W ■ I II I ■ I » ■ III II ■ I
(i) Je donne ici les rapports numériques des équivalens d'un même ordre, <|voir que je sois convaincu, comme cela est en effet, qu'ils ne doivent point offrir de rapports simples* On pourra s'en convaincre en remarquant que les corps coup** ses bodynamiques d'une même série soot formés par l'union d'un même eorps»d même proportion , avec une suite d'autres corps. Or, quand bien raêoie il tàh tcrait des rapports simples cotre les équivalens de ces derniers corps, il est é«M que ces rapports seraient détruits par l'additite sucoesBive du corps oooomb ^ leur est uni.
gèM relativevait aux autres oxoiii«» Gela est-il 4A w poljiiKirpby^M f Ceft ee que Ton ignore^ mais oe n'en est pas moins remarquable.
GHLO&S.
jiçide iTiorps déphlogiêtiqui ^ Acide muriatique Moigéttéf (?as oû^muna$ique.
Cl =s 44a>65 =: a volumes;
Le chlpre n'existe point libre dans la nature , mais il s'j trouve combiné en quantité considérable avec le sodium dans le sel gemme et le sel marin. Entrevu par Glauber, il 4 été découvert par Scbeele, en 1774*
Le cblore est gazeux et coloré en jaune vert. C'est à sa cou*leur qu'il doit le nom qu'il porte actuellement et que l'on i| tiré du grec x^^ = vert. Il possède une odeur toute particulière que l'on ue peut apprécier que lorsqu'il est mêlé «veq beaucoup d'air; car il irrite violemment les voies aérienneSt Son poids spécifique = 2947*
Sous la pression de 4 ^ S atmosphères , le cblore se con<« dense en un liquide jaune verdâtre foncé, dont le poids spéci^ fique est environ i,33. Il réfracte la lumière moins fortement que l'eau. On obtient facilement le cblore liquide en introduisant de Tbydrate de cblore dans un tube scellé à une extrémité, que l'on acbève de fermer ensuite. Par la moindre élévation de température , le produit se liquéfie et se sépare €n deux coucbes ; une supérieure et peu colorée qui est de l'eau chargée de cblore et une inférieure qui est le cblorure.
Lorsque l'on introduit une bougie enflammée dans une <5prouvette remplie de cblore, la flamme diminue, devient rougeâtre et s'éteint en peu d'instans.
Le cblore gazeux et l'bydrogène se combinent à volumes égaux pour former le cblorure bydrique, L^ combinaison n lieu à la température ordinaire ) mais elle est plus ou moin4 rapide , selon l'intensité de la lumière. Sous l'influence de« rayons solaires, elle est instantanée et peut avoir lieu avec ex-* plosion ; à la lumière difluse , elle est lente. Dans l'obscurité l'action est nulle. La combustion peut encore avoir lieu immédiatement par l'approcbe d'un corps en ignitioq» D^ns tous les cas, il se produit un gaz incolore , répandant des vapeurs blaucbes à l'air.
6o4 GHLOftOYOBS.
Le chloré ne s'niiit point directement avec l'oxygène, quoiqu'il produise plusieurs composés oxygènes. H s'unît immëdîatement au soufre , au sélénium 9 à l'iode, au brome, au phos-* phore , à l'arsenic et à l'antimoine. Avec ces trois dernien corps la combinaison est si énergique qu'il y a apparition de luçiière ; sec , il est sans action bien sensible sur le fer et sur le zinc; mais ^rsqu'il est humide, il s'unit facilement à ces métaux, à l'argent, à l'or, au platine. Il s'unit immédiatement an mercure , et cela empêche qu'on le recueille sur un bain de ce métal*
Lorsque l'on fait passer un courant de chlore dans de l'eau i o^, il en résulte une masse molle translucide d'un aspect nacré, qui est un hydrate de chlorure, contenant 10 équivalens d'eau contre un de ce corps.
On doit à M. J. Pelouze la connaissance exacte de la solubilité du chlore dans l'eau. Cette solubilité a un maximum ven -f- 9 à 4* ^^*9 ^u ^ 1^ température à laquelle Tbydrate de chlore se déduit. 100 parties d'eau en volume dissolvent les quantités de chlore suivantes aux températures indiquées :
lO"
ftOO
à aïo
5oO
ii5
Sous l'influence de la lumière , une dissolution aqueuse de chlore se décompose assez rapidement : le chlore se substitue i l'oxygène qui se dégage, et il se produit du chlorure hydrique: HO + Cl = CIH 4" O. Aussi ne peut-on conserver cette dissolution qu'en recouvrant de papier noir les flacons qui U contiennent et en ayant soin de les mettre dans un lieu obscnr, dont la températt^re soit peu élevée.
* Par voie sèche, le chlore décompose plusieurs oxydes, doot il chasse l'oxygène. La même chose peut avoir lieu parnuc humide; mais il agit d'une manière toule spéciale sur les hj*
GÈLoaB. 6o5
drates Aes oxydes alcalLos : avec l'hydrate de chanx en poa^ dre, et avec les dissolutions aqueuses el étendues des hydrates de potasse et de soude, il donne naissance à un chlorure et à un hypochlorite :
s Ao 4- «Cl = ao,AO + aA.
Avec l'oxyde rouge de mercure sec ou en présence de Teau, il forme un oxychlorure, insoliible et de Tacide hypochloreux qui demeure gazeux ou dissous dans l'eau :
9 HgO + 9 Q =: HgsOO + CIO.
Le chlore réagit puissamment sur les matières organiques, il est probable que, dans la plupart des cas, il se substitue équivalent pour équivalent à une partie de l'hydrogène qu'elles venferment; il décolore la solution sulfurique d'indigo et la teinture de tournesol.
