DE LA SUBLIMATION
La sublimation est une opération qui ne difi%re de la distillation que parce qu'on la pratique sur des corps solides et non sur des corps liquides , et, en même temps, parce que le produit volatil Rattache directement à la toute du vase et ne récoule point par une tubulure latérale, .comme dam h distillation. ËUe est employée , sOit potit purifier les toYps dés matières fixes qui les somQent, soit poUr les extraire dans nue réaction où ils se produisent en même temps que des corps fixes ou pins volatils.
La sublimation s'opère généralement dans de simples fioles de vente ou dans des ballons diauffés an bain de sable. On
Gft»fAtit«â1lt5ll. M^
nooTlTM de êàble toute h partie qui doit t^té thàulfUé et ott
hisse déttmveife celle où le prtidttit doit
se oondeiiser. Cette ôpénitioii ti'elige
que du toin et ne prâente aticune diffi^-
coIté.
On jmrifie le sotlfi^, l'iode, PArsenic^ le chlorhydrate d'ammoniaque et le bistilfore de mercure par la sublimation^ Les chlorures de mercure , les sulfures d'ânenic rouge et jaune , le sesqui-car* bonate d*ammoniaque, le succinate hy-
driqne ^ la plupart des acides pyrogénés
et quelques autres encore, sont prépara par aubiimationi
La sublimation est une opëratton qui a été étudiée àVeU beaucoup de soin et de déreloppemena par Âmauld de ViUt« neuTe. Ses travaux sont consignés dans Un mahusoril tiraduit du latin qui porte le nom de PfiU msaltê* Ce manuacrit , qui est très rare, doit être distingué deâ oïlvtages imprimés ^ portent le même titre.
GRISTAtLISATIOIC.
La cristallisation , envisagée sous le point de tue piratiqtlé) corniste dans un certain nombre d^opétatious paf lesquelles M £iit cristalliser les corps. Quel que soit le procédé dont on &it usage, il faut, soit à Taide de la chaleur, soit à l'aidé d'ttll dinolvant, écarter les particules des cotps^ et lent permettf^ ensuite de se rapprocher très lentement, afin qu'elles i'attli^ dieut les unes aux autres en consertaht le parallélisme de leurs axes. On obtient ainsi des corps solides, fégtdierd OU symétriques, qui sont des cristaux.
Pour que la cristallisation réussisse bien , c*est-A^dire ptiHt que les cristaux formés soient bien nets, et assez développés > 3 faut , comme il vient d'être dit , qu'elle se fasse très lentement et autant que possible dans des ciroonstancéa myariables. Sans ces précautions, la cristallisatioii e^t Con^ fiisc, c'est-à-dire que les cristaux que Von obtient sont petits, indéterminables et mêlés confusément. Il stiffit quelque^ fois d'une très légère variation de température pour que la forme des cristaux change, et même pour que là Composition des corps soit altérée) c'est au moiUs ce qui à liett pour pltt'*
368 CEIST^LLISATIOH.
sieurs sels bydratâ {F", p. Sa). Il faut éviter avec soin Tagi* tatiou par un moyen quelconque, car elle trouble oomplëtement la cristallisation. On agite une dissolution de sulfate de soude bydratë, prête à cristalliser, afin d^obtenir ce sel en très petits cristaux, comme le sulfate de magnésie ordinaire. Cependant, lorsque l'on fait cristalliser les corps dans des vases de verre parfaitement lisse , il arrive quelquefois qu'un It^er ébranlement est nécessaire pour déterminer la formation des cristaux; les molécules sont comme dans un état d'inertie dont on les fait sortir par l'agitation. On observe souvent aussi que, dans cette circonstance, la température des corps s'élève toatà-coup, i l'instant où ils passent à l'état solide. Lorsque Ton remplit un tube efElé et ouvert à une extrémité, d'une dissolution bouillante et saturée de sulfate de soude, et que Von soude ce tube pendant que la liqueur qu'il renferme est encore très chaude, il ne s'y forme point de cristaux par le refroidissement; mais si on casse le tube dans sa partie eflUée, la cristallisation s'opère à l'instant même. On pense que ce phénomène est déterminé par la pression de Tair qui s'introduit dans le tube ; cependant je me rappelle que Robiqoet m'a dit avoir mis un sel dissous dans un vase recouvert d'un parchemin pour l'abandonner k la cristallisation , et qu'il ne s'y forma de cristaux qu'à l'instant où il perça le pardiemin avec nue épingle. Un parchemin ne se serait opposé que fort incomplètement à la pression de l'air, et il eût été rendu copoave par cette pression , chose que Robiquet ne m'a pas dit avoir observée.
Pour obtenir les cristaux lamellaires avec de grandes dimensions, on introduit une matière dans la liqueur afin de la rendre visqueuse. On emploie la gélatine animale dans cette intention^ lorsque l'on fait cristalliser l'adde borique.
Lorsque Von opère la cristallisation sur des quantités asses considérables, on cherche à développer, autant que possible, la surface sur laquelle les cristaux doivent se déposer, afin d'éviter les croûtes trop épaisses , et pour les avoir détachés. Pour cela, on emploie des baguettes d'osier, quand on opère sur une grande échelle , comme pour le sulfate de fer et l'acétate de cuivre , la lactine, ou le cyano-ferrure jaune de potassium, on bien on fait usage de fils que l'on tend dans les
C&I8TALXI8ATIOK. 369
cmtallîsoirs lorsque l'on opère sur de plus petites quantités denidères, comme pour le sucre candi.
oaiaTAUxaanov wmm ;
Lonque les corps sont insolubles dans Teau et assez facile* ment fusibles, on emploie la fusion pour les faire cristalliser. Leaonfre, le bismuth, le plomb, Tëtain, l'antimoine, l'argent, plimeiin sels anhydres j fusibles et indécomposable»- par la dulear, sont dans ce cas.
Pour faire cristalliser les corps par ce procédé, on les fiiit entrer en fusion à la plus basse température possible; ensuite on les laisse refroidir paisiblement et on les surveille attenti- Temeut pour saisir le moment où leur couche supérieure se «olidifie. Gela est facile à apercevoir , car la surface du bain changç d^aspect : il s'y forme des sillons qui sont dus à la hrmsLÛon des cristaui. Il faut alors percer la croûte solide aec une tige de Terre ou de métal chauffée, si cela est néceisure , incliner le vase et faire écouler la partie liqmde, en spénnt asses vite pour qu'elle ne se solidifie point pendant l'écoalement , et assez lentement pour ne point rompre les cristaux formés s'ils sont prismatiques. Cette dernière précaution est surtout indispensable pour le soufre.
ewraunaTmi »am UMULimoii.
Un grand nombre de corps étant solubles dans plusieurs vâiicnlesy tels que l'eau, l'alcool, Féther hydrique... ; la solul>ilité étant toujours eu proportion fixe pour une température dâenninée, on peut les faire cristalliser, soit en faisant varier ^ température, soit en soustrayant le liquide qui les tenait en ^lution. De là deux ordres de procédés : l'un par une ▼iriation de température , l'autre par évaporation.
ChrîitanîMtâoB par one wiatM» de tampéMlnve.
