X.Ol
Mfi
Composition. — Le àlortite tiydriqne est form^ de volâmes égaux de clitore et d^ydrogènc non condensa. Cela peut être prouvé en chauffant ce gaz ati contact du potassium dans une petite cloclie courbe : la moitié du gaz est absorbée, le reste est de Thydrogène. On obtient un résulut inverse, maïs conduisant aux mêmes conséquences^ en nnissanit directement et à lumière diffuse, le chlore et Iliydrqgène me^ sures à volumes égaux. Cette expérience peut être faite avec ' des flacons d'égale capacité, dont les coIs sont dreasés et pc\ivent s^applîquer parfaitement l'un sur l'autre : si Ton adapte ces ÛsLCons l'un à l'autre avec un peu de mastic gfas, après en avoir rempli un de chlore et l'autre d^hydrogène, on voit après la décoloration du mélange que sa tension n'a point changé en ouvrant les 0ocons sous le mercure.
n résulte de ces observations que le poids spécifique du chlorure hydrique est égal à la demi-somme des poids spécifi*ques du chlore et de l'hydrogène :
Chlore = i|43i6 Rjdrosène = 0,0693
^^ :s 1,^4545 = pmai «pédiiqueda cU«m kyén^,
6ia CRtOHOÏDBS.
Réactions. -^ Le cUorure hydrique gazeux se combine directement avec l'ammoniaque et les alcaloïdes. Le chlorure hydrique et l'ammoniaque donnent l'exemple de la formation immédiate d'un composé solide par la réunion de deux g^z* Plusieurs métaux , tels que le potassium, le sodium , le fer et Tétain le décomposent à une température élevée en s'emparant du chlore qu'il renferme. Mis en contact avec les oxydes métalliques, il donne généralement naissance à de l'eau et à un chlorure.
C'est la solution aqueuse du chlorure hydrique qui se trouve dans le commerce et y porte les noms d'acide muriatique ou hydrochlorique. Cette liqueur répand des vapeurs à l'air d'une odeur piquante; lorsqu'elles sont en contact avec du gaz ammoniac, elles forment instantanément du chlorure ammonique qui apparaît en vapeurs épaisses.
Elle rougit fortement le tournesol et possède la propriété de saturer les bases et de neutraliser complètement leur action en donnant naissance à un chlorure et à de leau. Le chlorure hydrique dissous attaque le fer^ le zinc, le manganèse et l'étain avec dégagement d'hydrogène; il n'attaque le cobalt et le nickel qu'autant que ces métaux sont excessivement divisés et obtenus par la réduction de leurs oxydes au moyen de Thydrogène. Ce composé n'a pas d'action sur le cuivre , sur le mercure et sur l'argent; il n'en a aucune sur l'or et le platine. Il ne décolore point l'indigo, comme le fait la dissolution du chlore, mais il agit de même sur l'azotate d'argent, voyez pag. 6o5 et 6og.
Le produit du commerce est presque toujours coloré en jaune brun par du fer ou plutôt encore par des matières organiques ; car le chlorure hydrique jouit de la propriété de les détruire et de les charbonner. On le vend souvent comme ayant 1,17 de poids spécifique = ai" B^; mais il n'a généralement que i,i5 = 19* B^, et on augmente son poids spécifique en y ajoutant du chlorure sodique, du sulfate sodique et du sulfate hydrique. En outre des matières qu'on y ajoute, il s'y trouve encore souvent du gaz sulfureux qui modifie beaucoup son action dans certaines réactions.
L'acide mitriatique du commerce ne doit laisser aucun résidu lorsqu'on le soumet à l'évaporation ; s'il en laisse, c'est qu'il contient des sels fixes. Etant étendu de dix i douze fois
GHLOAB. 6x3
son poids d'eau dûtillëe, il ne doit point donner de précipité par le chlorure de baryum. Ceci n'a lieu que lorsqu'il contient un sulfate. La présence de l'acide sulfureux peut être reconnue par du proto-chlorure d'étain qui occasionne la formation d'un précipité brun de sulfure d'étain.
Fréparation. — Le chlorure hydrique est le produit de la réaction du sulfate hydrique et du chlorure sodique :
ClNa + SO4U = S04Na + CIH.
On prépare le chlorure hydrique sur une échelle immense ; en France, il n'est même souvent qu'un produit secondaire de la fabrication du sulfate de soude, que l'on néglige de recueillir. Les appareils, dont on fait usage dans les arts^ sont très variables ; cependant on peut dire d'une manière générale que l'on opère dans des fours à réverbère ou dans des appareils distillatoires en fonte.
Lorsqu'on opère dans des fours à réverbère, la fumée du combustible se trouve mêlée avec le gaz , et l'on détermine un tirage au moyen d'une haute cheminée. Avant que le gaz parvienne à cette cheminée, on lui fait parcourir un long trajet dans une suite de tubes et de vases contenant de l'eau «Dans cet appareil condensateur qui ressemble à un appareil de Woolf, les tubes ne peuvent plonger dans l'eau, parce qu'ils empêcheraient le courant d'avoir lieu, et le chlorure hydrique ne se dissout que par l'immense facilité qu'il a de se combiner avec ce liquide.
Quand on opère dans des cylindres ou dans des espèces de cornues que l'on peut fermer convenablement, les tubes par où le gaz s'écoule peuvent plonger dans l'eau , en raison de la pression qui se développe, et il ne faut qu'un très petit nombre de vases pour obtenir la dissolution complète du gaz.
La figure suivante représente la coupe transversale d'un appareil à cylindres. Ces appareils sont de beaucoup préféra** blés aux cornues et aux chaudières , dont on retire difficilement le sulbte de soude.