Le chlore décompose les sels d'argent, et donne naissance à du chlorure d'argent insoluble dans Peau, même ilans PazoUUe fydrique bouillant^ qui apparaît sous forme d'un précipité cailleboté, dense , blanc, qui devient rapidement noirâtre à la lumière splaire et qui est soluble dans l'ammoniaque.
Extraction du chlore. — Le chlore peut être obtenu par deux procédés différens, qui sont finalement les mêmes : i"* en décomposant le chlorure hydrique dissous dans l'eau , par le bi- oxyde manganique; a® en faisant réagir, en présence de l'eau, le chlorure sodique, le sulfate hydrique et le bi-oxyde manganique.
Premier procédé. — Le bi-oxycTe de manganèse en poudre très fine et le chlorure hydrique sont introduits dans un matras et soumis à une température de + 3o à -)- 4o^- La réaction a lieu, et l'on obtient du chlore gazeux en même temps qu'il se produit du chlorure manganique et de l'eau.
a GIH + MbO<i = aMii+ 9 HO + Gl.
On voit par cette équation que l'on oe peut obtenir à l'état de chlore que la moitié de celui contenu dans le chlorure employé, en remplaçant une proportion de chlorure hydrique par une proportion de sulfate hydrique , il se produit du sulfate manganique j et l'on obtient tout le chlore du chlorure
6oH grioaoTdbs.
hydri(|tle; mais te procède est le pins coùtenl que le précédent i
CIH 4- S04H4-MII02 = S04Mn-f 1 HO + Q.
Deuxième procédé. — Faire un mélange de 4 parties de sel marin, de 3 parties de bi-oxjde manganique, l'introduire dans un ballon , et y ajouter 7 parties de sulfate hydrique étendu de 10 i 12 parties d'eau. La réaction est facile, et il ne faut que cliauffer très peu pour que l'opération réussisse. U se produit des sulfates sodique et manganique et du chlore. Cette réaction peut être représentée ainsi 2
9 SO4H 4- ClNt + Mn02 = S04Nt + SO^Mn -f » HO + a.
Que l'on fasse usage de l'un ou de l'autre des procédés qui tiennent d'être indiqués , quand on opère sur des ({nantîtes ftai peu considérables, il est co&fenable d'ajouter nn t«be en S au ballon contenant les matières qui doiTent produire le éhlore par leur réaction. Ce tube sert en même temps de soupape de sûreté pouf etnpêcher l'absorption et pour ajouter le m1 hydrique par petites portions > afin d'éviter une trop gtandé tuméfactioui
Si Ion veut obtenir le chlone gâteux et si l'on ne tient point k l'avoir sec, on peut opérer sur l'eau, et mieux encore, Sbr titiè dissoltition (tHmcentrée de chlorure sodique. Si Tou teut avoir le gâ!i^ sec^ il n'y a pas d'autre moyen qile de le faire parvenir ati fond d'un flacon dont il déplace l'air peu-A-pea^ et d'opérer cbmtnè il à été dit page 376.
Si le gaz doit être obtenu eii dissolution dans 1 eatl , oa fait usage d^un appareil de Woolf,
Le ptetniel^ flâtoii doit contenir peti d'eati j afin de larer Ife z.
Observation. — Le chiots, comme tin de ses noms l'indique et comme sa préparation semblait Ib démontrer, a passé pen* dant quelque temps pour d& l'acide muriatique oxygéné. MMé Oaj-LusàÀC et Thenard, ayant étudié les réactibtis de ce liorps ayec soiti, le considérëreilt comme un élément chimique. Cette opinibn est complètement prouvée par la découverte dit cradogène qui ne renferme pas d'oxygèhe et qtli se comporté ciiiniiquement comme le chlore.
Produits cornés j Beurres, Biuriates^ ti/drochloràtes.
Le chlore s'unissaht ayee tous les élémens chimiques el souvent en plusieurs proportions, il en résttlte qu'il existe un grand n<Mnbre de chlorures.
11 est rare qu'un (»yde n'ait point son chloture correspondant \ aussi^ dans la plupart des cas, on obtient la notation des chlorures en remplaçant l'oxygène par le chlore | équivalent pour équivalent;
Les chlorures perchlorés sont généralement des acides^ relativement aux prolo-chlorures; aussi existe-t-il des composés définis, parfaitement cristallisables ^ formés ^ar la réunion saline des chlonires. On peut même dire que le chlore est plus âttidifiant que l'oxygène \ car bien des chlorures jouissetti pat-»
6o8 GHL0E0Ï0B8.
faitemenl de la propriété de se combiner comme acides avec les cblorures basiques, quand les composés oxygénés correspondans peuvent à peine s'unir aux bases les plus énergiques: tel est au moins le cblorure de bismutb. De là les noms que nous emplojrous : acide chloro-bisnuUheuXf acide chlonHaurir que^ acide cJdoro^staruiique.
Les cblorures présentent les aspects les plus variés; au» serait^il fort difficile de les décrire d'une manière générale. L'acide cbloro-borique est gazeux; les acides chloro-siliciqoe, cbloro-stannique, cbloro-titanique,cbloro-antimonique, cKloroarsénieux et cbloro-cbromique, le cblorure de soufre , sont liquides, et éminenmien t volatils. En général , les cblorures sont plus volatils que les composés oxygénés correspondans, et s'il était possible de distinguer plusieurs degrés dans la fixité des corps, les cblorures, presque toujours volatils, suffiraient pour indiquer ces degrés cbez les oxydes de même formule.