Beaucoup de corps sont plus solubles à chaud qu'à froid, la plupart des sels sont dans ce cas. Quelques-uns sontà-peu* près aussi solubles à la température ordinaire qu'à une tempéntore plus élevée, tel est le sel marin ; d'autres, et c'est le plus petit nombre, sont plus solubles à la température ordinaire qa*à une température plus élevée, le fait est rare ; l'hydrate àt dianx en offre un exemple. On sent donc la possibilité de T. I. a4
370 ai|8TAI.ÙI^TK01l.
profiter de ces circonstances pour faire cristalliser les oorpi, car la portion qui ne peut plus demeurer en dissolution passe à Tëtat solide, et, si Ton opère lentement, il peut se former des cristaux.
Les corps plus solubles à chaud qu'i froid peuvent être obtenus en cristaux par le refroidissement. Pour faire cristalliser les corps par ce procédé, on en prépare une dissolution concentrée à la température de l'ébuUition; on la filtre bouillante, et les cristaux se forment par le refroidissement. Le sulfate de sonde, le sulfate de fer, le sulfate de cuivre, Tazotate de potasse , Tazotate de soude , l'azotate de baryte , Tasotate de plomb et un très grand nombre d'autres sels , cristallisent fa* cilement par ce procédé, en employant l'eau pour les dissou* dre« Les alcaloïdes, tels que la morphine, la strychnine, la na^ cotine peuvent aussi cristalliser par ce procédé, en employant l'alcool bouillant. La stéarine et la codéine cristallisent très bien dans l'éther sulfurique, en usant des mêmes précautions. Cependant le procédé de l'évaporation spontanée est de bean« coup préférable à celui qui vient d'être décrit.
Quelques composés très solubles dans l'eau, comme l'hydrate de potasse, le carbonate de la même base, le chlorure de calcium..., ne peuvent cristalliser quelorsqu'ils sont en disso* lution excessivement concentrée.
Il suffit de chauffer de l'eau de chaux pour obtenir l'hydrate de chaux cristallisé par un effet inverse du précédent.
CMftaOîaatûm par éraporAtûm.
Lorsque les corps ne sont pas plus solubles à chaud qu'à firoid, on est forcé de les faire cristalliser par évaporation : c'est-à-dire en soustrayant le liquide qui les tient en dissolution.
Le procédé par évaporation peut se pratiquer de plusieurs manières différentes : en opérant sur le feu à la température de l'ébullition, en plaçant les corps dans une étuve ou en les abandonnant à l'évaporation spontanée.
La première manière d'opérer, qui est usitée dans la purifi* cation du sel marin, ne donne jamais de beaux cristaux; la seconde peut en donner de très beaux, elle est employée pour faire cristalliser le sucre candi, le tartrate hydrique et le citrate hydrique. Cette méthode est excellente, elle permet d'à-
0RliiEâl.I.ttâ!VIOir. S»!
gir avec une assez grapde rapidité, et elle a en outre Tavantage d'être pratiquée à une température déterminée, circonstance qui est on ne peut plus utile pour les recherches sur la formation des cristaux. Le troisième procédé est très simple et peu coûteux ; il donne les plus beaux cristaux et peut être pratiqué sur tous les corps sotubles. Seulement , lorsque l'on opérera sur des corps susceptibles de cristalliser par Toie de dissolution et de r^roidissement, il ne fiudra point oublier que Ton pourra obtenir des variations de formes et quelquefois même d'hydratation, à cause de la difi'érence des tempe* ratures auxquelles ces opérations se font.
On doit à Leblanc un procédé qui permet d'obtenir des cristaux d'an grand volume et d'une grande netteté. Ce procédé consiste à prendre des cristaux tout formés étales déposer dans une dissolution concentrée de la même matière. Ces cristaux agissent comme des centres d'attraction pour les molécules similaires. C'est sur eux seuls qu'elles viennent se déposer et déterminent leur accroissement ; mais comme les faces supérieures croissent plus rapidement que les autres, on a soin de retourner les cristaux de temps à autre pour qu'ils soient aussi r^uliers que possible.
II arrive quelquefois que les cristaux se forment en même temps que le produit qui les constitue ; cela peut s'observer lorsque l'on combine les corps ou lorsqu'on les sépare des composés par voie de substitution.
ChîstaIBsatîoa psr imânnâMon»
Les corps, en réagissant les uns sur les autres, peuvent quelquefois donner naissance à des cristaux } c'est ainsi qu'en grillant l'antimoine au contact de l'air , il se produit dcà cristaax prismatiques d'acide antimonieux; en grillant la molybdénite, on obtient aussi des cristaux d'acide molybdique; le chlore, en se combinant au phosphore, donne des cristaux de p^rchlomre de phosphore j le chlore, en réagissant sur une dissolution de potasse concentrée, donne naissance a des cristaux de chlorate de potasse ; l'acide carbonique, en traversa»! ime diasolution également concentrée de carbonate de potasse^ donne naîssance à des cristaux de bi-carbonate de potaase.^
S^a GAISTÀLLIB^TIOH.
OmfalKiatSnn psr fokctîtatùm.
Lorscjiie Ton donne naissance à certains corps, en les sept* rant du composé auquel ils se trouvent unis, au moyen d'un agent qui les déplace» on obtient quelquefois des cristaux. En déplaçant le plomb, l'argent et surtout l'étain de leur dissolution, par le zinc, on obtient des cristaux.
OmIalUsailion par double snljilîlulMm.
La double substitution peut donner naissance à des cristaux, lors même qu'elle donne naissance à des corps insolubles dans le liquide où l'on opère, si la réaction peut s'opérer très lentement. En soumettant une dissolution de cblorure de calcium à l'action lente de la vapeur de carbonate d'ammoniaque, il se fait une double décomposition, et l'on obtient des cristaux rhomboédriques de carbonate de chaux, qui peuvent prendre un accroissement assez considérable. En superposant deux coucbes de dissolutions concentrées, une de chlorure de calcium, et l'autre de tartrate de potasse, on peut obtenir des cristaux de tartrate de chaux.
Lorsque l'on fait réagir l'une sur l'autre, à une température élevée, la vapeur de chlorure de chrome ou celle du sesquichlorure de fer et la vapeur d'eau, il se fait une double décomposition et l'on obtient des cristaux d'oxyde de chrAme ou d'oxyde de fer.
Procédés dit^en.
Les courons électriques peuvent être employés pour faire cristalliser les corps. En employant des piles faibles, M. Becquerel a pu obtenir a l'état de cristaux beaucoup de substances insolubles dans l'eau, et que, cependant, on trouve dans la nature. A mesure que les particules des corps abandonnent le composé dont elles font partie, elles s'attachent les unes aux autres en prenant des positions déterminées , et il en résulte des cristaux.
On peut encore obtenir des cristaux par une espèce de £quation. Lorsque l'on soumet à une température déterminée, et long- temps soutenue, un corps qui paraissait homogène, il peut s'opérer une espèce de liquation ou de départ dans son intérieur, et des produits nouveaux apparaissent; c'est ainsi que se forme le verre dévitrifié qui a une texture
cristalline. C'est ainsi que l'on obtient du plomb cristallise sur Qoe glande échelle dans l'affinage de l'argent.
fKùCÈBiS XKPLOTÉS 90fSK SÉPAARR LBS GOKJPS COHBIHÉS
OU mélaugés.