6i6 cHLOaoïMs.
nense lorsqu'elle est prise & l'intërieur. Elle dëtniit les tiisnset entraîne rapidement la mort si Ton n'y porte point remède. Le contre-poison de cet agent est le bi-carbonate de sonde, la magnésie causticyie n'étant pas toujours facilement dissoute par ce produit. Le gaz carbonique qui se d^age a pourtant TiD" convénient de distendre Testomac et de pouvoir en détermi* ner la rupture lorsque cet organe est déjà fortement atteint par cet agent.
Selon M. Millon, on obtient un composé de cblore et d'bydrogène plus chloruré que le précédent , en faisant réagir le chlorure hydrique sur le bi-ozyde de plomb à une basse température. Le produit obtenu aurait des propriétés remarquables qui le rapprocheraient du bi-oxyde d'hydrogène. Mais il faut attendre le développement de ces travaux pour qu'il soit possible d'en donner une analyse.
^ Adde €liIoi«aotM|iie.
Produit actif de Peau régale,
AiOsCla.
Les anciens chimistes avaient trouvé qu'en mèbnt l'esprit de nitre (azotate hydrique) avec le sel marin (chlorure de sodium) , ou le sel ammoniac (chlorure ammonique), il en résultait un composé particulier qui jouissait de la propriété de dissoudre l'or. On savait encore qu'en mêlant Tacide muriati* que avec le nitre, on arriverait au même résultat, on a vuenfin que Tacide muriatique et l'acide nitrique donnaient encore un liquide capable de dissoudre l'or, et l'on a donné à tous ces produits, mais plus spécialement au dernier le nom d'aoït régfde (aqua regalii)^ parce qu'ils peuvent dissoudre l'or ou le roi des métaux. BerthoUet et H. Davy ont pensé que ce produit devait ses propriétés à du chlore mis en liberté par la réaction du chlorure et de l'azotate hydriques, d'où il résultait en même temps de l'acide azotosique, comme cette équation Tindique : ÂzOeH + CIH r= ÂZO4 + aHO + Cl. M. Edmond Davy, en traitant le sel marin fondu par l'azotate hydrique, a obteon un gaz rouge qu'il pense être au moins analogue au produit actif de l'eau régale. Ce gaz, selon ce chimiste, serait formé de volumes égaux de chlore et de bloxyde d'azote sans condensation, et serait sans doute produit par la réaction suivante^
GHLOEB. 617
en admettant qu'elle ait lieu entre le chlorure et l'axotate hy* driques : AzOeH + 3G1H «3 ÂzOsGlt + 4HO -f CL, équation qui démontre que ce gaz ne pourrait être obtenu à l'état de pureté, et qu'il dcFrait être souillé par du chlore. Enfin, dans ces derniers temps (hiver 1842-1843)9 j'ai pu obtenir le gaz de l'eau régale et le condenser en un liquide jouissant de propriétés particulières qui m'ont permis de l'étudier.
Si l'on fait un mélange de 4 parties d'acide muriatique et de 5 parties d'azotate hydrique du commerce , qu'on l'introduise dans une fiole, et qu'on le chauffe, vers -f- 86^9 il donne un gaz rouge que l'on peut recueillir conune le chlore en profiunt de l'excès de son poids spécifique sur celui de l'atmosphère; mais avant, il faut le taire passer dans un tube en U, plongeant dans de la glace pilée, afin d'arrêter les vapeur étrangères.
On obtient aînsî un gaz coloré en ronge-jaunâtre, à-peu-prcs com me la vapeur d'acide azotosique, ayant un poids spécifique de a,49* Ce gaz a pour formule : ÂzOsGIf, qui correspond i Tacide azotique anhydre, et représente 6 volumes, comme cela résulte des données suivantes :
Az = atol. = aTX o,97*o = «»944o 30 = 3 vol. = 3*X i,io57 = 3,3i7i sCl =: 4Tol. = 4 X Mai* =9^Wi
I volume de gaz chlorazotique contient donc i;3 de volume d'azote, i/a volume d'ozygène et a/3 de volume de chlorf •
6l8 CHMIEOÏDBS.
L9 gu cUoraiotiqae prëtente les priiittipftlcs téàitàmiê An chlore; cependant il s'en diatiogue en ce qu'il agit lentement «ur le potaisium à la temp<$rfttura ordinaire^ et en ce qqel'oa peut y fondre le phosphore sans qu'il apparaisse de lumière, 00m me cela aurait lieu dans le ohlêre«
Si Ton fait parvenir le gas dilorasolique dans un Inbc enU plongeant dans un mélange réfHgârant, formé de sel marin et déglace pilde, il se condense en un Uquide rouge, dont le poids spécifique =3 1^3677 à 4* 8^9 et qui bout & »-< 7,^.
L'acide chloraxotique liquide disiout l'or et n'attaque pis aensîblement le phosphore. Lorsqu on fait paiaer un courant de gaz chloraaotique dans l'eau 9 elle en absorbe pendant longtemps sans se colorer a arrivée à une certaine époque^ elle commenoB A devenir rouge, et à dater de ce moment, elle prend autant de gaz qu'elle en contenait d'abord. A 0% elle.em dissout les 0,395 de son poids; ce qui correspond à environ laa fois son volume et à un peu plus de 3o équivalens d'eau contre un acide. La dissolution saturée de gaz cblorazotique a un poids spécifique de 1,161 1. Elle jouit de toutes les propriétés attribuées à l'eau régale ; c'est-à-dire de dissoudre Tor et le platine, et de détruire les couleurs végétales, y compris l'indigo.