Les acides cbloro-aurique, cbloro-platinique et cbloro-rhodeux, peuvent être complètement réduits par la chaleur, le bichlorure de cuivre l'est en partie.
L'acide cbloro-antimonieux, l'acide cbloro^bismutbeux, les cblorures de fer» le cblorure de zinc , le proto-chlorure d'étain et les cblorures de mercure sont volatils ; les cblorures calcoîdiques, le cblorure argentique et les cblorures natroïdiques, excepté le cblorure ammonique, présentent une fixité assez grande; c'est-à-dire qu'ils ne sont volatils qu^à une température excessivement élevée.
Excepté le cblorure argentique , le cblorure mercuriqae HgsO, et les proto-cblorures d'or, de platine, d'iridium et de enivre, les cblorures sont solubles dans l'eau ; le chlorure de plomb y est peu soluble.
Les cblorures de potassium, de sodium, d'ammonium ef d'argent, cristallisent anhydres dans le système régulier.
Le cblorure de baryum cristallise, dans les circonstaiioes ordinaires, avec deux équivalens d'eau, le cblorure de cakiom avec % ou 6, et le cblorure de strontium avec p.
Les cblorures anhydres et surtout les cblorures volatils absorbent généralement Tammoniaque et les composés corref pondans de la formule $ Hs*
Les acides chloro-antimonieux et cbloro-biamutheux et le cblorure zincique, ayant l'apparence d'un corps gras, portaient
GHLORB. 609
attcîemieiiieiit le nom de beurres; ainsi, on àu^i : beurre de zinCy beurre iFantimoine*
Le chlorure d'argent nalif ou fondu 9 ayant Taspcct et la consistance de la corne, a été nommé lune cornée^ et par extension quelques chlorures Ont porté le nom de produits cornés , tel est le chlorure de plomh que l'on nommait plomb corné.
Caractères chimiques des cMorures,-^ Les chlorures solublcs dans l'eau sont reconnaissables par le précipité blanc, dense et caîlleboté, qu'ils donnent aveclazotate argentique. Ce précipité est insoluble dans l'eau et dans l'azotate hydrique bouillant.
Presque tous les chlorures donnent du chlore lorsqu'on les chauffe avec du sulfate hydrique, aprè3 les avoir mêlés intimement avec le bi-oxyde manganique. Un chlorure soluble , mis en présence du sulfate hydrique, ne décolore point l'indigo fiulfurique dissous dans l'eau , comme le ferait un bromure. "V. Bromures.
Les chlorures ihsolubles dans Teau et inattaquables par le sulfate hydrique peuvent donner un chlorure agluble, lorsqu'on les fond avec de l'hydratepotassiqujs, ou de Thydrate sodique, ou avec les carbonates des mêmes bases.
GUomre hydrique.
Esprit de sel V esprit de sel marin ^ acide marin y acide munaU'quej gaz muriatiquej acide hydro*chlorique^ acide ehtorhy^ drique.
cm =:: 455 = 4 volumes.
Le chlorure hydrique, dont la combinaison avec l'eau était très anciennement connue, a été obtenu, en 177a, à l'état gazeux et libre par Priestley. Il ne se rencontre dans la nature que dans les environs des volcans, où il est le résuTtat, soit de l'action combinée de l'eau et de l'acide silicique sur le sel marin, soit de l'action de l'ea^ sur le chlorure de fer qui, sans aucun doute, est lui-même le produit d'une réaction à laquelle le sel marin n'est pas étranger.
Ainsi qu'on vient de le voir, le chlorure hydrique est gazeux ; il est incolore , et répand des vapeurs à Tair par l'humidité d})nt il s'empare. Son odeur est irritante et ne peut être appréciée que lorsqu'il est mêlé avec beaucoup d'air; car ce gaz exente violemment la toux lorsqu'il est introduit dans les voies T. I. 39
0tO CHM>MT9KS*
aërièimes. ^ott poids spt^cifiqae est eimron de i,s474;ttB indice de réfraction est I9000449» selon Dnlong.
A -f- to** et sons la pression de 4^ atmosphères, le pz chlorure hydrique se transforme en un liquide incolore, apnt un poids spécifique de 1,37 et réfractant la lumière moinsqoe Teau. Ce produit liquide peut être obtenu en traitant ledîorare ammonique par le sulfate hydrique dans un tnbe de Faraday.
Le gaz chlorure hydrique éteint les corps en oombostioii. L'eau le dissout arec une rapidité extrême et peut en prendie 480 fois son volume o**« Le poids spécifique de la dissolotioA est alors de 1,3 109. A la température ordinaire, Teandis' sont moins de gaz , et son poids spécifique ne peut s'élmr qu'à 1,191.
Dans la dissolution la plus concentrée « il y a i équinlent de chlorure hydrique pour 6 équivalens d'eau. Si l'on abandonne cette dissolution à l'air, elle perd de l'eau et du gat chlorure hydrique, et le restant de la liqueur contient 1 éqû- Talent de chlorure hydrique contre is équivalens d'ean, d'après l'observation de M. Graham.Se1onM.BineaQ,ce€0ih posé a un poids spécifique de 1,1 a8 à -|- 14^ et commeDceà bouillir à -\- 106*, sous la pression de o^^yG. Selon Dalton, lorsque l'on dîstille la dissolution du chlorure hydrique, il arrive une époque où son point d'ébullitioa devient consUnU Le produit qui distille alors aussi bien que celui qui reste dans la cornue a un poids spécifique de 1,094 et bout à 4- 1'^** ^ produit contient i équivalent de chlorure hydrique contre 16 équivalens d'eau. On connaît donc les 3 composés suivans de chlorure hydrique et d'eau :
DÎMoItttkn ooBOentrée GIH , 6 HO.