Qd ne pent séparer les corps les uns des autres qu'en les Êdsant passer dans des états différens, à cela près d'un petit nombre d'exceptions. C'est par des réactions chimiques qnei'on fait passer les corps d'un état dans un autre; mais c est presque toujours par des procédés mécaniques qu'on les sépare lorsqu'on a obtenu ce résultat. On peut cependant séparer des solides mélangés lorsque l'un d'eux est magnétique : à l'aide d*un aimant on l'enlève aisément C'est ainsi que l'on sépare la limaille de fer mélangée à la limaille de cuivre, et le fer oxydalé qui se trouve dans le minerai de platine. On peut encore séparer deux corps solides sans que l'un d'eux change d'état, s'il y en a un qui est en fragment plus volumineux que l'autre, ou s'il est plus dense. Pour cela, on les agite avec l'eau : le corps le plus dense gagne la partie inférieure plus rapidement que celui qui l'est moins, et l'on décante le liquide pensât qu'il tient encore ce dernier en suspension. Par des lavages répétés, on peut obtenir une séparation assez complète. Ce procédé est usité pour séparer les miserais de leurs gangues, pour extraire l'or des sables aurifères, et pour séparer les globules métalliques qui peuvent se trouver mélangés avec du charbon après avoir été fondus dans un creuset brasqué , ou bien après les essais au chalumeau. On peut encore séparer deux liquides immiscibles lorsqu'ils sont superposés, en faisant usage d'une pipette, en employant la décantation ou bien en les introduisant dans un entonnoir effilé et fermé à la partie inférieure, en les débouchant et laissant écouler un des liquides seulement. A l'instant où le deuxième liquide arrive à Tonverture de l'entonnoir, on la bouche pour ne point le laisser échapper. Lorsque Ton opère sur des liquides qui ne sont point corrosifs , on peut boucher l'ouverture de l'entonnoir avec un doigt; si les liquides sont corrosifs, on se sert d'un entonnoir à robinet en verre. On tourne la clef de ce robinet pour le fermer lorsqu'un des deux liquides est écoulé. Ces procédés sont employés pour séparer les huiles volatiles et le merove m çoatact avec l'eau.
374 sirAAATioir on qoaps.
Lorsque deux gaz sont mélangés , on ne peut les séparer qu'en en faisant passer un à l'état solide ou à l'état liquide. On peut employer un simple abaissement de température, ou un liquide, ou bien un solide qui l'absorbe. On peut encore employer un gaz qui s'unisse à l'un des deux gaz en donnant naissance à un composé solide ou liquide. Le premier procédé sépare en grande partie la vapeur d'eau ou le gaz aqueux des autres gaz ; l'oxygène est employé pour séparer l'hydrogène en s'y combinant parla combustion et le liquéfiant; il peutausii s'emparer dubi-oxyde d'azote et en faire de l'acide azotosique très soluble dans l'eau ; mais c'est surtout l'absorption que l'on emploie : le phosphore et les sulfures alcalins absorbent l'oxygène, la potasse caustique absorbe tous les gaz acides, l'eau absorbe facilement les gaz qu'elle dissout en grande quantité, comme le gaz ammoniac et le gaz chlohydrique. L'acide sulfurique dissout le bi- carbure d*hydrogène, le bi- oxyde de plomb et le bi-oxyde de mangauèse absorbent l'adde sulfureux, le borax effleuri absorbe ce gaz et le gaz chlorhydrique, le camphre absorbe aussi ce dernier gaz.
La séparation des gaz peut être facilement obtenue en opérant sur le mercure : le gaz étant renfermé dans une éproovette, on y introduit des fragmens de corps solides, qui, moins denses que ce métal , s'élèvent facilement à sa surface et se trouvent en contact avec le gaz.
Si Ton emploie un liquide , on l'introduit sous l'éprou-
vette à l'aide d'une pipette courbe.
On remplit la pipette à l'aide de l'inspiration, et on la ferme à la partie supérieure en y appuyant le doigt indicateur. Alors son extrémité libre est introduite sons la cloche,' et on y fait passer le liquide par insufflbition, si le niveau du mercure n'y est point plus élevé que dans la cuve; sans cela le liquide sécoule par la seule différence de pResîoB.
IXTEAGTlOff DIS OAS.
Les gaz peuvent être produits dans des opérations assez variées, selon qu'on les extrait de corps solides ou liquides, et k des tempëratures plus ou moins ëlevëes; mais on les tecueille par des moyens peu nombreux et faciles à mettre en pratique.
Les gaz peuvent être recueillis sur le mercure ou sur Peau, on même sans employer ces liquides. Ces corps pouvant s'écouler dans toutes les directions possibles , on les conduit à l'aide de tubes dans le liquide où Ton veut les recueillir. La, on les reçoit dans des vases renversés et remplis du liquide sur lequel on opère. A mesure que le gaz entre dans le Tase, il déplace une partie du liquide, et bientôt il le remplit. Si l'on opère avec des éprouvettes , on peut les enlever à l'aide de soucoupes contenant du liquide et dans lesquelles on les maintient renversées.
Si l'on recueille le gaz dans des bouteilles , on peut les boacber sous le liquide , et les maintenir renversées. Le peu de liquide qui reste sur le boucbon fait Toffice d'une sotipape et s'oppose à ce que le gaz s'échappe.
Une simjde terrine de terre cuite peut servir de cuve à eau pour recoeilUr les gaz. L'éprouvette.se place sur un têt que Ton échancre sur un bord pour y laisser passer le tube et que l'on peiœ pour l'écoulement du gaz.
On recueille sur l'eau les gaz qu'elle ne peut dissoudre , tels que l'hydrogène, lazote, l'oxygène , les divers carbures d'hydrogène, et même les gaz, dont elle dissout une quantité égale k trois fois sou volume au plus^ comme le chlore, le gu carbonique et le gaz sulfhydrique.
Lorsque Ion veut des gaz secs , on ne peut opérer sur l'eau. Dans ce cas , ou opère sur le mercure; mais avant , on des-
3^6 stoAJBJLTlOV DBS GO&Pfl.
sèche le gaz, en le forçant k passer dans an long tube rempli de fragmens de cUorure de calcium ou de cbaux vive , si Ton n^opère point sur un gaz acide; ou de ponce, ou d'amiaote imprégnée de sulfate hydrique concentre , si l'on n'opère point sur le gaz ammoniac, ni sur le quadri-carbure d'hydrogène que ce sulfate absorberait.
Quelques gaz, tels que le chlore et l'iodure hydrique, atU-
lp4ivré>^T?Twafsriîg^a^^^^
quent le mercure et ne peuvent être obtenus secs que par on procédé différant de ceux qui viennent d'être détaillés. Si ce gaz, comme les précédens, soni plus denses que Fàir, on les fait arriver par un tube vertical jusque dans le fond d'un Hacon bien sec, et quand on juge que tout l'air en est chassé par le ^-j^ gaz qui l'a déplacé , on soulève douoe-
11 ment l'appareil, ou plutôt on descend
I I lentement le flacon qui contient le gaz,
JJ et que , pour cela, on a placé d'avance
^^ sur un support élevé^ et on le bouche
aussitôt que son ouverture est arrivée i l'extrémité du tube. L'iodure hydrique étant excessivement soluble dans l'eau, ne peut être recueilli que par ce procédé.