L'acide cblorazotique liquide est parfaitement distingué d'un mélange de chlore et d'acide azotique, par sa composition, par son point d'ébuUition et par sa solubilité dans l'eau. Ce composé est encore distinct de celui indiqué par M. Ed. Davy par sa réaction sur Tazotate d'argent, qui a lieu sans qu^il se dégage aucun gaz, ce qui prouve que ce composé correspond parfaitement à l'acide azotique.
L'aoide cblorazotique n'a reçu ce nom que par son analogie de composition avec l'acide azotique , car il n'est nullement acide, attendu qu'il ne sature point les bases : il donne nais» sance à un chlorure et à un azotate. Si l'on fait passer un courant de gaz cblorazotique dans la dissolution d'un alcali ou sur Toxyde d'argent ou sur un carbonate, même insoluble» et tenus en suspension dans l'eau, il donne définitivement un chlorure.
L'eau régale elle-même donne d^ produits variables, selon les proportions que l'on emploie pour la former, et cela est du à ce que les azotates sont décomposés par le chlorure hydrique et par l'toi^^ chlorasotiqite qui les trsn^roinw en rhlonues, do
3 qms les cklomrca scmt timnaforttiéa en uotetea par Pa* ' :: hjdrique lorsqu'il est tn eicès*
Adoa HTPO-GBiOEainc.
Jciile oklorfusm Baiard.
CIO = 54ay6 = a volâmes.
acide hypo-cbloreux, dont leiisteoce «lait ^«p^në? par les chimistes, a ëté isole , en i834 9 par M. Â. J. Qalardi 'a obienq i Vëtat gai^UK el an disaolutioa datis Vw^^ £n >, M. Poloiue a liquéfié ce «lèiiie acide» en a fait oooiiattnK lOttvelles propriétés et en a modifié avantagemeinent U aratioa«
i gai acide hypo-cblorenx est dune couleur jaunâtre , «on
ir est vive 9 pénétrante et différente de celles du chlore et
scide ohk^rosiqiie* Son poids spécifique calculé tïs ^^97»
^u'oa le (^aufie au-deU de 4* ^^f U détone et ses élé^
s aonl séparés. On trouve après la détonation que le
me a sensiblement augmenté de moitié, et en soumettant
snltat de la détonation à l'action de la potasse disseote, les
s tiers du mélange, ou un volume égal à celui du gaa em«f
é, sont absorbés i le reste est de Toxygène* h$ fs^^ absorbé
ia potasse étant du chlore, cette expérience établit qu'un
une de gaz hypo-chloreux contient un volume de chlore et
lemi- volume d'oxygène condensés en un «eul volume. Ia
ière solaire décompose rapidement le gai bypo*ch)oreW(|
amière diffuse ne l'altère pas notablement*
In mélange de gaz bypo-cbloreuz et d'hydrogène détone
l'approche d'un corps enflammé. Le charbon fait aussi dé-»
er le gaz hypchchlorenx, mais sans qu'il se combine aveosea
Biens. Le sélénium, le soufre, le phosphore et laraenic, font
nédiatement détoner ce gaz avec apparition de chaleur et
lumière. L'ozy^èue et le chlore sont sans action \ le brome
l'iode réagissent lentement en donnant naiisaoce à des
ides brônaique et chlorique, en même temps qu*à des eblo-
res de brome ou d'iode, La plupart des méiaux absorbent le
zhypo-chloreuzetlefontmème détonen le mercure donno
ftîssance à nu Q^yt-ohlorure rouge $ l'argent en feuilles ab«*
irbe une partie du ohlore de ce gsz, m«t Toxygèue et une
iftie du chlore en liberté. Les oompoaéa gavent d'bg^drogèn«
620 GHLOEOÏOBS.
et de soufre, ou de phosphore ou d'arsenic, rammonUqoe même et le bi-oxyde d'azote, font dëtoner ce gaz avec apparition de chalear et de lumière. Le gaz chlorure hydriqae le décompose sans apparition de lumière. Le cyanogène et Poxjde de carbone décomposent aussi ce gaz, mais plus lentemeut. Le phosphurc de calcium et la plupart des sulfures le décomposent yiolemment en faisant apparaître une tîtc lumière, L'iudigo décompose aussi Tacide hypo-chloreuz, mais sans détonation.
Lorsque Ton fait arriver le gaz hypo*chloreux an fondd'on yase étroit, plongeant dans un mélange réfrigérant, il se liquéfie. Le liquide obtenu est d'un rouge foncé. Son odeur est évidenunent celle du gaz qui produit ce liquide par sa condensation. Son poids spécifique est plus grand que celui de Teao. L'action de la chaleur , de simples vibrations imprimées aux vases qui le contiennent, le font détoner. Le potassium, le phosphore, l'arsenic et l'antimoine en poudre, brûlent aveoflaônme en donnant lieu à une explosion lorsqu'on les projette dans ce liquide.