Diflsolatioo «bandoimée à i*Mr. • . . GIH, z a HO. DÎMolulion bouitlanii -f- '10% .. . C1U,k6H0.
On doit à M. Thomson la table suivante, indiquant la composition en équivalens et en centièmes, et les poids spëôfiqnes correspondans des dissolutions de chlorore hydrique dans l'eau.
Qiiums. êtt
l^tfllti» CMMiM«t4«l MUi BquIfftlMi OtlMiftfléêltait tWiA
d*M« pour I duMioopar- ipieifique. dVaupoari loo partir* du fpécifluuc.
tUidaJiqaW». dethfcm. B^uidt. "^
0 40,6e ffSoS i4 s«,700 i»io6o
. 7 37,00 1,179 <^ az,5xa 1,1008
9 3t,38 1,14^ 17 »9»474 t,o904 10 39,13 x,i39 iS 18,590 i,o8Ao IX 27, a X 1,1 a85 19 17,790 x,o890 Z9 a5,5a X}i<97 20 x7,o5x 1,0780 i3 a4,o3 I,lt97
La table suivante , formée par M. E. Dayy , est très utile pour apprécier la valeur âes acides murtaiiques du commerce.
Poidi QiMniii4d« Mdi QanMilé de Poidi ^
Ipédfiquc. eblorarepour l()éei8((M. «biorare |»ear apéeUqm. dilaralre pour aoo. 100. IM».
1,91 43,43 i,x4 a8ya8 1,07. 14,14
i,ao 4o,8o t,x3 a6,i6 1,06 is,ia
1,19 38,38 t,t« «4f44 t,oS io,z6
1,18 36,36 X|Zi ft9,a9 1^ 8,o8
1,17 à4i34 ifXO so,90 iy03 6,oq
i,t5 3o,3o t,o8 l6,t6 t,oc é,o«
Composition. — Le cWorure liyclrique est formé Je volumes égaux de chlore et d'hydrogène non condensés* Cela peut Être prouvé en chauffant ce gaz au contact du potassium dans une petite cloche courbe : la moitié du gaz est absorbée, le reste est de l'hydrogène. On obtient un résultat inverse, mais conduisant aux mêmes conséquences, en unissant directement et à lumière diffusé, le chlore et l'hydrogène mesurés à volumes égaux. Cette expérience peut être faite avec des flacons d'égale capacité, dont les cols sont dressés et peuvent s'appliquer parfaitement l'un sur l'autre : si Ton adapte ces flacons l'un & l'autre avec un peu de mastic gtas, après en avoir rempli un de chlore et l'autre d'hydrogène, On voit après la décoloration du mélange que sa tension n^a point changé en ouvrant les flocons sous le mercure.
Il résulte de ces observations que le poids spécifique dû chlorure hydrique est égal à la demi-somme des poids spécifiques du chlore et de l'hydrogène :
chlore = a,4ai6 Hydrogène = 0,0693
■ ' =3 f 114S45 = poîdi spécifique du cfalonire liydrifio.
6l9 GHLOaOÏOBS.
lUaeîions. -^ Le oblorare hydrique gazeux se combine directement aycc l'ammoniaque et les alcaloïdes. Le chlorure hydrique et Vammoniaque donnent l'exemple de la formation immi^diate d'un composé solide par la réunion de deux ^z. Plusieurs métaux, tels que le potassium, le sodium, le fer et Tétaîn le décomposent à une température élevée en s'emparant du chlore qu'il renferme* Mis en contact avec les oxydes métalliques, il donne généralement naissance à de l'eau et à un chlorure.
C'est la solution aquetise du chlorure hydrique qui' se trouve dans le commerce et y porte les noms d'acide muria tique ou hydrochlorique. Cette liqueur répand des vapeurs à Tair d'une odeur piquante \ lorsqu'elles sont en4X)ntact avec du gaz ammoniac, elles forment instantanément du chlorure ammonique qui apparaît en vapeurs épaisses.
Elle rougit fortement le tournesol et possède la propriété de saturer les bases et de neutraliser complètement leur action en donnant naissance à un chlorure et à de l'eau. Le chlorure hydrique dissous attaque le fer^ le zinc, le manganèse et Félain avec dégagement d'hydrogène ; il n'attaque le cobalt et le nickel qu'autant que ces mttaux sont excessivement divisés et obtenus par la réduction de leurs oxydes au moyen de l'hydrogène. Ce composé n'a pas d'action sur le cuivre, sur le mercure et sur l'argent j il n'en a aucune sur l'or et le platine. Il ne décolore point l'indigo, comme le fait la dissolution du chlore, mais il agit de même sur l'azotate d'ai^ent, voyez pag. 60 5 et 609.
Le produit du conuncrce est presque toujours coloré en jaune brun par du fer ou plutôt encore par des matières organiques; car le chlorure hydrique jouit de la propriété de les détruire et de les charbonner. On le vend souvent comme ayant 1,17 de poids spécifique = ai° B<^; mais il n'a généralement que i,x5 =: 19^ B^, et on augmente son poids spécifique en y ajoutant du chlorure sodique, du sulfate sodique et du sulfate hydrique. En outre des matières qu'on y ajoute , il s'y trouve encore sopyent du gaz sulfureux qui modifie beaucoup son action dans certaines réactions.
