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Lonque Ton chauffe du phosphore. d«ii3 un faible oourant ^'air, de manière que le phosphore soit toujours en excès, et ne puisse, passer à Tétat 4'acide phosphorique,' on e^bti<^nt de Ta^ cide phosphoreux. Cette opéra- .
lion peut être facilement pratiquée dans un tube plié, et présenlàlil tiue petite ouverture à sa partie' inférieure. Si après avoir introd|iit un cylindre^ ^^ pbpspbore bien desséché, dans le tube, on chauffe sa branche relevée, il s'établit un faible courant d*air.: le, phosphore fond, s'acidifie , et dpune de l'acide phosphoreux quL se- condense au-dessus de la flamzné. /
L'acide phosphoreux ist solide, blanc, lanugineux et volatil. Celte dernière propriété le dislingue nettement de l'acide phosphoriquë. Mis en cputactavec Teau, il s'y unit etse transforme en phosphite bydrique.
POs, a CAO),HO el 2 HO.....?
Il est probable qu'il existe des phosphites mono, bi et tribasiques, ou bien que les phosphites étant tous (ribasiques, peuvent contenir un, deux, ou trois équivalens de base métâf- Hque, les trois équivalens de bases nécessaires pour les constituer tribasiques, étant complétés par les élémens de Tcau, '
Les phosphites ont beaucoup de caractères communs avec les hypo-phosphites, et il est difficile de les en distinguer. Lors-
(ij4 .WtQTOÏpES,
qu%in It'S cbauffi*, ils abandonnent du pkèspbammoiiîaqne elie trouvent Iran s for m es en phosphates bibasiques; sous rindoence do Tazotatc hydrique, iU seraient transformés en phosphates triliasiqucs ordiitaires, c'est-à-dire, contenant deux equin- Icus de base^mctalliqueet un équivalent d'eau. Les phosphites sont généralement moins solubles que les hypo-phosphiles, et le phosphite potassique n'est point dissous par l'alcool.
On pourrait tirer de la composition générale des phosphito et des hypo-pho^phites, un moyen de les distinguer : le rapport du phosphore au métal étant P : A dans les hypo-pbosphitesy et P : 2 A dans les phosphites connus, en chauffant ees sek »Tec de l'asotate bydricpte dîlu«, pais les calcinant en- Hiite, les «premiers doivent é4re changes en phosphates moaobasiques, et les seconds en phosphates bibasiques.
Même sans calciner, par la seule action de Tasotate hydrique, et d'une évapora tion bien ménagée, on doit avoir des phosphates (ribasiques : les hypo-phosphites donnent PQii AO, a HO, et lés phosphites donnent PO5, aAO,H0. Les premiers présentent une réaction acide^ et sont sohibles dâus l'eau ; les seconds sont neutres, même alcalins, ou sooft insolubles dans l'eau*
PHOSPHIT&. HYDRIQUE. — Jcide phosphoreux. PO$,wH0 peut-être POs^SHO. Le phosphite hydrique a été obtenn par Davy en décomposant l'acide chloro-phosphoreux par l'eau. Il en résulte du phosphite hydrique et du chlorure hydrique: PCI5 -f 3 HO -f A^ = 3 CIH -f PO3, Aq. En évaporant la liqneur pour chasser le fchlorure hydrique et en achevant de le concentrer on a le phoéphite hydrique. Ce composé penl cristalKser 5 mais Ife plus souvent on le conserve en dissolution concentrée dans l'eau. C'est alors un liquide visqueux, Incolore, inodore, doué d'une saveur très acide, rougissant fortemenl le tournesol, donnant par la chaleur du phosphanunoniaque non inflammable spontanément , et se transformant ainsi en phoi^pbate hydrique. Il est très difficile de dbtingner le phosphite hydrique de Thypo-phosphite hydrique; cependant, S( Ion une observation de M. Wurtz, «n cbau&nt do phosphite hydrique avec du sulfate hydrique, on n'observe p>^ de i\épàt de soufre comme avec l'hypo-phosphite hydriqae.
raOSPBOftR.
Acide phosphorique a^nhydre.