Si l'on veut obtenir un gaz sec, moins dense que Cair^ sans cuve à mercure, on le recueille dans un flacon que Ion tient renversé à l'extrémité supérieure d'un tube verticd, et l'on termine l'expérience avec les mêmes précautions que pour les gaz plus denses que l'air.
DÉCANTATION. djj
SEPARATION DSS LIQUIDES.
Lorsque deux liquides sont mélangés, on les sépare, soit par un abaissement de température qui peut solidifier l'un d'eux, soit par une distillation ménagée qui extrait le plus volatil. Ces deux moyens peuvent être mis en pratique pour séparer l'alcool et l'eau. On peut aussi faire entrer un des deux liquides en combinaison, soit pour le faire passer à l'état solide, soit pour le rendre plus fixe. Ou bien on peut encore employer un liquide qui dissolve un des liquides mêlés ou combinés et qui le rende immiscible au second; c'est ainsi que Ton emploie l'eau pour séparer l'alcool mélangé aux huiles volatiles. On peut même employer un solide qui se liquéfie, pourvu qu'il forme un liquide immiscible avec celui qui est isolé : le carbonate de potasse ajouté à du vin en sépare l'alcool en s*emparant de Teau, s'il est en quantité suffisante.
Au moyen de réactions chimiques, on peut fort souvent faire nattre des solides au sein même des liquides, et les séparer par les moyens qui vont être indiqués.
SÉV JOLATIOV DU UQUIDIl IT DM
Le moyen que l'on emploie pour séparer les liquides et les solides peuvent varier selon qu'ils sont simplement mélange ou selon que le corps solide est dissous dans le liquide.
Les liquides et les solides peuvent être séparés par plusieurs procédés différens ; mais tous ces procédés peuvent se rapport ter à la décanUtion et à la filtration. DéciuUation*
Lorsqu'un liquide est en contact avec un corps solide, quel- ^ divisé qu'il soit, ils se séparent par le repos. Le corps solide gagne presque toujours la partie inférieure du vase; car presque tous les corps solides sont plus denses que les liquides. La décantation consiste à séparer le liquide qui surnage sur le dépêt On emploie pour cela divers moyens ayant pour but principal de ne point troubler la liqueur et de la transvaser sans en répandre. On obtient ce double résultat en inclinant ^<Hiceinent le vase qiu renferme le mélange, et en guidant le lûpiide k Taide d'une baguette, ou l'on se sert d'une pipette ^ oa bien on emploie un siphon 9 on bien encore on opère
378 BtPJLtJLTlOSf WÊB C0&P8.
dans des vases percés latéralement à différentes hautenn. Décantation à F aide éCune baguette. -** Ce mode de décantation est très souvent employé pour transvaser les liquides contenus dans des vases à précipités. Lorsqu'on incline un vase contenant un liquide, ce liquide s'écoule ; mais souvent il adhère aux parois extérieures du vase qui le renferme, et Ton a la plus grande peine à le faire parvenir dans un lieu déterminé. On peut obvier à cet inconvénient en graissant le bord extérieur du vase ; mais on réussit plus facilement encore en appliquant une baguette par sa partie supérieure contre l'ouverture du vase, à l'endroit même où doit passer le liquide. Si Ton incline alors le vase, et si l'on dirige la partie inférieure de la baguette vers un endroit désigné, le liquide s'y rend sans que l'on en répande la plus petite quantité , si toutefois l'on a le soin de le verser très lentement. La figure ci-jointe indique la manière d'opérer. Décantation à taide d!une pipette. — La pipette est un tube de verre renflé dans une partie de son étendue et terminé en pointe. Si l'on plonge l'extrémité effilée de la pipette dans un liquide, on peut l'y faire monter en aspirant avec la bouche. Lorsque le réservoir est rempli de liquide, ou lorsqu'il en contient la quantité von- ^1 lue, on ferme la pipette avec la langue
I ou avec un des doigts indicateurs, et on
i la porte au-dessus du vase où on vent U
.1 vider; li, on retire la langue on le doigt
If qui fermait l'ouverture supérieure de
la pipette, et le liquide qu'elle renferme s'écoule.
L'ouverture inférieure d'une pipette ne doit être ni trop étroite ni trop large. Dans le premier cas, le liquide s'écoule trop lentement ; dans le second, la pipette ne peut retenir le liquide. Une ouverture d'un millimètre de diamètre est très convenable. <— Pour que l'index ferme bien une pipette, il faut qu'il soit légèrement humide. -->- Les liquides bouillans, «m dont les vapeun possMent «ne grande tension, ne peuvent
être décantes à l'aide d'ane pipette ; oar la preanon que leur Tapeur ezeroe aur le liquide qu'elles renferment fait qu'elles se vident aussitôt que Ton cesse d aspirer. — Lorsqu'on aspire un liquide très caustique ou très vënëneux, il faut opérer lentement, et avec beaucoup de précautions, pour éviter qu'il n'amve jusque dans la bouche. Il faut surtout bien prendre garde que l'extrémité inférieure de la pipette soit toujours immergée ; car si elle s'élevait au-dessus de la surface du liquide, l'air rentrerait brusquement, diviserait le liquide contenu dans la pipette et pourrait Tentratiier jusque dans la bouche. — Si l'on veut transvaser un liquide abandonnant un gaz caustique ou vénéneux, comme l'ammoniaque liquide , le chlorure hydrique en dissolution concentrée , un sulfure alcalin dissous, etc., on ne peut aspirer avec la bouche; il faut plonger la pipette dans le liquide, jusqu'à l'endroit où on veut ta remplir, et elle se remplit d'elle-même.
Décaniaiion à FeUde du siphon, — La pipette est l'instrument le plus convenable pour décanter un liquide, mais elle ne permet d'opérer que sur de très petites quantités. Si le vo<r lame du liquide est considérable , on a recours à un siphon, n y a une foule de siphons différens ; mais, quels qu'ils soient, ils doivent avoir deux branches inégales. La plus courte, destinée k être plongée dans les liquides à décanter, doit être ouverte latéralement, et non à son extrémité inférieure, afin de ne point entraîner le dépôt.
J. Le plus simple de tous les syphons est un tube plié en U que Pon tient renversé. La théorie des siphons se trouvant dans tous les ouvrages de physique , je me bornerai à en indiquer l'usage. Si le liquide à décanter n'est point vénéneux, on amorce le siphon en aspirant avec la bouche par la partie Inférieure , ou bien on peut remplir le siphon avec le liquide sur lequel on veut opérer en le tenant renifersé, c'est-à-dire les ouvertures tournées vers le haut, fermer une des ouvertures et plonger l'autre dans le liquide : en dâ>ouchant Touverture extérieure, le liquide s'écouley si toutefois cette ouverture est plus basse que le niveau de ce liquide.