\J acide muriaJtique du commerce ne doit laisser aucun résidu lorsqu'on le soumet à l'évaporation ; s'il en laisse, c'est (ju'il contient des sels fixes. Etant étendu de dix à dooze fois
GHLOBX. 6x3
son poids il*eau distittëe, il ne doit point donner de précipité par le chlorure de baryum. Ceci n'a lieu que lorsqu'il conlient un sulfate. La présence de l'acide sulfureux peutèlrc reconnue par du proto- chlorure d'étain qui occasionne la forniatiou d'un précipité brun de sulfure d'étain.
l^ réparation* — Le chlorure hydrique est le produit de la réaction du sulfate hydrique et du chlorure sodique :
ClNa + SO4H = SO^Na + ClH.
On prépare le chlorure hydrique sur une échelle immense ; en France^ il n'est même souvent qu'un produit secondaire de la fabrication du sulfate de soude, que Ton néglige de recueillir. Les appareils, dont on fait usage dans les arts, sont très variables \ cependant on peut dire d'une manière générale que l'on opère dans des fours à réyerbère ou dans des appareils di$tillatoires en fonte.
Lorsqu'on opère dans des fours à réverbère , la fumée du combustible se trouve mêlée avec le gaz , et l'on détermine uu tirage au moyen d'une hante cheminée. Avant que le gaz parvienne à cette cheminée, on lui fait parcourir un long trajet dans une suite de tubes et de vases contenant de l'eau.Dans cet appareil condensateur qui ressemble à un appareil de Woolf , les tubes ne peuvent plonger dans l'eau, parce qu'ils empêcheraient le courant d'avoir lieu, et le chlorure hydrique ne se dissout que par l'immense facilité qu'il a de se combiner avec ce liquide.
Quand on opère dans des cylindres ovdans des espèces de cornues que l'on peut fermer convenablement, les tubes par où le gaz s'écoule peuvent plonger dans l'eau , en raison de la pression qui se développe, et il ne faut qu'un très petit nom* brc de vases pour obtenir la dissolution complète du gaz.
La figure suivante repirésente la coupe transversale d'un appareil à cylindres. Ces appareils sont de beaucoup préféra* blés aux cornues et aux chaudières , dont on retire difficilement le sulfate de soude.
6l4 GHUMLOtolB.
Im cylindres  A aont rëania par paires sous une
▼QÛte. Une seule cheminëe peut suffire pour plusieurs paires de cylindres. L'appareil condensateur est compose de bombonnes en terre cuite , dont la première rangëe 9 plonge dans une bâche remplie d*eau , qui est renouvelée , et , en outre , elles communiquent les unes avec les autres au moyen de tubes de plomb :
Dans les laboraloîres de chimie, on prépare le chienne
hydrique âuft un appajreîl de Woolf. Le ad mafi» lyt intro*diiit dans une oornue tubulëe , et l'on y ajoute peu*à-peu k^ anlfate hydrique* Si l'on emploie le sulfate mouobydrique, ou peut opérer dana un ballon , pourvu que sa capacité soit très oonsidërable pour éviter les aocidens qui ont Heu par suite du boursouflement du au gaa qui s'échappe*
Si l'on opère d&ns une cornue f on peut f^tendre ,}e sul&te bydriqoe avec son volume d'eau, et ne l'ajouter élément qm^ peufà-peu et par une tube eu S adapté à la tubulure de la cornue*
6 parties de sei marin sec exigent 5 parties diç sulfate by»^ drique pour leur décomposition* Le sel marin contenant eu moyenne o,o5 d'eau, il faut augmenter son poids dans ce rapport s 3i parties de sel humide en exigent donc dS de sulfate. I partie de sel marin peut donner une quantité de chlorure hydrique suffisante pour saturer x partie d'eau et pouf augmenter son poids de 0,62 ; c'est-à-dire que l'eau augmente de plu» des trois cinquièmes de son propre poids*
Usages. — Les usages de V acide muriatiqUe sont très multi*plies : il sert pour faire le chlore, les bypo-chlpriles, lescblo^ rates, les chlorures, Teau régale, pour préparer la cgllç animale en dissolvant la matière terreuse des os*
Le gaz chlorure hydrique étant irrespirable est.très n^isible à la santé des ouvriers qui le préparent, on peut diminfier son action dans ratnu>sphère en y répandant du gaz ammoniac, La dissolution de ce chlorure <»^^a<:lid^ mi»ri^lîque est très yéné-
6i6 citftomoiMs.
neuse lorsqu'elle est prise a rintërienr. Elle dëtmit les tissus et entraîne rapidement la mort si Ton n'y porte point remède. Le contre-poison de cet agent est le bi-carbonale de soude ^ k magnésie caustique n'étant pas toujours facilement dissoute par ce produit. Le gas carbonique qui se dégage a pourtant l'în^ convénient de distendre l'estomac et de pouToir en dëteimi* ner la rupture lorsque cet organe est déjà fortement atteint par cet agent.
Selon M. Millon*, on obtient un composé de chlore et d'hydrogène plus chloruré que le précédent, en faisant réagir le chlorure hydrique sur le bi-oxyde de plomb à ^une basse température. Le produit obtenu aurait des propriétés remar* quables qui le rapprocheraient du bi-oxyde d'hydrogène. Maïs il faut attendre le développement de ces travaux pour qu'il soit possible d'en donner une analyse.
Produit actif de F eau régale.
AiOsGls.