L'eau dissout au moins aoo fois son volume de gaz hypochloreux, ou les 0,77 de son poids; proportions qui correspondent environ à i équivalent d'acide pour 6 équivalens d'eao. Cette dissolution a une couleur jaune foncé comme celle deTacide chloro-aurique et possède l'odeur du gaz qu'elle contient. Appliquée sur la peau, elle la désorganise rapidement. Elle ne peut être conservée pendant quelque temps qu'en la mettant à l'abri de la lumière. Le brome et l'iode en déplacent le chlore en réagissant comme sur le gaz. L*hydrogène est sans action sur cette solution ; mais le soufre , le sélénium, le phosphore, l'arsenic, l'antimoine en poudre, le fer, la décomposent a?ec rapidité; l'arsenic s'y enflamme même si la liqueur est concentrée. L'étain, le zinc, l'antimoine en fragmens, le bismuth et le plomb, n'agissent pas sensiblement , i moins que Ton ne fasse intervenir la présence d'un acide. L'or et le platine sont sans action. Avec le cuivre, il se forme un oxy-chlomre, avec l'argent on obtient un chlorure et de l'oxygène se dégage. l« chlorure d'argent jouit delà propriété remarquable de d^mposer Tacide bypo-chlorcux dissous sans changer de nature. Cette dissolution change immédiatement le sulfure plombique en sulfate, avec les sels de protoxyde de manganèse: elle donne
CHLOAB. 6a I
un précipite noir dlijdrate di* per-oxjde de manganèse; aVec les sels de plomb, elle donne du bi-ozyde de plomb» Avec le chlorure hydrique, il se produit uniquement du chlore et de Peau. A une température de -f^ 3% on obtient de Thydrale de chlore. Avec l'ammoniaque, elle peut donner un hypo-chlorite décolorant, mais très peu stable. Si l'on a soin de refroidir les liqueurs et d'opérer le mélange très lentement pour éviter une trop grande élévation de température , il se forme du chlorure d*azote, corps très dangereux par les explosions auxquelles il donne lieu.
On voit par les réactions de l'acide hypochloreux qu'il agit alternativement par le chlore ou par l'oxygène qu'il contient, quelquefois par ces deux élémens à-la-fois, comme sur le cui- Tre. En outre, il donne encore l'exemple de faits très intéressans se rattachant à la catalytie.
Prqfaraiion de Pacide hjrpo-ckloreux.'^ On prépare l'acide hjpo»chloreux en &isant passer un courant de chlore sec sur du bi-oxyde de mercure obtenu par précipitation et chauffé préalablement jusque vers 3oo ou 4oo degrés.
Pour cette opération, on fait passer le chlore dans un premier tube, contenant du chlorure de calcium, afin de le desséeher; puis dans un second tobe , contenant Poxyde de mercure. Lorsque l'on veut avoir le gaz sec, on le recueille comme le chlore sec , voy. p. 606 ; lorsque l'on a l'intention d'obtenir l'acide hypo-chloreux liquide, on fait parvenir le tube afférant jusqu'au fond d'un tube soudé à son extrémité inférieure et plongé dans un mélange réfrigérant. Pour obtenir l'acide dissous dans l'eau, on fait simplement arriver le gaz dans de l'eau pure.
Chlorures d^ oxydée^ chlorures désinfectàns j chlorures de Labarraque,
Les hypo«chlorites ont été connus avant Pacide hypo-chloleux, et pendant long-*temps on a cherché k en déterminer la composition. G>mme il serait trop long de rapporter tous les travaux qui ont été entrepris sur cet objet, il sufEra de dire que la découverte de l'acide hypoHshloreux a jeté une vive lu-
6%fk GHMmOlMtt.
mière tar oette queédon , et qu'on tratiail Mee»t de H. Gay- Lussac ne peut laisser le moindre-donfse que les kypo«oUorites contiennent réellement les élëmen» de l'acide hjpo-diloreiix et d'une base. Il faut ajouter pourtant que le mi^e de prëpaïation des liypo-chlorites est tel, qu'ils contiennent tofqoun un ehlorure , au moins tels sont les hypochlorites sodique, potassique et calcique^ que l'on trouve dans le commerce*
Les hypo-chlorites se préparent généralement en mettant en contact un hydmte avec le dilore, en ayant soin que ce dernier corps ne soit point en excès, et que la température ne soit point trop élevée. En négligeant l'eau, dont la pràence ne parait pas indispensable, leur formation serait ainsi repràentée t
a ÀO + a Q = ClOaA + CIA.
Les hypo-cblorites sont incolores : ib ont une odeur forte» aromatique, ayant quelque aitalogie Avec celle du oblore ^ mais qui en diffère cependant beaucoup* Ils décolorent la Mlutioa sulfurique d'iudigOw Lorsqu'on les traite par le sulfaté ligfdrîi{ae dilué au vingtième» ils donnent de l'acide hypo-cblorelik» que l'ou peut obtenir è l'état nqueux parla distilktion. Si l'iiypbdilorite contient un chlorure comme c'est le cas pour cous oeaz du commerce, illaat n'employer qipe la quantité de sulfate hydrique nécessaire pour obtenir cet atiide, car sans cela on obtiendrait du chlore j aussi il est indispensable d'opérer lentement, et d'agiter constaiUment; quand on ne veut obtenir que l'acide; parce que, quand bien même du chlore aurait été mis en liberté» et ceia ne pourrait avoir lieu autrement, il pourrait disparaître en déplaçant une quantité correspondante d'acide hypochlorenx.
, GIOs = 74a,6 = 3 Toliimes.
Soupçonné par la plupart des chimistes , entrevu par quelques-uns d'entre eux , ce composé n'a été réellement isolé et étudié que par M. Millon, en i843.