B. On construit en verre un siphon analogue à celui des
SiPiJLATIOll DES GO&F8.
marchands de vin. Ce sipbon peut être amorcé avec la bouche, et ne présente aucun danger, même en agissant sur des liquides très caustiques, s'ils ne contiennent rien de rolatil; car on voit arriver le liquide et l'on cesse d'aspirer avant d'avoir couru aucun risque. Pour faire fonctionner ce siphon, on en plonge la brancbe la plus courte dans le liquide à décanter , on ferme l'ouverture inférieure avec le doigt ou un boucbon, et l'on aspire avec la boacbe par l'ouverture supérieure, jusqu'à
ce que le liquide soit parvenu au bas de la brancbe externe. C* Le sipbon qui suit peut être amorcé en soufflant; pour cela, la brancbe qui plonge dans le liquide est retournée vers le haut, et l'on y introduit une pipette remplie de li* quide. En soufflant dans cette pipette, le sipbon est amorcé; seulement il faut avoir soin de la retirer aussitôt que Té» Goulement du liquide a lieu.
D. Il existe un sipbon qui détermine l'écoulement d'un liquide rien qu'en y plongeant sa plus courte brancbe ; mais pour cela , il faut que ce sipbon soit amorcé d'avance : une fois amorcé, il conserve toujours une quantité de liquide qui le rend prêt à fonctionner.
Il est par là même évident qu'un tel sipbon ne doit servir que pour le même liquide , à moins de le nettoyer de nouveau et de changer le liquide qui l'amorce. Cet instrument que l'on nomme sipbon- trompette, a cause de sa forme, exige quelques conditions particulières pour fonctionner, comme il vient d*être dit : il faut qu'eu plongeant la courte brancbe dans le liquide à décanter, elle y entre assez avant pour que la pression qui en résulte fasse remonter le liquide dans la branche
mTEATioir. 38 1
d'âxmlement et l'y amène au-dessus de son propre nÎTeau. Dicaniation des liquides dans des vases percés latéralement. — Ce mode de décantation est le plus simple et le plus commode de tous i mais il ne peut guère être utilise que lorsqu'on opère sur une grande échelle et que Ton répète souvent la même opération. On emploie ce moyen dans les verreries où Ton lave le sable, afin de le purifier.
fUtration.
La filtration a pour but de clarifier des liquides ou de re^ coeillir des corps solides mêlés avec des liquides, ou d'atteindre ces deux résultats à -la-fois. Dans tous les cas, elle consiste â faire passer le liquide au travers de corps poreux imperméas Mes aux particules solides. On peut faire des filtres avec une foule de substances, telles que des matières pulvérulentes ou des tissus ou des feutres. Dans les laboratoires de chimie , on se sert presque exclusivement de tissus de laine on de coton et surtout de papier non collé.
Les filtres de tissus de laine reçoivent difi'érentes formes, tantfttils 5ont coniques, tantôt ils sont simplement coupés en carrés. Les filtres coniques portent le nom de chausses (THippocrate. Ces filtres sont suspendus au moyen (Te ficelles par trois ou quatre boucles en ruban de fil. Ils sont très commodes et servent principalement pour filtrer les liquides mis en contact avec des matières organiques.
Les filtres en tissus coupés en carrés se nomment blanchets ou étamines^ selon ^'ils sont faits en étofie blanche ou en tissu de laine assez serré et peu plucheux. Ces filtres sont percés d'un trou à chaque angle, chaque trou est garni de fil comme un œillet. Ces trous servent pour les fixer sur des châssis carrés et munis de pointes saillantes à chacun de leurs angles. Ces pointes sont destinées à passer dans les œillets des filtres. Les châssis peuvent être avec ou sans pieds, les premiers se nomment simplement carrés^ les autres n'ont point de nom particulier que je sache. Les carrés se posent sur
|8a SlÊPAEATIOll mg CORPS.
les bords d'un yase, les chftssis à pieds reçoÎTent les vaies entre leurs pieds.
t^s filtres de papier se font avec du papier non collé qu Ton plie d'une manière particulière et que Ton dispose dsDS un entonnoir.
U y a deux manières de plier un filtre de papier 2 Première manière. Faire un carre de papier, le plier par la diagonale, comme dans la figure suivante. Plier A sur B pour obtenir le pli E, plier dans le même sens A
sur E pour obtenir le pli F; plier en sens inverse A sur F pour obtenir le pli G^ tenir ce pli serré entre \es doigts et en faire un dans le môme sens entre F et E; ramasser tous ces pKs entre les doigts et plier l'espace E B, comme l'espace A E, en faisant alternativement les plis en sens inverse. On déterminera facilement la largeur de ces derniers plis à l'aide de ceux déjà faits et en les tenant ' dans un plan vertical. U suffira d'appuyer sur une table en poussant les doigts jusqu'à sa rencontre pour que les plis se fassent exactement , même sans prendre la peine d'y regarder. Tous les plis doivent passer par le point C qui est le centre du filtre, et une fois faits, ils doivent être disposés comme ceux du côté B D.
Lorsque le filtre est plié, on en rassemble tous les plis lun contre l'autre, et on les coupe à la longueur du plus court rayon, le filtre étant déplié, doit avoir la figure d'un polygone i 3a côtés, et approchant par consâ]uent
PILTRATIOir. 3D3
beaucoup du cercle. Alors le filtre est oompIëtemeQt dëplié et on le replie de nouveau; mais en ne faisant plus rentrer les plis les uns dans les autres , c'est-à-dire qu'on le plie sur deux rangs. On l'introduit enfin dans un entonnoir, de manière qu'en se développant il prenne la forme indiquée dans la figure ci -jointe.
On remarquera que dans un filtre déplié , il y a deux plis deux fois de suite dans le même sens et différens de tous les autres; ces plis correspondent à A et à D. C'est de ces plis que Ton part pour replier un filtre avant de Tintroduire dans un entonnoir.
Les filtres à i6 plis ont l'avantage de présenter une grande surface dans un très petit espace. Lorsqu'ils supportent une grande charge de liquide, ils sont sujets à crever à la pointe. Pour obvier à cet inconvénient, on peut la doubler, ou même doubler le filtre en entier, les filtres doublés fiiltrent souvent plus vite que les filtres simples ; car leurs plis se maintiennent libres et n'adhèrent point soit entre eux, soit contre les parois de l'entonnoir; circonstances qui diminuent leur surface filtrante et prolonge par coùséquent le temps de la filtration.
Deuxième manière. Lorsqu'on opère sur des petites quantités de matières et surtout lorsqu'on a pour but de recueillir un corps pulvérulent déposé dans un liquide, on fait usage de petits filtres plia en trois ou simplement roulés. Ces filtres sont excellens et bien préférables aux précédens pour les usages qui viennent d'être indiqués. Pour faire un filtre en trois, il faut d'abord plier un carré de papier dans la direction d'une diagonale et plier ensuite le papier en deux endroits difiérens deux fois dans le même sens, de manière qu'une extrémité soit complètement enveloppée par ie reste , comme la figure Imdique.
Précautions à prendre pour filtrer les liquides.