Les anciens chimistes avaient trouvé qu'en mêlant Peaprit de nitre (azotate hydrique*) avec le sel marin (dilorare de sodium) , on le sel ammoniac (chlorure ammonique), il en résultait un composé particulier qui jouissait de la propriété de dissoudre l'or. On savait encore qu*en mèlai^ Tacide marîatique avec le nitre, on arriverait au même résultat, on a ra enfin que lacide muriatique et l'acide nitrique donnaient encore un liquide capable de dissoudre Ter, et Ton a donné à tous ces produits, mais plus spécialement au dernier le nontd'A» régale {aqua regalii)^ parce qu'ils peuvent dissoudre Tor ou le roi des métaux. BerthoUet et H. Davy ont pensé que ce produit devait ses propriétés à du chlore mis en liberté par la réaction du chlorure et de l'azotate hydriques, d'où il résultait en même temps de Tacide azotosique, comme cette équation Tindique : AzOeH + CIH = AzO* + aHO + Cl. M. Edmond Davy, en traitant le sel marin fondu par l'azotate hydrique^ a obtenu un gaz rouge qu'il pense être au moins analogue au produit actif de Teau régale. Ce gaz, selon ce chimiste, serait formé de volumes égaux de chlore et de bioxyde d'azote sans condensation, et serait sans doute produit par la réaction soivanle)
GKLOftB. 617
en admelUnt qu'dle ait lieu entre le chlorure et Taiotate hydriques : AsbOeH 4- 3C1H = AzOaCli + 4HO -f G., équation qui démontre que ce gaz ne pourrait être obtenu à l'état de pureté, et quHl devrait être souillé par du chlore. Enfin, dans ces derniers temps (hiver i84a-i843), j*ai pu obtenir le gaz de Peau régale et le condenser en un liquide jouissant de propriétés particulières qui m'ont permis de l'étudier.
Si l'on fait un mélangé de 4 parties d'acide muriatique et de 5 parties d'azotate hydrique du commerce * qu'on l'introduise dans une fiole, et qu'on le chauffe, vers -\- 86^, il donne un gaz rouge que l'on peut recueillir comme le chlore en profitant de l'excès de son poids spécifique sur celui de l'atmo^ phère; mais avant, il faut le faire passer dans un tube en U, plongeant dans de la glace pilée, afin d'arrêter les vapeur étrangères.
On obtient ainsi un gaz coloré en ronge-jaunâtre, à-peu-près com me la vapeur d'acide azotosique, ayant un poids spécifique de 2,49* Ce gaz a pour formule : ÂzOsCI», qui correspond à l'acide azotique anhydre, et représente 6 volupies, comme cela résulte des dîonoées suivantes :
Az = a vol. = a^X o,97«o = »»944o 30 = 5 vol. = 3 X î,io57 = 3,3i7i aa = 4Tol. = 4 X »,4ai« = 9>0^g4
I volume de gaz chlorazotique contient donc i/3 de volume d'azote, i;a volume d'oxygène et a/3 de volume de chlore.
$i6 GHUmoSDSS.
Le gftz dilorasotique prëievte les principebs rétetioiit iIb chlore; cependant il s'en dittiugae en ce quM agit lentonent sur le potassium à la tempëraUire ordinaire, et en ce qoel'sn peut j fondre le phosphore sans qu'il apparaisse de lumière , eomme cela aurait lieu dans le dilore.
Si Ton £iit parvenir le gas ehlovasotiqae du» un mbs enU plongeant dans un mélange rëfrigëraiit, forme de sel marin st déglace pilëe, il se condense en un liquide rouge , dont le poids spéciâqde = 1,3677 à 4- 8*9 et qui bout k -^ y;^*
L'acide chlorasotique liquide dissout l'or et n'atUqas pu sensiblement le phosphore. Lorsqu'on {ait passer un coonat de gaz chlorasotique dans l'en, elle en absorbe pendant long' temps sans se colorer x arrivée k une certaine époque, elle 00mmence k devenir rouge, et & dater de ce moment, elle prend autant de gaz qu'elle en contenait d'abord. Â 0% elle en ditfonl les 0,395 de son poids; ce qui correspond à environ laa fois son volunie et à un peu plus de 3o équivalens d'eau contre un acide. La dissolution saturée de gaz chlorazotique a un poids spécifique de 1,161 1. Elle jouit de toutes les propriétés attribuas à l'eau r^ale ; c'est-à-dire de dissoudre l%r et le platine, et de détruire les couleurs végétales, 7 compris l'indigo.
L'acide chlorazotique liquide est parfaitement distingaé d'un mélange de chlore et d'acide azotique, par sa composition, par son point d'ébullition et par sa solubilité dans, l'ean. Ce composé est encore distinct de celui indiqué par M. Ed. Davy par sa réaction sur Tazotate d'argent, qui a lieu sans qu'il se dégage aucun gaz, ce qui prouve que ce composé correspond parfaitement à l'acide azotique.
L'acide chlorazotique n'a reçu ce nom que par son analogie de composition avec l'acide azotique , car il n'est nullement acide, attendu qu'il ne sature point les bases : il donne naissance à un (âilorure et à un azotate. Si l'on fait passer un courant de gaz chlorazotique dans la dissolution d'un alcali ou sur Toxyde d'argent ou sur un carbonate, même insoluble, et tenus en suspension dans l'eau, il donne définitivement un chlorure.
L'eau régale elle-même donne des produits variables, selon les proportions que l'on emploie pour la former, et cela est do k ee que les azotates sont décomposés par le chlorure hjèxifp^ et par l'acide chlorazotique qui les iransfoiine en chlorurBi,as
GHliORS. 6ig
même ^e ks chk»rare6 sont traniferméa en asiates par Va* xotatQ hydrique lorsqu'il est en exoès.
jteide efdoreux. Balard.
CIO = 543,6 = a Tolumtf.
Uaeide hypo-chloveux, dont Texistence ^tait toupçonnée par tous les chimistes, a élé isolé, en 1834» par M. « J* Balard^ qui l'a obtena à l'ëtat galeux et en dissolution dans Peau. £n 1843, M. Pelouze a liquéfie ce mAme adde, en a fait epnnatins de nouvelles propriétés et en a modifié avantageufement la |»éparation.
