PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DES CORPS
L'étude approfondie des propriëtës physiques des corps tend à faire penser qu'elles sont sous la dépendance immédiate de leur constitution la plus intime : ainsi , la forme des cristaux est sous la dépendance immédiate de la structure cristalline qui nous est révélée par le clivage, et j'ai eu occasion da démontrer que celle-ci était un résultat nécessaire à la constitution des molécules (pag. la, aS, 29). Les expériences deHuyghens , de Malus, de M. Blot et de M. Brewster ont démontré JQsqu a révidence que les propriétés optiques ;ont également endiainées à la structure des corps. On sait aujourdliui, d'après les râultats obtenus par M. Mitscherlich qu'il n'y a que les corps amorphes et les corps dont la cristallisation se rapporte à un seul système d'axes, qui se dilatent régulièrement dans tous les sens ^ les expériences de M. Melloni sur la polarisation de la chaleur; celles de Savart sur les vibrations des plaquea cristallines, ne laissent aucun doute stur la relation des propriétés des corps avec leur structure*
U serait sans doute fort intéressant de parcourir chaque gronpe des propriétés physiques des corps, de faire voir les relations qu'elles ont entre elles , coDunent elles coïncident tontes pour conduire à adopter une même constitution pour on corps déterminé; comment on peut les observer et en mesurer l'intensité; mais cette exposition serait entièrement du domaine de la cristallographie et de la physique, et je ne crois pomt devoir l'aborder dans cet ouvrage. En y consacrant un volume entier, on ne ferait qu'un travail incomplet et impariait. Ma pensée est qu'il faut laisser aux sciences leur caractère propre, et que, malgré leurs relations intimes, chacune d'elles est assez vaste et offre assez de sujets de méditations pour qu'il «oit inutile de lui faire contracter des emprunts & ses voisines. Je sais bien que nos traites de physique ne sont point écrits
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uniquement dans l'intention d*exposer les propriétés physiques des corps, et que la plupart d*entre eux, riches d'aillenrs par l'exposition de la théorie et par la généralisation des faits, sont peu propres à initier à Texpérimentation qui est indispensable au oiimiste qui doit être essentiellement praticien ; mais, je le répète, ce travail me conduirait à tronquer et à morceler des sciences qui ne pourraient qu'y perdre. Je me bonierai donc k comparer dans un tableau l'ensemble des propriétés physiques des corps.
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