L*acide chloreux est un gax d'une coulettr jaune^verdâtre , aases foncée $ il possède une odeur analogue à celle de l'adde dilorosique, et il irrite fortement les voici aériennes* Son poids spécifique^ a,646. Il neae liquéfie pointa-^ ao*. Lors* qu'on le chauife, il se transftHmie en dilore, en Mygène et en
aeide percblaKiqWy en ne prodttMaftt qu'une fiûble teoeime. L'eau en dissont S à 6 fois son Tolutne a ïm lempératnvè de -«f* 90% et prend nm teinte janne tfès foneëe^
Le soufre, le sëléninmy le tellure^ le phosphore et rànenio font détoner le 91& acide ehlomui par lenr simple coritad^ Tiode Tattaque en donnant naissance à du ohldrure d'iode et à de lacide iodîque.Le brome ne l'altaqtie point» L'antimoine^ k aine, le 1er , le Goivre , l'argent et l'ëtain , sont kou adion sur ce gaz. Le oiercure l'absorbe complëtement (i)#
La baryte et la chaux caustiques n ajbsorisent ce gsa qù'a^eo lenteur; î'oxjde d'ai^gent le décompose instantanément.
La dissolulton aqueuse d'acide c^loreux est sans action sur lor, le platine et Vantimcnne* Il attaque le jnereursy le cni?re4 le fer et le sÊnc^ en donnant lieu à des produits TariÀ« U est lentement absorbé par les alcalis caustiques, et donne des pev>» oxydes métalliques ayec les sels de plomb et de protoQtydé dé manganèse.
U existe des composés formés par la réunion de l'acide chlorenx et de Tacide cbloriqtie ou de Tadde bypeitUofiqne. T. acide chlorosique , acide ehhrO'eMortque et acide chlorO'per' chlorique»
Préparation, — On obtient Tacide cbloreux en chauffant à la tempéîrature d'un baîn-marie nu mélange de 90 parties de cfaiorate de potasse, de i5 parties d'acide arsétfieux, de 60 par^ tîes d'aootafte hydrique et de ao parties d'«au. Le èhlorarte de potasse et Pacide arsénieux sont finement pulrériâésy bie|l mêlés et nns e» pl^te Kquide atec de Teau. Ce mélange ert iiN troduit dans un ballon que l'on en remplit pre^e eompléte^ ment. Il est important d'employer de l'azotate hydrique pur pour éviter des explosloiis dangereuses, qui seraient dues à Itf formation de Tacide chlorosique.
Le gaz est recueilli comme le chlore 9ec (2), toy« p. 6o6.
Les chlorites potassique, sodique ^ barytique et strontique,
(t) Ce résaltat est siogulier. Dans la théorie de Lavoisier, il ferait croire k Teustetire d*aQ acide CIO2, comparable à Tacide sulfureux. (3) RSiliOQ. Jim, de eh, ei dephys,^ 3* série, t. Tit, p. 3a i.
6a4 CHLOAOÏOBS.
sont solubles dam Peau* Le chlorite de plomb est jaane et tris peu solnble. Le cUorite d'argent est pen soluble dans Teau froide et soluble dans l'eau bouillante, dont il se sépare parle refroidissement sous forme d'ëcailles jaunâtres. Lorsque Ton cbauffe les chlorites, ils se décomposent tous entre i5o et a35\ Les cblorites alcalins se transforment en chlorates et en clilorares. Les cblorites de plcmib et d'argent font explosion en donnant sans doute un chlorure et de Pozjgène; ces derniers cblorites enflamment le soufre lorsqu'on les y mêle* Le cUorite de plomb , que l'on peut obtenir par double substitution, et qui est le chlorite le plus caractéristique , est facile ment décomposé par du sulfate hydrique dilué dans 8 à la fois son poids d'eau, et donne de l'acide chloreux pur, que Too distingue des acides chlorosique et chloro-chlorique, parce qu'il ne donne point lieu à une explosion ausçi yiolente lorsqu'on le chauffe.
AfmNI CBMBOilQin.
O^de de chlore ^deutoxjde de chlore^ acide chloreux^ acide hypochlonque*
Ca04 =: 84a, 6 = 4 volumes.
Ce composé correspond, par sa formule et sa constitution, à l'acide aasotosique étudié précédemment. Il a d'abord été ocmnu à l'état de fluide élastique ; mais M. Millon a démontré que l'on pouvait le liquéfier sous la pression de l'atmosphère par un mélange réfrigérant* Le liquide obtenu est ronge foncé. Son odeur est suffocante. Lorsqu'il est entièrement privé d'eau, il entre en ébuUition è -f- ao<>, et sa vapeur détone vîolemment à + 6o ou 63°j un fragment de potasse caustique le fait aussi détoner subitement; mais quelquefois cet accident a lieu à la température ordinaire, sans que Ion puisse en assi* gner la cause: peut-être est-il dû à des vibrations imprimées au vase qui le renferme, comme cela a été observé pour l'acide hypo-chloreux par M. Pelouze.
Le gaz chlorosique est jaune foncé ; son odeur est la mène que celle indiquée pour le liquide; son poids spécifique calculé = 2,32. La chaleur et l'étincelle électrique le font détoner. La lumière solaire le transforme en chlore, en oxygène et en acide perchlorique anhydre. Si la lumière est diffuse y la réaction
CHLORB. 6a5
est la xnâmc, mais elle est plus lenlc. Le mercure ne Tattaque point.
A 4* 4°l*(*au dissout jusqu'à 20 fols son volume de vapeur cblorosîque. Elle peut abandonner celle eau sans allération, M. Millon a démontré d'une manière fort rigoureuse que Tacide cblorosîque, en contact avec les bases alcalines, les satunit lentement et donnait définitivement naissance à un chlorate et à un chlorite, renfermant chacun la roâmc quantité de métal et la même quantité de chlore. Cette transformation, qui est analogue à celle de l'acide azotosique, est représentée par l'équation : 3C104 + 2AO = QOsA -f CIO4A. Il n'y a . donc ]M>int de chlorosates.
