe, de baryte, de plomb , de fer, de cobalt ^ de nickel, de cuivre , de zinc, de magnésie, d'alamtne, de fer. Il décolore le sulfaté tougé de manganèse; fait naître un précipité noir de sulfure dans les sels de protoxyol® de mercure, et un précipité blanc de sulfate dans les sels de bioxyde de ce métal. Âyec Tazotate argen tique, il donne un précipité jaune, qui noircit rapidement.
Bi-sULFATB SULFURA , HTOEIQ17B OU acide sutfkyposvlfuriqw. Langlois. Ce composé, obtenu, comme il a été dit précédem* ment, est liquide i incolore, inodore, sa saveur est acide | légèreiaent astringente et amëre* Il tend constamment à se dé* traire par la perte d'un peu de soufre et de gaz sulfureux 9 d'où il résulte un résidu de sulfate hydrique. Il se décompose par la chaleur, en soufre, en gaz* sulfureux et en sulfate hydrique. Propriété qui le distingué de tons les autres acides de soufre.
Les composés de cet t>rdre ont été d^ouverts eu 1819 , par MM. Gay-Lussac et Welter. On ne connaît point l'acide hyposulfurique proprement dit; mais oh eoùnaît Thyposnlfate hydrique et plusieurs autres hypo5ulfates«
HTPOSIILFA.TB BTDEiQuB. — Acide hyposulfurique, SiOsâ ou SsOsjAO ou SOjfSOa^A. Ce composé est incoloré et ihodote , d'une saveur adde , il rongit le tournesol. Son poids spécifiques i,34^,ét ne peut atteindre cette limite que dans
Sg6 oxoïBBs.
le TÎde. Lorsqu^on chercbe à le concentrer davantage. Use décompose en acide sulforeiix qui se dégage, et en sulfate hydrique plus fixe qui demeuré dans le vase.
Le chlore , Tazotate hydrique , le 8ul£ate rouge de manganèse ne Taltèrent poinL Suivant Heeren, il absorbe lentement Poxygène de l'air. Mis en contact avec le zinc , il abandonne de l'hydrogène dont ce métal prend la place, et il se produit de Phyposulfate de zinc.
Les hyposulfates formant des s^U solubles avec la baryte ou l'oxyde de plomb, sont caractérisés, parce qu'ils ne produisent aucun précipité dans les sels de ces bases, et parce qu'en les chauffant, ils donnent du gaz sulfureux, sans soufre, et un résidu de sulfate qui est fixe. L'acide sli^ureux dégagé, contient la même quantité de soufre que celle qui reste dans le sulfate :
SaOsyAO = S(h + 80s,A0.
Préparation. — La préparation de l'hyposulfate hydrique, exige trois opérations successives : la formation de l'hyposulfate de manganèse, celle de l'hyposulfate de baryte, et enfin celle de l'hyposulfate hydrique.
i^ Faire passer un courant de gaz sulfureux dans de l'eau tenant en suspension du bi-oxyde de manganèse en poudre très fine; agiter constamment, et entretenir le mélange à une basse température. Sans cette dernière précaution , il se produinit du sulfate de manganèse. Les proportions régissantes sont: 9 8O2 + MoOtt = SîOgMd.
L'opération se fait dans l'appareil ci -joint:
La liqueur contient de l'hyposulfate de manganèse soluble et dissous , que l'on sépare par la filtration du bi-oxyde du manganèse non attaqué.
a' Décomposer l'hyposulfate de manganèse par IcsiJfure de baryum dissous i^s . ,^ l'eau : il se produit dusalfete
do manganèse insoluble.^ de Thyposulfate de baryte dissous: SaOoMa + SBa =: SsOeBa + SMn.
souns. 597
Séparer le sulfure du manganèse de la liqueiir par une nouvelle filtration.
3® Décomposer Thyposulfate barytique par le sulfate hydrique : il se forme de l'hyposulfate hydrique qui demeure dissousy et du sulfate barytique insoluble, que l'on sépare encore par la filtration. On a :
S^OeBa + SO4H =. S2O6H + SOiBa.
Le produit filtré est éraporë dans le vide de la machine pneumatique.
BTVOfmrATBl BISUXrVBftS.
SiOe = S40s,A0.
MM. Fordos et Gélis otat donné le nom Hhyposulfates bisuU furés à des composés , dont le type a été obtenu en traitant les hyposulfites par l'iode :
» (SîOsA) + I = SiOè^ + lA.