Pour filtrer un liquide, il faut le laisser déposer autant que possible, l'introduire peu- à-peu dans le filtre, et n'ajouter le dëp6t que sur la fin de la filtration et lorsqu'il est impossible de faire autrement. En opérant ainsi , on gagne beaucoup de temps; car si l'on mettait d'abord du liquide fort trouble sur on filtre , le dép6t qui se formerait sur la anrlace filtnnte en
384 SÉPABÂTIOir DES GOEPS.
obstruerait les pores et pourrait même arrêter complètement la 61ttation. Cependant , lorsque des liquides ne coulent poim!^ '' clair au commencement d'une filtradon, il est convenable de ^ les reverser sur le filtre; le dëpôt qui se forme à la surface ^"^ diminue la dimension des pores et arrête les particules solides, *^^
Laçage des filtres, — Lorsque l'on doit filtrer des liqueurs acidulées dans des filtres de papier, il est convenable de les remplir d'abord avec de Teau contenant environ un dixième de cblorure bydrique, de maintenir le filtre plein de cette liqueur pendant quelque temps , de la laisser ëcouler entièrement ensuite, de remplir le filtre avec de l'eau distillée et d^en ajouter jusqu'à ce que l'eau qui s'écoule du filtre ne rougisse plus le papier de tournesol. Le papier ordinaire contient plusieurs sels et particulièrement du carbonate de chaux que le lavage à l'acide peut enlever, sans cette précaution les liqueurs filtrées pourraient contenir beaucoup de matières étrangères à celles qui devraient s'y trouver.
Laçage des matières contenues sur les filtres. — Les dépôts , recueillis sur les filtres , ont quelquefois besoin d'être complètement privés du liquide dans lequel ils reposaient. Pour cela, --on les lave en versant dessus un liquide convenable qui est de Teau le plus souvent. Afin que le lavage s'opère convenablement, il faut qu'il soit fait sans désemparer. Pour certains corps sujets à se fendiller par la dessiccation, comme l'hydrate d*alamine et celui de sesqui-oxyde de fer, il est même indispensable *^ que le dépôt soit constamment recouvert de liquide; car, sans " cette précaution, il se fendille et l'eau passe par les fentes sans v le laver. Gomme il est gênant et quelquefois même impossible de surveiller continuellement un filtre, on a imaginé plusieurs moyens pour faire qu'un filtre soit toujours recouvert de liquide jusqu'à un niveau déterminé. Le plus simple consiste à faire passer deux tubes dans le bouchon d'une carafe ou d'un vase quelconque, servant de réservoir d'eau, de telle manière que l'un d'eux atteigne le fond du vase et que l'autre atteigne seulement la partie interne du bouchon. Ces deux tubes doivent avoir exactement la même longueur en dehors du flacon. Le vase étant rempli d'eau t?t renversé, le liquide qu'il contient s'écoule par le tube le plus court et l'air rentre par le tube le plus long ; mais si les deux extrémités extérieures des tubes sont immergées dans un liquide , il n'y a
Fii.TmB lonvim. 385
Â&onloMnty pttfce tpe Tair ae peat plm icsticr daw ^^Boa. Eb nspendant cet appucil t lif d'm filtre, et
Ib extrëmilÀ iafiàrkwcs dtt tabès a la
^on veat obladr dam k filtie , ce mTeaa aem
^icaa tant qu il y aura de Teau dans le flacon. On peut
âOBc abandonner Topération à elle-même avec la certitude
^ le lavage se fera convenablement.
filinaion sur le charbon a/iimal»'^ On filtre quelquefois les
Vides au travers du cbarbon animal, afin de les décolorer, ^ov disposer cette espèce de filtre, on ferme rextrémité infé- Hâve d'un entonnoir avec une mèche de coton mouillée , et ^OB ajoute par dessus du cbarbon animal en grains que l'on a Inaecté d'avance. Il est évident d'ailleurs que Ton ne mouille ^ coum et le charbon qu'autant que le liquide à filtrer doit être aqueux.
FUiraiion dissolvante. *— Quelquefois la filtration a pour bot de dissoudre les matières solubles qui se trouvent renferi&ées dans une matière organique. Pour cela, on fait usage fan appareil particulier, analogue au filtre-presse du comte Râd,qui a été imaginé parRobiquet. Cet appaieil consiste principalement en une allonge dont on ferme l'extrémité ta plus T. I. a5
PROCÉDÉS* POUR 7AIRR RÉAGIR LBS CORPS.
étroite par un peu de coton qu'il ne faut point trop tasser* On la remplit alors en partie avec la matière sur laquelle on Tent opérer^ on la place sur un rase , et on y met enfin le liquide qui doit agir sur elle. Le liquide pénètre peu*à-peu la substance , en se chargeant de ses principes solubles , il arrive an coton, et bientôt il s*écoule dans le vase.
C'est en opérant dans un appareil de cette nature que M. Pelouze a obtenu le tannin pnr en faisant réagir l'étber hydrique sur la noix de galle pulvérisée.
Si le liquide est très volatil , comme l'élher hydrique, par exemple, il est convenable de monter Tappareil comme la figure ci-jointe l'indique.
De cette manière , l'appareil étant complètement fermé ne peul rien laisser échapper, et la pression déterminée par la tension de la vapeur contenue dans le vase inférieur ne peut s'opposer à l'écoulement du liquide.
Sëparfttson dcf flolîd« dîfioas àmtm dei liqnidei. Les solides dissous dans un liquide peuvent en être séparés par l'évaporation jusqu'à siccité ou par la cristallisation. Si ces moyens ne peuvent être employés, il faut avoir recours à des procédés chimiques qui changent le mode de combinaison des corps que l'on veut extraire et les rendent insolubles. Par exemple, si de lazotate argentique était dissous dans l'eau, et si Ton voulait simplement en extraire l'argent, on pourrait séparer ce métal par le cuivre ou le précipiter à l'état de chlorure insoluble, par l'addition d'un chlorure soluble. On emploierait alors les moyens qui ont été décrits dans le paragraphe précédent, pour séparer le chlorure insoluble du liquide dans lequel il se trouverait.
PROCÉDÉS POUR PJORB RÉAGIR LBS CORPS I<BS VHS SUR LBS AUTRBS.
Les procédés de cet ordre constituent essentiellement it pratique de la chimie. Ils sont excessivement nombreux et varies, cependant il est possible de les ramener à une théorie | générale. Ces procédés se modifient^ selon que les corps sont
COBPS SOLIDES. 38^
solides, liquides ou gazeux, selon qQ*ils sontfites ou volatils et selon la température à laquelle on les fait réagir. Ck>mme on propre souvent les produits en même temps qu'on les met en prâence pour les faire réagir, il résulte de là que les appareils à réaction se compliquent encore des appareils de production, si l'on peut s'exprimer ainsi.
wmoekaÈB aMnoTÉs voun r anm mààmm us oobfs i
Les corps solides réagissent difficilement les uns sur les autres, cependant on en a des exemples dans la cémentation et dans la réduction des oxydes et des siilfates par le charbon. Ces résultats ne peuvent être obtenus qu'à une température fort ^e?ée.
