BROME
Br = 978,30 =3 % volumes.
Le brème a .é\& découvert en 1826 par^* Balard en exaapî-
63â GHXiOEOÏDBS.
nanl les eaux-mcres des salines de la Méditerranée. Depuis celle époque, on Ta retrouvé dans quelqnes eaux minérales, dans quelques espèces minérales, et avec l'iode, dans les eaux* mères des soudes de varechs.
A la température ordinaire, le brome est liquide et répand une vapeur d'un jaune rouge très foncé. L'odeur de cette vapeur est analogue à celle du chlore, et très difficile à supporter : de là le nom de brome, dérivé du mot grec (Sp«ipoç, qui signifie puanteur et infection.
Lorsque Ton refroidit le brome il se solidifie à — ao*, et prend une structure cristalline. Il bout à 47<*, et donne une vapeur dont le poids relatif a celui de lair = 5,5 selon M. Mitscherllcb ^ par le calcul, il serait de 5,39 <l'<^pf^s l'équivalent du brome obtenu par M. Berzelius. Le poids spécifique du brome liquide = ^^,966. Il ne conduit point l'électricité. Sa chaleur spécifique = 0,1 35? (V. p. iio.)
L'eau dissout assez de brome pour prendre une teinte jaune; l'éther ordinaire en dissout davantage. Il ne se combine point directement avec l'oxygène, sa vapeur ne s'unit point avec l'hydrogène sous Tinfluence de la lumière solaire *, mais ces deux corps s'unissent sous celle d'une température élevée : il en résulte du gaz brômhydrique. Le brome s'unit directement avec le soufre, le chlore et l'iode ; avec le phosphore, la réaction est des plus violentes. Il s'unit à la plupart des métaux; il décompose les composés binaires d'hydrogène, excepté le chlorure et le fluorure hydriques , et détruit la couleur de l'indigo. Le brome étant isodynamique avec le chlore, se comporte exactement comme ce corps dans la plupart des circonstances. Seulement il est déplacé pour le chlore, et il déplace Fiode de ses combinaisons.
Extraction. — On obtient le brome par un procédé analogue à l'un de ceux employés pour obtenir le chlore, en décomposant un bromure par le bi- oxyde de manganèse et le sulfate hydrique. Le brome est recueilli parla distillation dans un récipient entouré de glace.
}^r^ + M11O2 + 9 SO4H = SO^^ + SOiMn + a ho + Ur. Voyez bromure {le potassium et bromure de calcium.
On obtient encore le brame en décomposant les eaux-mèrrs de la soude des varechs par le chlore : l'iode se sépare le premier et Id brome ensuite. (Voyez iode^ p. 637.)
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Les brômores jouissent de toutes les propriélés physiques et de la plupart des propriétés chimiques des chlorures \ aussi senit-ii très facile de les confondre. Voici les propriétés à l'aide desquelles on pourra cependant les distinguer : si Ton ajoute une dissolution aqueuse de chlore a un bromure dissous dans Teau , la liqueur prend une teinte jaune rougeâtre par le brome qui est mis en liberté. Si à la dissolution d'un bromure on ajoute du sulfate hydrique et de l'indigo suif urique , la couleur de ce dernier corps est détruite, et cela n'a point lieu avec un chlorure : cet effet est dû à ce que le sulfate hydrique met dn brome en liberté , tandis qu'il ne donne lieu qu'à du chlorure hydrique lorsqu'on l'ajoute à un chlorure. Ces deux dernières propriétés appartiennent aussi aux iodures^ mais en traitant de ces derniers corps, on verra combien il est facile de les distinguer des chlorures et des bromures. Les bromures solubles donnent avec l'azotate d'argent un précipité blanc jaunâtre de bromure d'argent, insoluble dans l'eau et dans l'azo«> tate hydrique, mais soluble dans l'ammoniaque , exactement comme le chlorure d'argent. Le bromure de baryum anhydre étant soluble dans l'alcool et le chlorure de baryum y étant insoluble , on profite quelquefois de cette propriété pour séparer le brome et le chlore.
BBOHiTAX HTBRiQUB. BrH = 99o,8o = 4 volumcs. Le brâ« mure hydrique est gazeux, et répand des vapeurs à l'air humide. Son odeur est piquante et analogue à celle du gaz chlorure hyque. Il est formé de volumes égaux de vapeur de brômé et d'hydrogène sans condensation, d'où Ton déduit par le calcul ^,75 pour le poids spécifiqite de ce gaz. Le bromure hydrique est détruit par le chlore, qui donne naissance à du chlorure hydrique et à la vapeur rouge de brome. Ce gaz est très soluble dans l'eau ; les alcalis s'y combinent en donnant naissance à de l'eau et à un bromure.
Préparation. -^ Il est très difficile de préparer le bromure bjdrique ; les procédés que l'on a donnes jusqu'à présent sont mauvais ou impraticables. En traitant les bromures par le suU fale hydrique , on obtient bien du bromure hydrique, mais il contient beaucoup de vapeur de br6me : cette vapeur peut toutefois être absorbée par le mercure. Si l'on essaie de faire un
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mélange de sable humide, de phosphore et de brome, comme on le fait ayec l'iode pour obtenir le gaz iodnre hydrique, il arrive de fréquens accidens. Ce ga2 se produit encore par la destruction du sulfure hydrique, de Tiodure hydrique, du phos* pliure et de Tarséniure gaeeux d'hydrogène, par la vapeur de brome x mais , dans tous les cas , il donne un produit impur. On peut cependant l'obtenir en dissolution dans leaiu, en faisant passer un courant de gas sulfure hydrique dans de l'eau chargée de brome, jusqu'à décoloration complète et es séparant le dépôt de soufre formé pendant l'expérience.
ACOOIB 9BIUÊXÇ10M.
BrOâ = 1478,30.
L'acide qui porte ce nom n'a jamais été isolée on ne le connaît qu'à L'état de combinaison avec les bases; c'est-à-*direque l'on ne connaît que des brômates*
BRÔMÀt£ HYDSiiQUB. BrOsH aesBrOs^HO sa iSpo^So. Ce composé a la plus grande analogie avec le chlorate hydrique, et on l'obtient par un procédé tout-à«fait analogue , en décomposant le brômate bary tique par le sulfate hydrique, en prenant les mêmes précautions : BrOeBa -]» SO4H ssBrOeH -}- SO^Bt. Ce brômate est incolore, sa saveur est acide, il rougit le tournesol et le décolore ensuite. L'acide sulfureux, le phosphitCi le chlorure, l'iodure et le sulfure hydriques, le décomposent eu s'emparant de l'oxygène qu'il contient. Le sulfate hydrique concentré le décompose aussi en brome et en oxygène en s'emparant des élémens de l'eau qu'il renferme et qui paraissent nécessaires à son existence. Lorsqu'on le concentre, il se dé* truit comme le chlorate hydrique; Il fait nattre un précipité blanc dans une dissolution d'azotate argentiqUe, dans les sels au maximum de mercure, et dans les sels de plomb; mais ceci n'a lieu pour ces derniers sels qu'autant que leur dissolution est concentrée *, car le brômate de plomb est soluble dans Teau.
Les bramâtes fusent sur les charbons ardens; et lorsqu'ils sont dissous et qu'on les met en contact avec le chlorure hydrique , ils prennent une teinte rouge due au brome mis eo li* bcrtéé La. plupart d'entre eux étant chauffés donnent de Toxygèue galeux qui se dégage et un résidu de bromure que Ton reconnaît à ses caractères propres.