En faisant détoner un volume de gaz chlorosiquc, il augmente sensiblement de moitié. Le produit de la détonation est un mélange d'oxygène et de chlore. En absorbant ce dernier gaz par la potasse, on trouve qu'il en formait le tiers. Or donc, le gaz cblorosique est formé d'un volume d'oxygène égal au sien et d'un demi-volume de chlore entièrement condensé.
Pour éviter l'absorption du chlore par le mercure quand on opère dans une éprouvette, M. GayLussac a fait l'analyse de ce gaz par un moyen simple et fort ingénieux. Ce moyen consiste à le faire passer dans un tube présentant des boules dans sa longueur; en chauffant le tube, le gaz se décompose à mesure qu'il y parvient, et le produit do sa décomposition va se rendre dans les boules. En coupant ces boules après le re<froidisscment de l'appareil, il est facile de faire l'analyse du gaz qu'elles contiennent en les vidant au-dessous d'un tube gradué contenant une dissolution de potasse caustique : le chlore est ab« sorbe, et l'oxygène devient libre. Ce gaz étant mesuré, il suffit de remplir la même boule avec de l'eau et de la vider dans le tube qui a servi [lour mesurer l'oxygène, afin d'en conuattre la capacité. La capacité de la boule représente le volume du mélange gazeux: si <lc ce volume on retranche celui de Toxygène mesuré préalablement, leur différence donne le volume du chlore. En analysant le gaz contenu dans plusieurs boutes, on trouve constamment que le volume de l'oxygène est double de celni du chlore. On a vu ci-dessus que M. Millon est par* venu à des résultats qui confirment complètement cette analyse , en déterminant la composition des produits de la réaction de l'acide cblorosique sur les baae$«
6a6 CHLOROÏDES.
ACIOa OBLOaiQVB.
CIO5 = 94a,6.
♦ Cet acide n\»xîste qu'à Tëtat de combinaison. Le composé qui porte ce nom est le chlorate hydrique.
Muriaies oayrgénés ^ Oxymuriates.
a05,A() =1 CIOôA.
Le premier chlorate a été découvert, en 1786, par Berthol* let, qui Ta considéré comme un chlorure oxygéné. Aucun chlorate n'existe dans la nature, iU sont tous produits pr la réaction du chlore sur les hydrates d'oxydes métalliques.
Lorsque l'on chauffe les chlorates, ils se décomposent généralement en chlorure qui demeure fixe , et en oxygène qui se dégage. Le chlorate aluminiquia ferait sans doute exception, et laisserait un oxyde pour résidu. Le chlorate de potasse se transforme en perchlorate et en oxygène avant de passer à l'état de chlorure. Projetés sur des charbons ardens, les chlorates fiisent^ même plus facilement que les azotates. . Les matières combustibles simples ou composées détoneot généralement par le choc lorsqu'on les mêle à l'état pulvérulent avec des chlorates également pulvérisés. Le soufre et surtout le phosphore donnent lieu à des explosions violentes.
Tous les chlorates sont solubles dans l'eau, excepté le chlorate bi-mercurique \ aussi ne donnent-ils point de précipite par l'azotate argentique avant d'avoir été calcinés.
Lorsqu'à un chlorate on ajoute du sulfate hydrique , même dilué, le mélaâgQ devient jaune, et bientôt il se dégage un gaz de la même couleur, qui est de Taoîde chlorosique. En ùiaant cette expérience, il faut avoir bien soin de ne point regarder de trop près dans le vase où elle a lieu; car il y s aouvent des détonations qui pourraient projeter Je mélaDgc dans les yeux.
' cHLo&ATB HYoaiQUB. Acidc cklorique. G10s,A0 = CiOeA. Ce composé a été découvert par M. Gay-Lussac en étudiant lea muriates ozygénés (chlorates) (i). Il correspond exactement
(i] A/m, de chim., t. 91, p. to8«
CRLOAX* 99J
i l'uotate hydvîqne par sa oonsUtulioQ, par celle dca seU auxquels il donne lieu, et par une foule de propriélés.
Le chlorate hydrique est liquide; lorsqu'il est très conceotxéy il présente une couleur jaunâtre, due sans doute à lu présence d'un peu d'acide chlorosique ; car lorsqu'il est moins con« centra, il est toui^à«fait incolore. Il possède une odeur propre, tnalogue à celle de l'acide acotique. La lumière ne le décompose pas; on peut le conccnlrer à chaud, mais sans le faire bouillir; sans cette précaution, on le décompose en chlore, en oxygène et en prochlorate hydrique ; sa saveur est acide ; il rougit d'abord le tournisol, puis il le décolore ensuite. La plupart des corps avides d'oa^ygèue le décomposent : telle est 1 action du chlorure hydrique, du sulfure hydrique, du gaz sulfureuKf II ne fait naître auoun trouble dans la dissolution de lazotate arg^otique lorsqu'il est bien pur.
Le chlorate hydrique très concentré réagit vivement sur la plupart des matièfcs organiques : il enflamme le papier sans colle que Ion y a plongé; il transforme Tulcool en acétate hydrique, et décompose également Télher hydrique.
Préparation. — On obtient le chlorate hydrique en décomposant une dissolution de chlorate hary tique par le sulfate hydrique : il se fait du sulfate barytique insoluble et du chlorate hydrique, qui demeure dissous. Après un repos suffisant , on sépare ces deux corps par décantation ; car on ne peut employer les fdtres ordinaires qui détruiraient le chlorate; enfin on concentre à une douce chaleur ou dans le vide la liqueur qui le renferme. L'équation de cette préparation est :
CI06Ba + SO4M = ClOsH + SO^Ba.