Le gaz acide hypo^chloreux est d'uiu couleur jaunâtre, sen odeur est vive, pénétrante et différente de celles du chlore et de l'acide chlorosique. Son poids spécifique oalcmlé ss: a,^^. Lorsqu'on le chauffe au-»delà de --f* iûo°, il détone et ses élé-*> mens sont séparés* On trouve après la détonation que b volume a sensiblement augmenté de moitié, et en soumettant le résultat de la détonation à l'action de la potasse dissoute, les deux tiers du mélange, ou un volume égal i celui du gaz em* ployé, sont absorbés t le reste est de l'oxygène. Le gaz absorbé par la potasse étant du chlore, cette expérience établit qu'un volume de gaz bypo-çhloreux contient un volume de chlore et un demi* volume d'oxygène condensés en un seul volume» La lumière solaire décompose rapidement le g^z hypo-diloreux^ la lumière diffuse ne l'altère pas notablement.
Un mélange de gaz bypo-chloreux et d'hydrogène détone par l'approche d'un corps enflammé. Le diarbon fait aussi détoner le gaz faypoN)hloreux^ mais sans qu'il se combine avec wts Siemens. Le sélénium, le soufre, le phosphore et larsenic, font immédiatement détoner ce gaz avec apparition de chaleur et de lumière. L'oxygène et le chlore sont sans, action ; le brome et l'iode réagissent lentement, en donnant naissance à des acides bromique et chlorique, en même temps qu'à des chlorures de brome ou d'iode. La plupart des mélaux absorbent le gazhypo'chloreux et le font même détoner: le mercure donne xuiîssance à tm 6xy-ehlorure rouge \ l'argent en feuilles absorbe une partie du chlore de ce gaz, met l'oxygène et une partie du chlore en liberté. Les composés gazeux d'hydrogène
6aO OHIiOAOÏDES.
et de soufre, ou de phosphore ou d'arsenic, rammoniaqiie même et le bi-oxjde d'azote, font détoner ce gaz ayecapparition de chaleur et de lumière. Le gaz chlorure hydrique le décompose sans apparition de lumière. Le cyanogène et Toxyde de carbone décomposent aussi ce gaz, mais plus lenlemeut. Le phosphurc de calcium et la plupart des sulfures le décomposent violemment en faisant apparaître une vive lumière. L'indigo décompose aussi 1 acide hypo-chioreus, mais sans détonation.
Lorsque Ton fait arriver le gaz hypo*chloreux au fond d'un yase étroit, plongeant dans un mélange réfrigérant, il se liquéfie. Le liquide obtenu est d'un rouge fonce. Son odeur est évidemment celle du gaz qui produit c« liquide par sa condensation. Son poids spécifique est plus granjl que celui de Teaa. L'action de la^ chaleur , de simples vibrations imprimées aux vaaes qui le contiennent, le font détoner. Le potassium, le phosphore, l'arsenic et l'antimoine en poudre, brûlent avec flamme en donnant lieu à une explosion lorsqu'on les projette dam oe liquidé.
L'eau dissout au moins 200 fois son volume de gaz hjpochloreux, ouïes 0,77 de son poids; proportions qui correspoadent environ à x équivalent d'acide pour 6 équivaleus d'eav. Cette dissolution a une couleur jaune foncé comme celle de lacide chloro-aurique et possède l'odeur du gaz qu'elle contient Appliquée sur la peau, elle la désorganise rapidement. Elle ne peut être eonservée pendant quelque ten^ps qu'en la mettant i l'abri de la lumière. Le brome et l'iode en déplacent le chlore en réagissant comme sur le gaz. L'hydrogène est sans action sur cette solution ; mais le soufre , le sélénium, le phosphore, l'arsenic , l'antimoine en poudre, le fer, la décomposent arec rapidité; l'arsenic s'y enflamme même si la liqueur est con* centrée. L'étain, le zinc, l'antimoine en fragmens, le bismolh et le plomb, n'agissent pas sensiblement , à moins que l'on ne £Btsse intervenir la présence d'un acide. L'or et le platine sont sans action. Avec le cuivre, il se forme un oxy-chlorure, avec l'argent on obtient un chlorure et de l'oxygène se dégage. U chlornre d'argent jouit de la propriété remarquable de déeo0poser l'acide bypo-chlorcux dissous sans changer de dsIba* Cette dissolution change immédiatement le sulfure plombiqBe en sulfate, avec les sels de protoxyde de manganèse: elle donnas
GHIOE «• 69 r
un précipité noir d'hydrate âr per-oxyde de manganèse; avec les sels de plomb, elle donne du bi-oxyde de plomb. Avec le cbloTure hydrique , il se produit uniquement du chlore et de Teau. Â une température de -f" 3°^ on obtient de Thydrate de chlore. Avec Tammonlaque, elle peut donner un hypo-chlorito décolorant , mais très peu stable. Si l'on a soin de refroidir les liqueurs et d'opérer le mélange très lentement pour éviter u»e trop grande élévation de température , il se forme du chlorure d azote, corps très dangereux par les explosions auxquelles il donne lieu.
On voit par les réactions de l'acide hypocMoreux qu'il agit alternativement par leflhloire ou par l'oxygène qu'il contient, quelquefois par ces deux élémens à-la-fois, comme sur le cuivre. En outre, il donne encore Texcmple de faits très intéressans se rattachant à la catalytie.
Préparation de V acide hypO'chlormpc.^^ On prépare Tacide liypo^chloreux en faisant passer un courant de chlore sec sur du bi -oxyde de mercure obtenu par précipitation et chauffé préalablement jusque vers 3oo ou 4oo degrés.