On facilite la réaction des corps solides , soit par Finterméde d'un liquide, soit en les liquéfiant. Les procéaés peuvent varier selon que l'on opère sur des corps fixes ou sur de^ corps volatils, et selon la température à laquelle on les soumet. Ds varient encore selon qu'ils donnent des produits fixes ou des produits volatils que Ton doit recueillir.
dw Mfpi foUdety fixai «I \
Ce mode de réaction est employé pour cémentéi^ Ite fer. Cette opération se fait en grand pour la préparation de l'aciei^. Les armuriers et les fabricans de bouderie en acier poli la pratiquent sur une plus petite échelle. Dans les laboratoires de chimie , on peut cémenter le fer en le chauffant dans des creusets remplis de poudre de charbon. La durée de l'opéra tion dépend de l'épaisseur des barreaux de fer et de l'élévation de la température. Plus les barreaux sont épais , plus il fvxi de temps, et l'opération est de beaucoup abrégée par une forte élévation de température (V. Fer pour plus de détails). Bien des corps oxygénés peuvent être réduits rien qu'en les chanfiant dans des creusets brasqués : la plupart des oxydes métalliques sont dans ce cas. Par le même procédé, les sulfates calcoidiques et natroïdiques sont réduits en sulfures.
■^■rtinn «rtirv def «otpf folîdcf, U^éfiabl«t d fini.
Ce made de réaction est excessivement simple à pratiquer et n'exige ancune précaution particulière si les corps mis en présenoe ne sont pas susceptibles d'être détruits par la chaleur.
ab'.
388 PROGlteÉS POUR PAIRS RÉAQIR LIS CORPS.
On opère au reste dans de simples fioles de verre, dans des capsules de porcelaine ou dans des creusets , selon la température que l'on se propose d'atteindre.
Lorsque l'on forme des alliages susceptibles de s'oxyder à l'air, il est convenable de chauffer pendant le moins de temps possible y d'opërer dans des vases qui ne permettent que difficilement l'accès de l'air et quelquefob même dans des creusets brasquës dont les bords sont dressés, afin que le couvercle s'y adapte bien.
Héastûm entre des oorpf soUdesi lîqaéfiebléf et dont 1 W an moiai
eft Toleta.
Pour unir deux corps liquéfiables par la chaleur, dont Ton est fixe, il faut d'abord fondre le corps fixe, et lorsqu'il est en pleine fusion, y ajouter le corps volatil et retirer le vase da f(pu aussitôt que la combinaison est opérée. C'est ainsi que Ton peut unir le zinc volatil avec le cuivre fixe , Tarsenic avec Tétain et le mercure avec ce dernier métal.
Lorsque le corps volatil ne peut s'unir avec le corps fixe qu'à une température fort élevée, il est convenable de chauffer le corps fixe dans un tube de verre ou de porcelaine, selon la température que l'on doit atteindre, et d'y faire passer la vapeur du corps volatil. C'est ainsi que l'on fait réagir le soufre et le carbone.
Le ^ou^re est introduit en fragmens par l'ouverture supérieure (lu tube que l'on bouche à chaque fob. Ce corps entre en fusion et coule dans le tube jusqu'à ce qu'il se réduise en vapeur. On ]>eut aussi faire tomber le corps volatil par un tube vertical qui traverse la voûte d'une cornue de grès dans laciutlle se trouve le corps fixe, qui peut être alors chauffé aussi fortement que cela est nécessaire.
On peut par de^r procédés analogues faire reagir les Tapeurs
CORPS 80LIDB8. 389
de phosphore d'iode et d'arsenic sur difiSJrens eorps fixes. Le corps volatil peat être contenu dans une cornue à col court 9 aboutissant dans un tube de porcelaine où l'on a AmBé le corps fixe* Le corps volatil et le corps fixe peuvent aussi être rëunis dans un même tube scelle à une extrëmitë et Iffgèrement recourbe comme une cornue. La matière volatile est d'abord introduite dans la partie du tube qui représente la panse de Ja cornue, on ajoute par-dessus un morceau de tube coupe pour la séparer de la matière fixe que l'on introduit ensuite. La figure suivante donnera une idée suffisante de cet appareil.
Cest ainsi que l'on prépare les phosphûres de baryum et de calcium, en faisant réagir la vapeur de phosphore sur la Ittrjte ou sur la chaux.
àdei
voUtilf.
Lorsque l'on veut combiner des corps solides et volatils donnant naissance à des corps volatils, on les introduit dans un rase aublimatoire ou dans une cornue de verre si la réaction n't pas lieu à une température trop élevée, on bien on opère dans une cornue de grès si Ton doit chaufier jusqu'au rouge. Les produits de ces sortes d'opérations •ont souvent recueillis à la voûte des vases opératoires par une véritable sublimation. (Test par des procédés de ce genre que Von fait réagir le soufre et le mercure.
Lorsque Ton fait réagir des produits fixes et en partie vola tils ou toat4-fait fixes et donnant cependant un produit volatil, on opère encore de la même manière : c'est ainsi que l'on prépare le chlorure de mercure et le chlorure d'ammonium. Si les produits de l'opération sont asseï volatils pour traverser le ool de la cornue, on les recueille dans un récipient : les
30O PROGéDÉS POUR FAIRB R^AIUR LES CORPS.
cblonires d'antimoine, de bismuth, de zinc et le sesqui-carbo* nate d'ammoniaqae peuvent être prépares ainsi.
Si le produit de la réaction est un gas, on le recueille par les moyens «jui ont été indiqués pour l'extraction des gss* Le gaz ammoniac s'obtient ainsi :
L'oxyde de carbone provenant de la réaction du cbarbon et du carbonate de baryte k une température élevée, s'obtient i l'aide de l'appareil suivant :
On peut encore faire réagir les corps volatils en faisant ar-
river leurs vapeurs dans un même espace, où elles subissent une température déterminée. C'est ainsi que Von prépare le
Gaa?S 80LIDB8 ET GDAPS LIQUUIBt. 3^1
carbonate anhydre d'ammoniaque en faisant réagir le gaz carbonique et le gaz ammoniac.
BiAono» nrTBa um Bounu bt uêb uqjnam.
Ces sortes de réactioiïs peuvent avoir lieu à la température ordinaire ou k une température plus élevée; dans ce dernier cas elles peuvent être modifiées si le liquide est volatil. Elles varient encore si le produit de la réaction est fixe , liquéfiable ou gazeux.
Si la réaction s'opère à la température ordinaire, conmie lorsque l'on met en contact un acide dilué avec le zinc ou le fer, ou avec un carbonate, on opère dans un vase quelconque, pourvu qu'il soit d'une capacité suffisante et qu'il ne soit point attaqué dans l'expérience. Les Vases de terre vernie ne doivent point être mis en contact avec les acides qui les attaquent; les vases en silicates quelconques sont aussi attaqués par le fluorure bydrique.
Si le produit de la réaction est liquéfiable, on opère dans un appareil semblable au suivant.
Si le produit ne peut être liquéfié qu'à une très' basse température, on le recueille dans nn tube en U maintenu dans un mélange réfrigérant.
L'acide sulfureux et l'acide hypocbloreux liquides peuvent être obtenus par ce procédé. On peut encore faire usage d'un tube scellé à une extrémité ou d'une éprouvette plongée dans un mélange réfrigârant.
89^ »ROctoBS pomei »aim aiAGi& lbs goeps.