Aeîde chloro-ohlorîqqe. Sfilion, Cl50i3 = aCl05,Cl03.
Ce composé a été obtenu par M. Millon en suivant un pro' cédé que Ton employait pour obtenir un mélange gazeux que Ion croyait être un oxyde particulier du chlore de la formule CIO.
L'acide chlorochlorîque est liquide, d'une couleur rouge foncée; il n'entre en ébullitîon qu*à -}- 3a°, et détone lorsqu'on le chauffe à -{* 7^* ^ tension de la vapeur de ce coi'ps eat assez considérable pour qu'il existe sous forme de gaz k la
6lg CHLOmOÏDBS.
teinpëralurc et soiM la pression ordinaires^ Cette vapeur rougit <l*abor(l le papier de tournesol humide, et le décolore ensuite. Le phosphore la fait détoner instantanément; le soufre agit plus lentement y mais il donne définitivement lieu an même résultat. Le charbon incandescent œntinne k brûler dans cette vapeur, en donnant du gaz carbon^ue et do chlore. Lorsque l'on unit ce composé avec les bases , il donne lien à la formation de deux équivalens de chlorate contre un de chlorite :
CI3O1S + S AO = s ClOeA + CIO4A.
Prépnratiofi. — On obtient ce composé en faisant réagirle chlorure hydrique sur le chlorate potassique, et en faisant passer le gaz qui se dégage dans une suite de tubes en U, dont le premier est plongé dans la glace, et les autres dans des mélanges ri'frigcrans : du chlorure hydrique se condense dans le premier tube, Tacide chloro-chlorique est recueilli a l eUt liquide dans les tubes suivans, et du chlore se dégage à Textrémitode l'appareil.
observation, Da?y et la plupart des chiiniites adoptaient la formule CIO, w a volumes de chlore contre i d*ozygène; ensemble 3 volumes coodeosés en a volumes i)a pour la composilton du produit gazeux obleon dans cette droonsf ance , produit qui fut nomroé cuchlorine, ou protoxyde de chlore.
Le mode de coodensatiou de ee gax a paru singulier à pluiieura dùoistcs, qsi out pensé qu*il pouvait bien n'élre qu*uu mélange dVidecblorosiqueetde chlore. Da expériences ont été tentées même pour vérifier cetle opinion : mais elles n'étaient point assez convaincantes. Il résulterait aujourd'hui des recherches de M.Millon, que le prcteuilu protoxyde de chlore aurait été un mélange en proportions définies d'à* cide chloro-chlorique et de chlore; il serait même facile de calculer, en se basant sur les expériences de Davy, que ce mélange contient i a volumes de cet adde contre ao volumes de chlore, et que les la volumes correspondent à la formule ClsOi S» d*où Ton déduit a, 4 pour le poids spécifique du gaz chloro-chlorique; résultai qui est as^pz bizarre.
On i)eiil encore trouver que la réaction qui donne lien à ce composé eit repi^ senlée par Tcgalité suivante :
i3 ClOftK + 39CIH = t3 eu + S OIsOis + 3o CI ^ S9 HO.
En résumant toutes les circonstances de Topération dans laquelle ees eotfs te pruduisent, il ea proliable que le chhtrure hydrique, en réaginant sur le chlorate IMiiaKsique, donne naissance à de Tacide chlorusique, exactement comme le siil&le hydrique; mais qu*une partie de ce composé est immédiatement détroite |>ar le chlorure hydrique lui-même^ d'où il résulte un mélange de chlore et d'acide diloro-chloriqoc.
GHLOAS. 6ag
Uàk M* Btilkm n'a réeUemeot pu déaontré la |irés«iice d« l'acide ckloreu CK)} dans ce compoié : il se pourrait fort bien que œ fût un auire oompoié ClOa, Don enoore isolé qui se Mrait uoi avec PaciJe chlorique, el fou aurait eu 9 GlOs, CIO) = ClsOi2 = 3 GIO4 9 résulUt qui démonlrcrait rifomérie de Taride chloitKchloriqae avec Tacidc chloroiique. (Yoyn la note i la suite de Tacido chloro-
QO7 = ii4a^6 = 8 volumes ?
11 résulte d'eipériences de M. Millon qu'en exposant Tacide cblorosique ou l'acide chloreuz bien secs au soleil, il se produit de l'acide lijperchlorique qui se condense à l'ëtat decrisUnx, et qui répand des vapeurs à l'air. Cet acide doit évifiemment être anhydre ; mais M. Millon n'a donne aucun renseignement sur ses autres propriétés.
HepiacIUoFxUes.
C10i,àO = CIOsà.
Le» hyperchlorates fusent sur les charbons, coramo les azotates et \es chlorates» Ceux qui sont solubles ne précipitent point par les sels d'argent ; mais ils donnent un précipité abondant par les sels potassiques. Ils ne deviennent point jaunes et ne donnent point un gaz de cette couleur par l'addition du sulfate hydrique concentré ou dilué, comme le font les chlorates ; enfin par la calcination dans un tube de verre , ils abandonnent de l'oxygène, et laissent généralement un résidu de chlortire, reconnaissable à ses caractères propres.
nTPEAGHLORATB HYDaïQUE. — Acide chlotique oxygéné j acide perchlonquCj acide hyperchlorique y acide heptachlorique. C107,H0 = ClOsH = 8 volumes? L'hyperchlorate hydrique a été découvert par le comte Stadion. Ce composé est liquide, incolore, inodore; sa sayeur est acide. Il rougit fortement le papier de tournesol et ne le décolore point. Il e^t inaltérable à la lumière, et il peut être distillé à i4o*, sans se décomposer comme le ferait le chlorate hydrique. Il ne donne point de précipité ni avec les sels sodiques , ni avec les sels argentiques , mais il fait naître un précipité blanc, cristallin dans les sels potassiques. Le perchlorate potassique, qui se forme ainsi, est à peine soluble dans l'eau à la température ordinaire -, il est
63o CHtOAOÏDBS.
soluble dans l'eau bouillante, et très insoluble dans raloool pur. Ce liquide difisolvànt facilement , au contraire, ^hype^ cblorate sodique, on en fait usage pour séparer la potasse et la soude, après les avoir amenées à l'état de percblorates.