Pour cette opération, on fait passer le chlore dans un premier tube, contenant du chlorure de calcium, afin de le dessécher; puis dans un second tube , contenant Poxyde de mercure. Lorsque l'on veut avoir le gaz sec , on le recueille comme le chlore sec , voy. p. 606 ; lorsque l'on a Fintention d^obtenir l'acide hypo-chloreux liquide', on fait parvenir le tube afférant jusqu'au fond d'un tube soudé à son extrémité inférieure et plongé dans un mélange réfrigérant. Pour obtenir l'acide dissous dans l'eau, on fait simpFement arriver le gaz dans de l'eau pure.
Chlorures d* oxydes^ chlorures desinfectans ^ chlorures de Labarraque.
. Les hypo^chlorites ont été connus avant l'acide hypo-chloreux, et pendant long-temps on a cherché à en déterminer la composition. Gomme il s^it trop long de rapporter tous les travaux qui ont été entrepris sur cet objet, il suiBra de dire que la découverte de l'acide hypo-chloreux a jeté une vive lu-
mière mot coitt fuettkm , et qm'im traf ail téc^i de Wl* Gty- LowMC ne peut laisser le moindre doute que les hjpo<hloriief contiennent réellement les élëmena de l'acide hypo<Uoreux et d'une base. 11 faut ajouter pourtant que le mode de préparation des hypo-Kthlorites est tel, qu'ik contiennent toujours on chlorure , an moins tels sont les hjpoclilorites sodique, potas-* sique et ealciquef que l'on trouve dans le commerce*
Les b jpo^chlorites se préparent généralement en mettanten contact un hydrate avec le dilore, en ayant soin que ce dernier d5rp8 ne soit point en excès , et que la température ne loil point trop élevée^En négligeant l'eau^ dont la présence ne partît paa indispensable, leur formation serajl ainsi représentée :
1 AO + a Cl = CIO3A + CId.
Les hyp6*chlorites sont incolores : ils ont une odeur forte, aromatique, ayant quelque analogie avec celle du chlore, flteis qui en diffère cependant beaucoup. Ils décolorent la solutioa sulfurique d'indigo. Lorsqu'on les traite par le sulfate hydrique dilué au vingtième, ils donnent de l'acide hypo-chloreux, que l'on peut obtenir à l'état aqueux parla distillation. Si Thypochlorite contient un chlorure comme c'est le cas pour tous ceux du commerce , il faut n'employer que la quantité de sulfate hydrique nécessaire pour obtenir cet acide, car sans cela on obtiendrait du chlore j aussi il est indispensable d'opérer lefltement, et d'agiter constamment, quand on ne veut obtenir que l'acide ; parce que , quand bien même du chlore aurait été mis en liberté, et cela ne pourrait avoir lieu autrement, il pourrait disparaître en déplaçant une quantité correspondante d'acide hypochloreux.
ClOs = 'jk^fi = S Tolames.
Soupçonné par la plupart des chimistes , entrevu par quelques-uns d'entre eux, ce composé n'a été réellement isolé et étudié que par M. Millon, en i843.
L'acide chlorenx est un ga^ d'une couleur jatmeverditre, aases foncée; il possède une odeur analogue à celle de faà^ chlorosique , et il irrite fortement ,^les voies aériennes* Ssa poids spécifique ^ a,646. Jl ne ae liquéfie point à-*- ao°. I^"^ qu'on le chauffci il se transforme en chlore^ en oxygène et en
acide ptcel^Ioik}ttef en ne pcaduiêati t^ q»*m»|iï|iftk M^aomme. L'eau eu dUiout 5 à £ fois son yoltnne a. k lempi^ratliiè de- «fr ao^^y ^t prend uae teinte jaune très ùmcét*
Le soufre» le sëlënmm, le tellure» le .pko^bore el râisemic font dëtoner le gaz acide cbloreux par leur simple coiitaét$ l'iode l'attaqua en donnant naissance à du chlorure d'iode el à de lacide iodîquet Le brome ne l'attaque point* L'antimoine^ le zinc, le fer» le cuivre» l'argent et l'ëtain , sont sans attiim sur ce gaz. Le mercure l'absorbe eomptëtement (s).
La baryte et la cbaux caustiques n absorbent ce gaz qn'arrt lenteur $ l'oxyde d'argent le décompose instantanément*
La dissolution aqueuse d'acide cbloreux est sans, action snr Tor, le platine et lantimoine. Il attaque le mercure^ le cuirre» le fer et le zinc, en donnant lieu à des produits variés. Il est lentement absorbé par les alcalis caustiques» et donne des peroxydes métalliques avec les sels de plomb et de protoijde Se manganèse.
Il existe des composés formés par la réunion de l'acide cbloreux et de Tacide cblorique ou de l'adde byperchlorique. V. acide chlorosique , acide chlorù^chlorique et acide chloro-per^ calorique.
Préparation, —«- On obtient Pacide cbloreux en cbauffanl à. la température d'um bain-marie un mélange, de ao parties de chlorate de potasse» de i5 parties d'acide arsénieux» de 60 parties d'azotate hydrique et de ao parties d'eau. Le chlorate de potasse et l'acide arsénieux sont finement pulvérisés, bien mêlés et mis en pâte liquide avec de leau. Ce mélange est iiitroduit dans un ballon que l'on en remplit presque complètement. Il est important d'employer dq l'azotate hydrique pur pour éviter des explosions dangereuses, qui seraient dues à la formation de lacide chlorosique.
Le gaz est recueilli comme le chlore sec (a)» voy. p. 606^
DHLOniTBS.