‹ Traité de chimie générale et expériméntale, avec les applications aux arts a la médecine et à la pharmacie;Chapitre 89 sur 102 · UF&B · texte numérisé non relu

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gène de l'air pour le cëder à l'acide sulfureux, et qui devient apte à en reprendre de nouveau après Tavoir perdu. On voit aussi que tout loiygène du sulfate hydrique , moins celui que Ion suppose uni à l'eau, vient de l'air quand on prépare ce produit en brûlant le soufre mélangé avec des azotates.

Plusieurs fabricans, qui tiennent leur registre de fabrication avec exactitude, se sont aperçus qu'ils obtenaient plus de produits que la théorie ne l'indique. On sait aujourd'hui que ce résultat est dû à la formation de composés de àulfate hydrique et de bi-oxyde d'azote, on d'acide azoteux ou d'azotate hydrique. M. Rigaud, qui dirige la fabrique de Porquerolles , a obtenu, sur une moyenne d'un grand nombre d^années, exactement ce que la théorie indique : résultat remarquable, comme preuve d'une bonne fabrication et d'une excellente administration.

Dans les chambres de plomb, ou n'obtient jamais de sulfate monohydrique, mais ce même sulfate combiné avec des quantités variables d'eau. La fabrication devient même défectueuse lorsque l'on veut dépasser une concentration correspondant à une densité de i,6i6, = 55," B^ Si Ion allait jusqu'à i,63a = 56,« B% l'acide aurait exactement la composition : SOs , 3H0, et peut-être la formation de ce composé est-elle nécessaire? On peut calculer, d'après ces données, que pour 1^ de soufre, il fiiut i^5oo d'oxygène ou 1049 litres i o<> et à 76" de pression barométrique provenant de 4)99^ litres d'air à la même température et k la même pression, soit cinq mètres cubes j 1^987 d'eau et o^6a5 grammes de bi-oxyde d'azote ; mais la quantité de ce dernier corp ne peut être fixée par l'équation donnée précédemment. Son mode de réaction successive permettrait d'en employer une quantité excessivement petite, si l'on pouvait lui fournir l'oxygène nécessaire. Le soufre exigeant le dixième de son poids d'azotate potassique pour passer à Tétat de sulfate hydrique, ou 0,100, en épuisant l'air, doit prendre 0,084 d'azotate sodique ou 0,061 d'azotate hydrique oottcentré. Ce dernier composé ne s'employant jamais concentré, il sera facile de calculer la quantité qu'il faudra en prendre selon son état de dilution.

Âa sortir de la chambre de plomb , si le sulfate hydrique n'a pas 1,616 de poids spécifique, on le concentre dans des chaudières de plomb; le poids spécifique le plus élevé qu *il puisse

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prendre dans ces chaudières, sans les altërer, est i»7ii. Au sortir de ces chaudiAres, le sulfate hydrique est conduit dans une chaudière de platine, où il est concentré jusqu'à la densité de 1,845 , ou 66y'' B^ Il est alors à Tëtat de sulfate monohydrique.

La chaudière de platine est recouverte d'un chapiteau comme un alambic, qui permet de recueillir les vapeurs condensées, attendu qu elles contiennent une quantité très notable de sulfate hydrique. Le sulfate hydrique concentré est soutiré par un siphon à mesure qu il se produit , et de nouveaux liquides dilués arrivent constamment pour le remplacer. Il est de la plus haute importance d'entretenir le sulfate hydrique toujours au même niveau dans la chaudière , pour éviter qu'elle ne se déchire par des dilatations et des contractions successives qui auraic^nt inévitablement Heu sans cette précaution. Il est aussi indispensable que l'azotate employé ne contienne pas de chlorures, car il en résulterait soit du chlore, soit de l'acide chlorazotique qui détruirait la chaudière.

Les fabricans ont remarqué que lorsque le sulfate hydrique qui distille indique 35,® à l'aréomètre de Baume, soit à i,3ao de poids spécifique , on commence à recueillir du sulfate concentré ou à 66,® du même aréomètre, ou à i,84S de poids spécifique, et que tant que l'opération dure, la densité du produit distillé ee maintient toujours la même. Cette remarque indique bien évidemment que ces produits sont dus à la destruction d'un sulfate hydrique en proportions définies; mais les fabricans n'ayant point déterminé le rapport des produits recueillis, ni le point d'ébullition du liquide, on ne peut que faire des suppositions à cet égard.

Le sulfate hydrique à i,320 de poids spécifique a une formule déterminée SOj^SHO et correspond aux sulfates zincoïdiques. On trouve ainsi que, si c'est le composé SO3, 3H0 qui se détruit, la réaction doit avoir lieu entre 7 équivalens, et donner :

7SOt,3HO = SSOstHO + ft8Qi,8HO.

Si c'est le produit SOi, aliO qui se détruit ^ la réaction se passe encore entre 7 équivalens, et Ton a :

7fl03,9HO = 6S03,HQ 4- SO^.SHO.

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La première réaction doit aToir lieu s! Ton opère sur dn lulfate hydrique à 1,634 ^^ poids spécifiqae;

Purification du sulfate hydrique. — Le sulfate hydrique peut renfermer hien des produits étrangers, tels que des composés oxygénés de Tazote, du plomb et de Tétain provenant des chambres, de Tarsenic lorsqu'il est préparé avec des pyrites, du sulfate de fer, etc.

On reconnaît que le sulfate hydrique contient des produits aiotés, en employant le sulfate de fer ordinaire qui se colore en rouge foncé, par le composé qu'il forme avec le bi-ozyde d'azote qui se produit , ou par la narcotine qui prend une teinte rouge très foncée. M. Pelouze a indiqué l'addition du sulfate ammonique au sulfate hydrique , et l'ébuUition pour détruire l'azotate hydrique qu'il peut contenir : il se forme de l'azotate ammonique qui se partage en eau et en protoxyde d'azote gazeux qui se dégage. La distillation est employée pour séparer les produits fixes. Cette opération étant dangereuse par les soubresauts qui ont constamment lieu, il ne faut opérer que sur de petites quantités à-la^-fois, et mettre des spirales de fil de platine dans la cornue pour diviser la couche inférieure du liquide et s'opposer aux accidens. Il ne faut point employer de bouchons pour monter l'appareil , car ils noirciraient le produit.

Titre du sulfate hydrique. — La valeur du sulfate hydrique peut être déterminée au moyen de son poids spécifique ou de son point d'ébuUitlon. Les tables suivantes permettront de lapprécier.

La première table est due à M. Ure : elle fait connaître la richesse d'un sulfate hydrique quelconque 9 au moyen de son poids spécifique.

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