‹ Traité de chimie générale et expériméntale, avec les applications aux arts a la médecine et à la pharmacie;Chapitre 56 sur 102 · D£ LA DISTILLATION · texte numérisé non relu

D£ LA DISTILLATION

La distillation est une opération par laquelle on réduit les liquides en vapeur, à l'aide de {a chaleur, poor les feôre re-

3^ liiaTi|.|.ATioir.

Mivmr Cfifuit^ à l'état liquide par le refroidissement. Cette op^ation a pour but pmcipal de séparer des liquides d'avec des corps ^les^ QU des corps d'vtue volatilité différente. Quelquefois çncofe, çUe a pour but de désunir les élén^ens d'an composé et de donner ainsi naissance à des produits nouveaux. Les résultats donnés par U distillation sont pour ainsi dire inépuisables, et elle a été la source d'une immense quantité de découvertes dignes du plus vif intérêt.

On opère la distillation dans des vases particuliers qui sont des cornues ou des alambics.

Tous les vfises distillatoires^ quelle que soit leur force apparente , se rapportent à un vase fermé présentant un col latéral ou ouverture latérale, munie d'un tube destiné à conduire les vapeurs dans un "p**^ espace déterminé. Le plus

simple des vases dîstillatoires est la cornue. La oomoe est un vase pyriforme, à col allongé et replié latéralement, comme la figure ci-jqinte Pindique.

On distingue dans une cornue la panse p, la voûie v, et le

col c. Quelquefois les cornues sont tubulées, et la tubulure peut être fermée avec un simple bouchon de liège ou bien avec un bouchon de verre rodé au saUe

ou à rémeri.

Les ooroues le font en verre, en terre cuite, en porcelaine, c» fer battu, en fonte, en plomb et en platine, selon les usages auquels on lea destine.

Généralement, quand on se sert d'u»e cornue comme vase ëistilktoiie, on y joint M «îc^wiw^ desUné à recc^^

duît de la condensation. Le i<cipie«t pfAeota un ool aBoBgé à laige ouverture on bien un ool ooait*

DuB» h ptupart dei cm, U véqi^mX en joint à U cofPW p»r DPe iiUpn^* qui «en pour l'éloigner du feu.

Les tfoi« plèoM p^WWt (tre réunies comme cUn« r«ppareil sm9nU

On fWit plonger le récipient dans une terrine remplie d'eaa pour condenser les vapeurs autant que possible, et on ajuste un tube à aa deuxième tubulure, afin de conduire sous le manteau de la eberainëe , ou dans des ouTertures spéciales ^ les gaz ou les vapeurs non condensées.

Les cornues de verre peuvent être cbauffées à feu nu, an bain-marie, au bain d'buile ou au bain de sable. Les cornues de grès et les cornues de porcelaine sont généralement cbauffées dans un fourneau à réverbère.

Lii fiOnmB do pkmb Mrvt m pour la prépamtion du fluo* nm bj4i^M «t pgw €^ du fluoiuiii b^ C« nnmi ¥»i n à^u pièm qw loa réoml par un

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ruban de fil endnit de colle d'amidon. Le récipient est na^i-

forme et courbé, afin de

K avoir être plongé dans au ou dans la glace pilée.

n doit être percé à son extrémité libre pour la sortie des gaz et des vapeurs.

Les cornues de platine sont employées pour la diatillation des acides. On se sert dans les arts d'immenses cornues Je ce métal pour concentrer le sulfate hydrique.

Lorsque l'on distille un corps quelconque dans une cornae il faut avoir soin de chauffer le vase graduellement et d'éviter que la partie qui est au-dessus du niveau du liquide ne soit soumise & une température trop élevée.

Pendant la distillation de certains corps, il arrive souvent que l'ébuUition est intermittente et n'a lieu que par saccades. La vapeur devient tout-i-coup libre» soulève le liquide et pent même rompre le vase. Ce phénomène se nonmie soubresaut. On peut l'éviter en mettant des fragmens de verre ou des fils de platine dans la cornue. Les corps étrangers rompent la couche de vapeur qui ne peut plus adhérer au vase, et l'ébol- * lition se fait tranquillement. Le verre ne peut être employé que pour les corps peu denses et bouillant à une température peu élevée. Le platine est employé pour la distillation du solfiite hydrique.

On a quelquefois besoin d'introduire dans le vase distillatoire des matières en morceaux volumineux, qui n'entreraient que difficilement dans une cornue ordinaire. On se sert, pour cela, d'un alam* bic en verre formé de deux pièces: uue inférieure, que l'on nomme cucurbite*, une supérieure, que l'on nomme chapiteau.

Les deux pièces sont jointes par un ruban de fil enduit de colle de pâte, et l'alambic est généralement chauffé au bain de sable.

On distille l'eau pour la purifier en la séparant des matières qu^elie tient en dinolution. Pour cela, on ae sert d'un alambic ordinaire en mêlai, composé d'une eu-

cmAileC t ^hmchapiteanA, Le chapitcan ftéêtate on ool hténl eomme «ne ooiniie et Ta s^akiQcher avec «n lângér^ paxtionlicr. Ce réfingfrint cit annposë d'un tube UMuné en kâiœS qui pionge dans une cnfeDqne l'on entretient pleine d'euifiaîdie.LaTapeQryenliaTenantle tobe, aeoondâiteet n l'éooiiler dans nn rMpîent <pieloonqne.

La fapenr, en se condensant dans le serpendn, abandonne nue qnantité considérable de cbalenr klente qoi édunffe ce tsbe métallique et Teau qoi est en contact atec faii. L*ean disnde ëtmt moins dense qae Teau frade, s'âére k la partie sf^érienredelacnre dn serpentin et s'éconle par nn tnbela* tend £ pendant qu'on la remplace par la partie inférieure au mojen d'nn tube T qui plonge jusqu'au fend de la cuTe. Le serpentin se trouTC ainsi entretenu i une basse température, ia partie infifrieure qui donne issue aux produits condensés.

Lorsqu'on distille des matières organiques en contact avec l'eau, pour éviter qu'elles ne se charbonnent au-dessus du aÎTean du liquide, on fait usage d'un vase nommé iaiw-marûB, cjni plonge dans la cucnibite et s'ajuste au cbapiteau.

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Ltt Bgttlt ÈùhaMë {AHfi^tfnte l'à^fèll tthlC Ihbrité^ INtt Mm ibtiHkfËÛy et fbtitiUotittaiit.

ImMple là disliUatieBL ett dcêliiiëè à «^Mf des Kcpiidei bouillant à des températures différentes, il est indispensable de tenir un thermomètre plongé dans la cornue où se fait Tepération, ou bien d'opérer dans un bain dont on détermine la température, afin de pouvoir juget ce qui se |>asse dans l'appareil, les liquides homogènes bouillant toujours à une température invariable et déterminée.

Le thermomètre peut être facilement fiiaiûtenu par un bouchon dans la tubulure d'une cornue. Il est presque indispensable pour cela que le thermomètre soit gradué sur tige, et que la température à laquelle on doit opérer soit indiquée à peu de distance du bouchon de la cornue j pour éviter les erreurs*

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