En traitant ainsi une bouillie d'hyposulfite de baryte , on obtient de l'iodure de baryum et de Thyposulfate bi-sulfuré barytique, peu soluble, qui se sépare sous forme de flocons. Les flocons sont lavés avec de Talcool cencentré pour les purifier. Us sont ensuite dissous dans Teau et soumis à la cristallisation. 100 grammes de ces sels sont décomposés par a4 9 67 de sulfate monohydrique après les avoir dissous dans l'eau, et donnent du sulfate barytique insoluble et de l'hyposulfate sulfuré hydrique.
8406Ba + SO4H = S04Ba + S4O6H.
Après avoir séparé le sulfate barytique par la filtration , on a le prétendu acide hyposulfurique bi-sulfuré. Ce composé peut être concentré jusqu'à un certain point, mais il finit par se décomposer en soufre , en acide sulfureux et en sulfate hydrique :
S4O6H = a S + SO2 + SO4H.
Le chlorure et le sulfate hydriques , dilués , sont sans action sur lui; l'azotate hydrique le décompose rapidement, en faisant naître un dépôt de soufre. Ce composé se comporte en général comme le sulfhyposulfate hydrique; cependant, il s'en distingue par son action sur l'azotate argentique, dans lequel
59^ 09QÏIH99»
il fait naître un précipite bUnc cl'abor4» qui jaunit ai mitai rapidement.
SiLBHIUM.
Se == 494*58, m 5oo ?
Le sélénium est fort rare et d'un prix très élevé; M. Berzélius le décoiiiniteii X 8 X 7, en examinant un dépôt formé dans le sul£s(e hydri<]ue préparé avec le soufre de Fahlun. Le mot de sélénium vient de SaXiivY) (la lune}. Jusqu'à présent on k Ta rencontré que dans le soufre de Fahlun, dans celui des iles Lipari, on conbiné avec l'argent et le cuivre, ou avec le cuivre seul à Skrickerum en Sniolaodj aw la galène, & Atwidaberg et i Fahlun ; avec le tellure et le bismuth, en Norwéjie d en Transylvanie ; avec le ploBib, le ciiivre et le memirc, dans le Hartz; avec Targent, BU Mexique.
Le sélénium fondu est brun-gris et possède un léger éclat métallique. En poudre, il est bniD-rouge foncé. Réduit en fil mince ou comprimé à Tétat mou ealra deux plaques de verre , il est transparent et brun-rouge très foncé.
Son poids s'péci6qoe = 4i- 3^ Il est tendre, fragile, facile a pulvériser ; lonqQ'oa le chauffe, il se ramollit vers + loo, et ne tarde pas à entrer en fusion ; vers 343* il entre en ébullilion et donne une vapeur jaune plus foncée que le chlore, inii moins colorée que celle du soufre.
Si l'on chauffe le sélénium au contact de Talr, il brûle avec une flamme Ueoe en donnant naissance à un oxyde volatil dont Todeur infecte de chou pourri on de raifort est très caractéristique. ChaufTédans t*oxygène en excès, il brdleCB produisant de racîdeséléuieux SeO^ ; chauffé dans un courant de chlore, il doBM un chlorure solide, volatil et cristallisable, correspondant à l'acide sélénîiiix oa SeOn f il s*unit avec le brome et Tiode probableraeiit dans les mêmes rapports ; il s'unit avec le soufre en preporlions déterminées ; mais le sulfure produit sedissoQt en toutes proportions dans Texcès de soufre ; la potasse caustique dissoute dans l'eau peut dissoudre le soufre sans attaquer le sulfure. Le sélénium peut s'unir ao phosphore, à Thydrogèpe et à tous les métaux, mai« on ne eonnait pas les coaipot ses qu'il peut former avec le carbone et l'azote. L'analogie chimique du scléoiw et du soufre est aussi grande que possible, et Tbistoire de ce dernier corps qui et fort avancée, a beaucoup servi pour faire celle du sélénium.
siL^scuas pxnazQUK. SeH ==: 5ia, 5. Composé gazeux, ayant tine odeor infecte, dont le poids spécifique calculé = a,8 . Ce gaz peut être obtenu en (rsitaat k séléniure ferrique par le chlorure hydrique : ^eFe -(- C1H=: ClFe + SeH. Cegiz se comporte généralement comme le sulfure hydrique. Lorsqu'on le {aitpssffrM travers de la tolution d un sel métallique, il en précipite le métal àl*ètatdeiél^ niure. Excepté les séléniures de zinc, de manganèse et de cérium qui sontooalAV de chair, tous les autres sont noirs, lorsqu'ils sont obtenus par ce procédé.
oxTDB DB séLixriuM. C'est ce composé qui se forme par la combustion mcomplèle du sélénium. Il est gazeux, possède une pdeur de raifort, est pensoliibk daus l'eau et ne salure point les alcalis.