Le cyanure hydrique est recueilli par ce procédé.
Si le produit de la réaction e«t gazeux , on le recueille sor n Teau ou sur le mer-
cure, selon la nature du gaz. Dans tous les cas, on opère dans un tube, dans ua flacon, dans un matras ou dans une cornue, auxquels on ajoute des tubes a recueillir les gaz.
Le premier de ces appareils est employé pour produire de petites quantités de gaz: on en fait usage pour le cyanogène , lorsqu'on l'extrait du cjanare de mercure; pour Toxygène provenant du bi-oxyde de mercure ou da chlorate de potasse et pour le protoxyde d'azote. Le seoond appareil sert pour l'extraction de l'hydrogène et de l'acide carbonique; le troisième peut senrir pour le chlore, le sulfure hydrique , le bioxyde d'azote , etc.;
LIQUIDAS. 393
le quatrième appareil peut être employé pour extraire l'oxygène da bi-oxyde de manganèse par le sulfate bydrique.
Si un produit liquide est volatil et 8*il ne peut réagir sur nn corps solide qu'à une température élevée, il est évident que ces deuT corps ne doivent point d'abord être mis en contact, parce que le corps volatil pourrait être entièrement réduit en vapeur avant que la réaction eût commencé. Pour obvier à cet inconvénient, on fait passer la vapeur du corps volatil sur le corps fixe que Ton cbau£fe alors à une température convenable, soit dans nn tube de porcelaine, soit dans une cornue. Cest par un procédé de cette nature que Lavoisier a fait réagir le fer sur l'eau en vapeur pour la décomposer. L'appareil suivant indique la manière d'opérer lorsque l'on veut recueillir les produits de la réaction.
On peut encore faire réagir la vapeur d'eau sur le cbarbon par un appareil analogue.
Les procédés employés pour ces sortes de réactions varient selon la température à laquelle on opère et selon qne les produits de la réaction sont fixes, volatils et liquéfiables ou gazeux.
3q4 P&OCiDÉS POUE FA(M |l£4GIK I<B8 CORPS.
Si U réaction a lien à la température ordinaire, et s'il n'en résulte pas de produits Yolatils, elle n'offre rien de particuUeri si ce n'est qu'il faut se mettre en garde contre l'élévation de
température qui pourrait avoir lieu trop rapidement et qui pourrait rompre les vases. Si le produit est volatil et liquéfiable, on le recueille par la distillation (r. pag. 3gi, fig. i).
Si le produit est gaxeui) on le recueille par un des appareils indiqués précédemment et surtout par celui représenté ci-contre.
C'est ainsi que l'on prépare le gaz bi-carbuve d'hydrogène.
Biaanoii
Les gaz peuvent réagir les uns sur les autres, soit à la température ordinaire, soit à une basse température , soit à une température élevée.
Lorsque les gaz réagissent les uns sur les autres à la température ordinaire» on peut les faire parvenir dans un même vase où la combinaison s'opère . Si le produit de la réaction est solide, comme le carbonate anhydre d'ammoniaque, il est convenable d'opérer dans un flacon à large ouverture, afin d'en retirer facilement le produit. Si le produit est liquide, on peut opérer dans un flacon ordinaire. On prépare ainsi la liqueur des Hollandais en faisant réagir le chlore et le gaz bi-carbure d'hydrogène.
Si les ^az ne réagissent ou ne donnent im produit convenable qu'à une basse température, on les fait passer par un tube en U plongeant dans un mélange réfrigérant (/^« pag. 891, fig. a).
Les appareils producteurs de gaz varient selon la nature des gaz que l'on fait réagir; mais si les gaz sont obtenus d'avance, soit dans des vessies, soit dans des gazomètres, 01^ peut faire usage de l'appaireil suivant qui a été employé par M. Mitscherlich pour préparer l'acide azoteux (F. pag. igS).
Si les gaz ne réagissent qu'à une température âevée et dé*
GAX*
cminée , on peot les faire passer au travers de tab^ plongés rdans diffërens bains ou chauffés 4 feu nu.
Si les gaz que Ton doit faire rëagir peuvent être brûlés les uns par les autres, on peut 7 mettre le feu) s'il sont mélangés 9 il en résulte une détonation ; s'ils ne se mélangent que peu-àpeu, ils brûlent alors successivement.
Le feu peut être mis au mélange par une étincelle électrique. Si la réaction doit durer quelque temps , comme lorsque Ton produit de Teau en combinant l'oxygène et l'hydrogène, les gaz sont contenus chacun dans un gazomètre particulier et se rendent tous deux dans un même ballon par deu^ tubes différens. Là, ils peuvent être enflammés par une étincelle électrique que 1 on excite entre deux tiges métalliques, 1 terminées chacune par une boule ^ ces ' boules ne se touchent point, une d'elles communique avec le sol et l'autre communique avec le conducteur d'une machine électrique.
Pour que l'expérience ne présente point de danger, il faut commencer par remplir le ballon de gaz oxygène et y faire arriver l'hydrogène ensuite. Si l'opération est bien conduite, mie seule étincelle sui&t, et l'on peut obtenir une flamme con* tinue en ayant le soin d'introduire l'oxygène nécessaire pour l'alimenter. Dans tous les cas, il est prudent d'opérer dans un ballon recouvert d'ime grille métallique à mailles serrées.
HéacrioM entre lit gas et les UqmàtÊ*
Les chimistes ont souvent l'occasion de mettre les gaz en
3g6 PEOGÉDÉS FOUE FAIRE EÉA6IE LES GOEPS.
contact avec les liquides, soit pour les y dissoudre , soit pour obtenir une réaction d*un autre ordre. C'est généralement dans l'eau que l'on dissout les gaz. S'ils y sont très solubles, comme le gaz ammoniac et le chlorure hydrique, l'appareil, dont on se sert, est peu compliqué. Si le gaz est peu soluble , on emploie un appareil composé d*une suite de flacons, que l'on nomme appareil de Woolf.
Dans tous les cas , il est convenable de laver le gaz en le faisant passer dans une petite quantité d'eau contenue dans un premier flacon.
L'appareil le plus simple se compose au moins de trois yases: un dans lequel le produit se forme, un second où il se lave et un troisième où il produit l'efiet voulu.
Le premier tube a et le second tube 6 plongent & peine dans Teau du premier flacon ; le troisième tube plonge dans l'eaa du troisième flacon.
Lorsque le gaz cesse de se produire et surtout lorsque le vase producteur se refroidit, le gaz qu'il contient se contracte, et l'air, comprimant l'eau du troisième flacon , le fait remonter jusque dans le second, et par suite celle de ce deuxième flacon remonte dans le premier vase. Ce phénomène s'appelle absorption, le tube b est un tube de sûreté qui a pour but de s opposer à cet accident : l'air rentrerait plutôt par sa partie inférieure dans le deuxième flacon, que le liquide du troisième, car il y a une moindre résbtance à vaincre pour déplacer l'eau contenue dans le tube b que pour la faire monter jusqu'au haut du tube c. Cette disposition d'appareil ne s'oppose point à la rentrée de l'eau du deuxième flacon dans le premier ; mais si l'on a eu soin de faire en sorte que le tube plonge à peine dans