‹ Traité de chimie générale et expériméntale, avec les applications aux arts a la médecine et à la pharmacie;Chapitre 97 sur 102 · AZOTE · texte numérisé non relu

AZOTE

Uazote et les composés qu'il forme avec l'oxygène, l'hydrogène et le carbone, ont été étudiés précédemment (p. 480 tt 644)* Les composés qu'il forme avec les chloroïdes ne lont point été. Quoique ces composés soient sans usage, il sera convenable d'en dire quelques mots, attendu qu'ils sont remarquables par la violence avec laquelle ils détonent en se détruisant.

[OHiAQira ohlobJub.

Chlorure d'azote.

AZCI3OUAZH2CI?

Ce composé correspond à Tammouiaque , ou , si Ton veut , c'est l*ammoni«qw coutenaut du chlore au lieu d'hydrogène. Il est HquiJe, jaune; son poids spécifique = 1,653. Ou peut le distiller vers + 71^; niais cette expérience est dange rense, parce qu'il se décompose vers + 96** a + * oo®. Les moindres vibrations !« font déloucr d'une manière réellcnient terrible. Duloog a été mutilé et a faili* deux fois perdre la vie en travaillant sur ce corps, qu'il découvrit en 1819. Ion que ce composé se détruit, il se développe de la chaleur et de la lumièrr. L'un. le chlorure hydrique et Tammouiaque le décomposent. On le prépare en fais:»»' arriver un courant de chlore dans une dissolution de chlorure ammonique. Ponr faire cette opération, on place un entonnoir dans un vase contenant dn mrmirr, on introduit dans Tentonnoir une dissolution concentrée de sel marin, et, p*!*dessus celle-<\ on verse avec précaution uue dissolution de chlorure ammooiqo'* en ayant soin de ne pas les màer. A mesure que le chlorure axolique se prodoii il se dépose au-dessous de la dissolution de sel marin, et se trouve ainsi séparé di sp( ammoniac et du chlorure hydrique, qui finit par s*y trouver en quantité notable. Après l'expérieDce, on fait couler ie produit dans nn vase pour Tétiidier. f est prudent de ne préparer qu*une très petite quantité de ce corps, et de secouvri: 1 a figure arec un masque très résistant.

PHOSPHORH. 66i

AMmomAQWÊ BEOMil.

Bromure (Tazote. Azoiure de bromem

AzHsBr?

Ce composé a été découvert par M. Miiion, qui Ta obtenu eo faisant réagir l'ammoniaque chlorée lur le bromure de potassium : AZH2CI + BfK .=: AzHsBr + CtK. Il est liquide, incolore, d'un aspect oléagiueux, dense, très volatil, et répand une odeur fétide et irritante. Le phosphore et l'arsenic le font détoner violemment; l'ammoniaque liquide le décompose «n donnant d'épaisses vapeurs con* lenaol du bromure ammonique.

AMMOlOAgua XODfti.

lodure d^azote. lodide nitreux. Azoture d^iode.

AiH^r.

Ce composé est solide, d'un brun noir; il répand une odeur analogue à celle de l'iode, et détone par le moindre frottement , les moindres vibrations, quelquefois saos caoM apparente, lorsque la température est de aS à 3o^ Ce corps donne da riodrate ammoDique par la détonation, ce qui est «ne prenva qu'il ooa lient de rhydrogèoe« Il sature le chlorure hydrique, comme Fammoniaque pourrait Je Cure. L'eau le décompose eaiodure hydrique, en iodate hydrique, en ammoniaque, CD azote et en iode.

On produit l'ammoniaque iodée en mettant en contact de l'iode en pelit^ frsgr mens et de l'ammoniaque liquide : il se* fo^me-de l'iodnroaMèMsiqfM qui sa colore en dsiiolvant de Tiode, et de TaounoBiaque iodée qui se précîi^,.

a A2H3 + « 1 = AxîîÏÏ + A1H4I.

PHOSPHOmS.

p= 391,31 = I volume.

Le phosphore a été découvert en 1669 par Brandt^ chimiste de Hambourg, en distillant de Textrait d'urine. Ce chimiste tint sou procédé secret ^ mais il fut découvert en 1774. P^r KiinkeL En 1769, Gahn découvrit le phosp)M>rie daps le réaidii blanc des os calcinés, et indiqua un proccdé pourlen f^xtrairç. C'est ce procédé que Ton suit encore aujourd'hui.

Le phosphore est solide, incolore, mou. comme la cire len été, fragile en hiver. Il est lumineux dans l'obscurité au4;o^tact de l'air, et c'est cette propriété éminemment remarquable qui lui a fait donner son nom, que Ton a tiré du grec ycoç . lumière et yopoç porteur. Il répand une odeur alliacée , ft^de et toute parlicnlière. Son |)oids spécifique = 1,77. Sou indice

664 A9BMOÏDE8.

counir de son dôme. Ajuster à la coinue ufi récipient de

cuivre rouge semblable à celui qui est figuré ci-contre. Luter le joint de la cornue et du récipient. Attendre que le lut soit bien sec, ft chauffer graduellement le fourneau.

Dans le commencement de Topération, il se dégage un mélange gazeux d'oxyde de carbone et de carbure d'hydrogène; plus tani, il ne se dégage plus que de Poxydt de carbone, mais ce n*est quV près environ 4 Heures d'un feu bien conduit et l^ien soutenu que l'on recueille du phosphore. On en obtient environ les 0,09 du phosphate employé.

Dans les arts, on réunit plusieurs cornues dans un seul fourneau.

Le carbure d'hydrogène est dû à la décomposition de IVaa que renferme le phosphate acide de chaux; l'oxyde de carbone provient de la combinaison de l'oxygène de celte eau et de celui d'une partie de l'acide du phosphate, avec le charbon employé.

Le phosphore obtenu par une première distillation a besoin d'être purifié : pour cela, on le fond sous l'eau et on le passe au travers d'unepeau de chamois que Ton tord fortement, en opérant toujours sous l'eau à une température un peu supérieure à 43«« Le phosphore ainsi obtenu est propre aux usages ordinaires; mais pour l'avoir pur il faut le distiller dans une cornue, en ayant soin de le recouvrir d'abord d*un peu d*eau, afin qu'eu le réduisant en vapeur , elle chasse Toxygène du vase. Le col de la cornue doit en outre plonger dans l'eau pour éviter l'accès de l'air.

Usages. — Les usages du phosphore sont assez bornés; etpendant on en prépare aujourd'hui des quantités coosîdcnblés pour la fabrication des allumettes dites allemandes. On a tenté de l'employer en médecine; mais son usage interne rtt très dangereux; à très petite dose, il est aphrodisiaque. On s'en c$l servi k l'cs^téricur en guise de moxa pour cautériser la pesn^

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