AciuB sÉLiizriEUx. SeOs = 700 = 2 volumes. Cet acide correspond esad»' ment à l'acide suéfiireux. Il est solide , cristallisable en aiguilles quadrilalèn^ ■' colore, volatil, son poids spécifique à l'état de vapeur est de 4, s^elon 11. ^^^ fherlich. Cette vapeur a une couleur jaune foncée^ semblable ji celle duéi^i^
une odeur piquante qui ue rappelle en rien celle de Toxyde de sélénium. L'acide sélénieuz a une saveur franchement acide, il attire puissamment Phumidité de latmosphère, il est soluble dans l'eau et peut cristalliser par évaporation ; mais dans ce cas il est hydraté. L*acide azotique et même Teau régale ne peuvent le suroxyder. I^'acide chlorbydnque ne le réduit pas non plus , même par réhullition ; mais Ta-» cîde sulfureux s'empare de l'oxygène qu'il contient et en sépare complètement le sélénium, lie sulfite ammonique le réduit aussi ; mais à l'aide de la chaleur. Sa disaelution aqueuse est aussi réduite par tout les métaux qui précipitent rargent, même par ce dernier métaL
Vacide sélénieux décompose les chlorures et les axotaies par la chaleur ; mais il est déplacé dans les mêmes circonstances que les acides phosphorique, sulfîirique, boriqoe et arséniquoi moins volatils que lui.
Xios séléoites chauffés avec du sel ammoniae ou dans un courant d'hydrogèmw laissent un résidu de séléniure,
Pr^arathn,^^ On obtient l'acide sélénieux anhydre» en brûlant le séléqium dans un courant d'oxygène. On 1 obtient hydraté , en traitant le sélénium par l'azotate hydrique ou par l'eau régale. En sublimant le résidu de l'évaporation, on l'obtient à l'état hydrique et cristallin.
Acioa sxLi*iQva. SeOs = 800 = a vplumes F Cet acide n'existe point. On ne connaît que les séléniates.
ssLxszATx BToaiQUB. ScO^H = ScOs^IfO, - Les séléniates ont été découverts en 1827 par M. Mitscherlich, Ces composés se produisent en faisant dcflsgrer l'acide aélénieux ou un séléniure avec l'azotate potassique ou sodique» On peut employer directement le sélénium ; mais on en perd beaucoup. On obtient le séléniate hy« drique en décomposant le séléoiate de plomb réduit en bouillie avec un pen d'eau, au moyen du sulfure hydrique. Le séléniure hydrique existe dans le liquide et on l'obtient par la concentration. 11 relient toujours un peu plus d'eau que la théorie n'en indique; car quand on atteint la température de 980% il commence à se décomposer en oxygèue et en acide sélénieux, et cependant il contient encore 0,i5y5 d'eau, et le séléoiate monohydrique ne doit en contenir que o,t3a8, X pette époque de concentration y il a un poids spécifique de 9,6a 5 ; à •\- 990°^ sa décomposition est rapide.
Le séléniate hydrique a une saveur acide et rougit fortement le papier de tour* nesol. Il dissout le fer et le zinc avec dégagement d'hydrogène; le cuivre, avec dégagement d'acide sélénieux; il dissout même l'or, mais il n'attaque point le platine. L'acide sulfureux est sans action sur lui ; mais le chlorure hydrique le ré* duit à l'état d'acide sélénieux avec dégagement de chlore à l*aide de rébullition^ JL'acide sulfureux peut alors le réduire.
Les séléniates, même le potassique, le sodique et le barytique sont réductiblei par l'hydrogène et par le sel ammoniac à une température àevée. On peut par ce procédé séparer les sélénites des sulfates en les faisant passer à l'état de sels ha« ryliques : le séléniure obtenu est soluble dans le chlorure hydrique, et le si^lfale demeure inattaqué et insoluble. Il va sans dire que les séléniates. sont aussi réduits par le charbon à une température élevée.
6b0 OXOÏDE8.
TBLLUAB.
Xe= 8o9,i9,ou8oo?
" Le tellure présente les plus grandes analogies physiques avec rantimotiie, il lai ressemble mènie sous le point de vue de plusieurs propriétés chimiques; nais il s'en distingue par ses fonctions dynamiques. Les compqsés dans lesquels il peut entrer le classent parmi les oxoîdes ; cependant, comme le demi«équîvaleor de l'antimoine et de l'arsenic est isodynamique avec l'équivalent des oxoides, il n'y a pas le moindre doute que le tellure ne soit intermédiaire aux oxoîdes et aaa azoloîdes.