Préparation. — On obtient l'hyperchlorate hydrique en décomposant Thypercblorate potassique par le sulfate hydrique : il se fait du sulfate potassique fixe et de l'hyperchlorate hydrique volatil que l'on obtient par une distillation bien ménagée.
Les proportions sont t 6 parties de percblorate potaasiquCi 3 parties de sulfate hydrique et i partie d'eau«
Adda obloTO-pefeblori^iM* àHUon, Cl30i7=:aCIOT,CIOs.
Lorsqu'on expose l'acide chloreux à la lumière solaire, en ayant soin que la température ne s'élève point trop, on obtient quelque peu d'un liquide rouge qui est l'acide chloro-perchlorique. Ce liquide est instable, et se décompose même à Tubri de la lumière ; il jouit de la propriété remarquable de répandre des Tapeurs excessivement abondantes au oontbct Ah lair humide. Selon M. Millon , il n'en faut que quelques gouttes poutr rendre nébuleux tout l'air d'utie salle fratchement arrosée« Ce composé, mis en contact avec une base alcaline , dôtine naissance à deUx équivalons d'hyperchlorate conirc un de chlorite (t) :
CIsOiT + 3 AO =; a ClO^A + CiOiA.
Oèsetvation, Tri, comme pour Tacide chloro-eiiloriquo, il est probable que Tacide chloto-perchloriqut; Ctiutîent le conpo&é C10«t, au iieti de CIO3, et que cet fectdei pour fbmiule , s CIt^CIO^ =. ClOaDie* et peUt-éire même est-ce Taclde hjrpocbloreiix qui est uni i racicle perchloriqu*. Oa aurait alors % ClOi^ClO s CI3O1S =£ 3ClO(,qui est beaucoup plus probable, et qui démoutrvrail risoméric de œ oonpnsé avec Taride cblorique anbydrc. Toutefois , il faut de nouvelles expériences pour résoudre cctie question, qui, à mon avi», est une des plus lulcressaDtes de la trblnilc; car les résultats obtenus par M. Millon sont coairairet à toutes les théories sur la conititutioa dei corps. Jn dis plus, s'ils étaient bien fondés, ils ^ renverseraient de fond en comble, et il faudrait pour long-temps eoeore renoncer à Tespoir de comprendre les phcooncncs les plus intimes de la cbimie»
(1^ Millon, ^nn, fie iliimk et ^fephys. y EcHej t. vu, p, 33 r.
BEÔHK. 63l
GlSî et CI8.
Lorsque Ton fait passer un courant de chloré sec siir dti soufre en petits fragmens , on obtient un liquîcle janiie tkklt qu'il existe un excès de ce dernier corps; mais aussitôt qu'il est complètement dissous, ce liquide prend une teinte rouge cfùî derîent de plus en plus foncée. Le liquide jaune est le proloi chlorure de soufre, contenant du soufre en dissolution, et qu'il faut purifier par une distillation bieh ménagée, et xïitin% plusieurs fois répétée ; le liquide rouge est le bi-chlortlVe de soufre.
PBOTO-cnLOHtJKfi DK SOUFRE. ClSj = 844^98 = a volumes. Liquide jaune , visqueux, possédant une odeur des plus désagréables. Son poids spécifique = 11687; il bout à i38^^ et donne une vapeur dont le poids spécifique = au moins 4^f. Un volume de cette vapeur contient 1 volume de chloré et ly'S de volume de vapeur triple de soufre. L'eau décom{>ose lentement le choiure de soufre, en donnant du sulfate hydrique, du chlorure hydrique, et un dépôt de soufre. L'alcool et Téther sulfuriquele décomposent égalettjent. Il absorbe le g^x ammoniac.
Bi-GHLORiTAE DE souF&E. CIS = 643,8 1 = 'X volumes. Lé bi-chlorure de soufre est rouge foncé , il répand des vapeurs jaunâtres à l'air; son odeur est aussi insupportable que Celle du proto-chlorure; son poids spécifique = 1,62^1 celui dé sa vapeur = 3, 7. Il bout à -j- 64°«Une température trè$ élevée ne Paltère pas. Il est décomposé par l'eau comme le précédent. Il ne décolore point l'indigo. Il détruit l'alcool et TétheiS et s*unit au gaz ammoniac. C'est le produit de cette cotnbihalson qui a permis d'obtenir }e sulfure d*azote ÂzSs<
Observations. — Plusieurs chimistes confondent les deux chlorures de soufre, et d'autres doutent de Texistence de Vun des deux. Ayant préparé ces corps un grand nombre de fois, et les ayant soumis à divers essais, j'ai cru devoir adopter les résultats obtenus par M. Dumas. (V. jinn* dechim. et dephjrs.j Dumas, t. xux p. 204^ et H. Rose, t. l, p. 92.)