Le tellure est un des métaux les plus rares, on ne l'a encore rencontré qu'en très petite quantité et dans peu de localités. On le connait dansquelques minerais de Nagy-Ag et de Fatzbay en Transsylvanie. Il y est à l'état natif ou oombiné avec IV et rsrgent, ou le plomb et le bismuth. On Ta trouvé en assex gramde quantité à Schemnitz en Hongrie, oii il est uni au bismuth.
Le tellure a été découvert par Mûller de Reichenstein en c^Sa; mais c'est Klaproth qui en fit connaître les principales propriétés.
Le tellure ressemble assez à l'antimoine pour qu'il soit facile de les confondre. Il en a la couleur, Tédat, la structure laminaire. Son poids spécifique s'élève jntqu'i 6,3578 selon M. Berzélius. H est fiisible à-peu-près comme rantimoine, et peut être réduit en vapeur à une température fort élevée. A ta température rouge, il brâle au contact de Tair avec une flamme bleue, verte sur les bords, en répaii> dant une fumée blanche d'une odeur acidulé. Il s'unit au soufre pur la fusioo, et le chlore sec l'attaque fiicilement. Le sulfate monobydrique le dissout , et Tesn peut le précipiter de cette dissolution. Une dissolution concentrée de potase caustique le dissout aussi à l'aide de l'ébullition , en prenant une couleur rouge qui se détruit par le refroidissement ou par l'addition de) l'eau, qui précipite le tellure.
Les principaux composés connus du tellure sont le teUuFure kfdriqae, Vaàdt teliureux et Vaàdâ telUtrique,
TBLLDmuas HTDEXQUB. TcH = 8x2,5 =: 2 volumes? Le tellnrure hydrique est gazeux ei possède la plus grande analogie avec le sulfuré hydrique dont il possède l'odeur. $ou poids spécifique calculé =. ^,€. Il est soluble dans l'eau, et la dissolution aqueuse abandonne du tellure métallique sous forme de pou^ noire par l'action de Toxygène de l'air : TeH -j* O = HO -f- Te. Le chlore agit conat l'oxygène de l'air et plus rapidement encore; toutefois il donne naissance h au chlorure hydrique, au lieu d'eau. XI n'est pas douteux que le telfumre hydrique etf inflammable au contact de l'air et d'un corps en ignition, et qu'il doit laisser aa dépôt brun sur les parois de l'éprouvette qui le contenait. On obtient ee fu «u traitant un alliage de tellure et de zinc ou d'étain par le chlorure hydrique. Il est probable qu'un l'obtiendrait plus facilement encore en ajoutant de Facide teliureux ou de l'acide tellurique à uu appareil à hydrogène, comme dans les esais des matières arsenicales par le procédé de Marsh.
ACiDx TsixuREux. Te02 = i,ooo. Cet acide est blanc, cristallisable, ïwàfik d'abord y il donne ensuite une saveur métallique désagréable. Peu soluble^ l'eau, réagit lentement sur le papier de tournesol, jaunit par la chaleur, redeueot blanc par le refroidissement. Fusible en liquide jaune et limpide, susceptible de crisUlUser en se solidifiant. Ce composé est volatil a une température élevée. lliT-
TBLLiniB. Soi
drogène le réduit à cetic température. Le charbon agit de même. L*acide solfareux le réduira la température ordinaire; Tazotate hydrique ne le suroxyde pobt, mais Veau régale le fiiit passer & Télat d'acide tellurique.
On obtient l'acide tellureux anhydre en brûlaut le tellure dans un courant d'oxygèoe, ou en traitant ce métal par l'azotate hydrique.
Lorsque l'on décompose un tellurite alcalin par l'azotate hydrique, on obtient de Tacide tellureux hydraté que M. Berzélius nomme acide * tellureux. Ce tellurite hydrique rougit facilement le papier de tournesol, il est soluble dansTeau; sionlefiiit chauffer jusqu'à + 40^, même dans Teau, il se précipite un autre tellurite hydrique, moins soluble, par conséquent, et ne réagissant presque plus sur le papier de tournesol. Cest ce composé que M. Berzélius nomme acide « tellureux.
ACiDx TELx.nRiQUB. TeOs = xxoo. Lorsqu'on traite le tellure par Tean régale, on obtient un tellurate tri-hydrique. En fondant ensemble l'acide tellureux et Tazotafe potassique, on obtiàit du tellurate potassique. Ce tellurate décomposé par voie humide au moyen du chlorure barytique^ donne le tellurate barytique que Ton peut décomposer par le quart de son poids de sulfate hydrique étendu de quatre fois son poids d'eau. La dissolution filtrée, évaporée à siccité, lavée avec de l'alcool , redissoute dans Teau et soumise & la cristallisation , donne des cristaux prismatiques de tellurate trihydrique , qui paraissent appartenir au système rhombique. Le tellurate trihydrique a la même saveur que l'azotate argeniique, Te03,3HO^ il rougit à peine le tournesol a la température ordinaire, il se dissout lentement dans Teau qui en prend cependant une assez grande quantité. L'eau bouillante parait le dissoudre en toutes proporiions.il se dissout dans le chlo* rure hydrique sans se décomposer à la température ordinaire ; mais, par l'ébollition, le mélange donne du chlore et l'acide est réduit à l'état d'acide tellureux. A i0o®, il perd les deux tien de l'eau qu*il contient et se trouve transformé en telUtrote monohydrique Te03,H0. Ce composé est moins soluble que le précédent, lorsqu'on le fait bouillir avec l'eau, ou lorsqu'on le laisse long-temps en contact avec ce liquide, il retourne à l'état de tellurate trihydrique. Chauffé jusque + 400*, il perd la dernière proportion d'eau qu'il renferme, et se trouve transformé en acide tellurique anhydre TcOs. Si Ton chauffe un peu plus ce dernier composé, lui-même se détruit en oxygène et en acide tellureux. Comme il est difficile d'atteindre exactement la limite où l'acide anhydre se produit et se détruit, on a souvent un m^ lange de cet acide et d'acide tellureux ; mais on peut le purifier par l'acide chlorbydrique qui dissout ce dernier acide sans attaquer le premier.
L'acide tellurique anhydre est complètement iuitoluble dans l'eau froide ou bouillante, dans la dissolution du chlorure hydrique froid et même dans l'azotate hydrique bouillanl et dans une dissolution d'hydrate potassique.
M. Berzélius considère l'acide tellurique comme donnant deux modifications îsomériques qui se retrouvent jusque dans les sels auxquels elles donnent lieu. L'une qu'il appelle acide ' tellurique , corespondrait à l'acide anhydre ; l'autre, qu'il nomme * tellurique, existerait dans le composé que j'ai désigné sous le nom de tellurate trihydrique. Ces acides, au lieu d'être isomériques, ne présentent-ils pas les mêmes relations que les prétendus acides du phosphore qui sont de véritatables sels basiques à différens degrés ?
pioBBBBsaBHsaBHeseaaaaaesassasisaBess
GDLOROIDES.
Ilnor, — Cblore, — « BiAme. — Iode. -^ dyanogèoe.
lies élémens réuDÛ dans ce groupe sont au nombre de 5 : le fluor, le chlore, k bn&me, l'iode et le cyanogène. L*un d*eus, le fluor, n'a jamais été isolé d*une mnîère bien évidente et n'a été admis que par des analogies fondées sur les praduiu qu'il forme.
Les quantités isodynamiques on leséqiiivalensdu fluor, du cyanogène, du cUore, du brome et de l'iode, sont entre elles :: 9 : i3 : i8 : 39 : 63 (i).
JjB cyanogène a une composition bien évidente et exactement détermioée. Tous ces corps sont gazeux ou volatils. Tous ceux qui ont été isolés possèdeot une odenr forte, et sont très irritans lorsqu'ils sont introduits dans les voîei pulmonaires* he chlore, le brome et l'iode sont colorés. Le cyanogène m Test point d'une manière sensible. Tous ces corps s'unissent à volume égal afec l'hydrogène sans condensation, et donnent des produits gazeux ou volatils. Us ré»* gissent sur les métaux à des températures variables; le chlore attaque l'antimoine et l'arsenic à la température ordinaire avec apparition de chaleur et de lumière. Le chlore» le brome et l'iode réagissent violemment sur le phosphore*. Ln oorpi de cette classe réagissent généralement sur les substances organiques , probable* ment en se substituant à l'hydrogène. lU décolorent l'indigo sulfurique, font oatUe un précipité blanc ou jaunâtre dans l'axotale argeotique. Ce précipité qui est on cblorïodure, est altérable à la lumière, insoluble dant l'eau, et dans l'aioiale hydrique, même bouillant, excepté le «panure argentique, qui se dissout à une teoiv péralure suffisafnment élevée. Ces corps soot généralement peu solubles daos l'eau ; mais elle en prend cependant plusieurs fois son volume lorsqu'ils sont
Le fluor , quoique ayant un équivalent plus faible que les autres chloroûle^ donne cependant ^vec l'hydrogène un composé facilement condensable ea liquide, et se fipmporte par conséquent à l'égard des autres chloroîdes, coiniBe l'oiy-