PO,AO '^ PO2A
Les hypo^hosphites sont des composés généraltmcnt déliquescens ; ceux de potasse et de soude sont mÊme très solublrs dans Talcool. Les hypo-phosphites ont pour caractère principal de donner de Thydrogéne phosphore sponlanémenl inflammable lorsqu'on les chauffe, propriété qui fait qu'ils semblent brûler avec flamme lorsqu'on les jette sur des charlioiis ardeus. Leur dissolution concentrée absorbe Toxygcnc de l'air* Si on les fait bouillir avec un escès d'hydrate potassique, iU abandonnent de Thydrogène, et se transforment en phosphites. L'azotate hydrique les transforme en bi- phosphates*
Les hypo-phosphitesseformentsoiten mettant les phosphores calcoïdiques en contact avec Teau, soit en chauffant avec; du phosphore des hydrates alcalins diss^ms^ on en bouillie épaiisif s'ils sont peu soinblcs. Il résulte de Va qnc r;r4 sortes de VÀm%» posés se forment dans la production de l'hydrogène phosphore*
Les bjpo-pbosphiles de linc et de fer |H;uveiit se ^n^.ymvftt par l'élimination deThydrogéne en mettant f;es nurtaux #ffi contact avec l'liy|io-pho.>phit4; bydri<|u<;*
Leskypo-pbosphites calciquc, l#ary tique et pb/nibt/|ui;f ind^ pendamment de la ba^; qu'iU tttithrnuMtf ami'wjtui'ui Unp' jours an moins '>. «'/|uivab^H dVau ^ qui b'S HhfitfAifttfwui h
672 AZOTOÏDBS.
une température de -f* ïoo», de telle manière que ces sortes de composes peuvent être représentés par :
POyÀO, a HO,
Dans ces derniers temps , on a beaucoup discuté sur la constitution des hjpo-pbosphites. M. Wurtz pense qu*ils doivent être représentés par un radical hydrogéné uni à Toxygènc PHaOj = PO, 2 HO. En enlevant deux équivalens d'hydrogène on a de l'acide phosphoreux PHj 3 0 — 2 H = PO5, et on le transforme eu acide phosphorique, en substituant de l'oxygène à l'hydrogène iPHaSO — 211 + 20 = PO5. M. Rose considère les hypo-phosphîlts comme une combinaison d'acide phospborique , de phospbanimonîaque et d'une
base 2 (PO, 3ÏI0) = PO5, 2 (HO), PWaO. Toutes ces opinions sont fort ingénieuses, mais elles ne sont pas démontrées; car, pour ce qui concerne celle de M. Wurtz elle n'est point appuyée sur un nombre de faits suffisans: ce savant n'a analysé que des sels isodynamiques. S'il s'était occupé des sels de potasse de soude, d'argent, de zinc, de magnésie, de cuivre, etc., il aurait pu trouver d'autres quantités d'eau, et, partant, il eût été conduit à admettre une autre constitution. Pour ce qui coucerne l'opinion de M. Henri Rose , il faudrait admettre que le phosphite hydrique contînt aussi du phosphammoniaque tout formé, puisqu'il en donne par la chaleur^ et cela parait douteux.
Hypo-phosphite diuydeique. — jicide hypopliosphoreux, PO, 2 HO. Ce composé a été découvert par Dulong, en 1816. On peut l'obtenir en décomposant Thypo-phospliite barytique par le sulfate hydrique: il se produit du sulfate barytique; insoluble, et de l'hypo-phosphite hydrique, qui demeure dissous. Ce dernier corps étant séparé par la fillration , on le concentre dans le vide.
L'hypo-phosphite dihydrique est liquide, incolore, visqu'.'ux, et inodore ^ sa saveur est acide \ il rougit fortement le tour* nesol, et donne du gaz phosphammoniaque quand on le chauffe. Il décompose le sulfate hydrique, en donnant Heu à un dépôt de soufre, à du gaz sulfureux et à du phosphate hydrique. Le phosphite hydrique ne donnerait lieu qu'à un dégagement de gaz sulfureux sans séparer le soufre du sulfate hydrique.
FHOSPBOEB. 673
Chauffé avecun peu debî-oxyile de plomb, il donne du plios< phite acide de plomb, soluble. Chauffé a vrc un excès de ce même oxyde , il donne du phospnite plombique, insoluble. Chauffé légèrement aver du sulfate de enivre dissous, il donne lieu à an dégagement d'hydrogène pur, et du cuivre mëtailiqne se dépose.
ACXDB PHOSFHOaSinC.
Acide phosplioreux anhydre, PO3.
Lorsque Ton chauffe du phosphore dans un faible courant d'air, de manière que le phosphore soit toujours en excès, et ne puisse passer à l'état d'acide pbosphorique, on obtient de l'acide phosphoreux. Cette opération peut être facilement pratiquée dans un tube plié, et présentant une petite ouverture à sa partie inférieure. Si après avoir introduit un cylindre de phosphore bien desséché, dans le tube, on chauffe sa branche relevée, il s'établit un faible courant d'air : le phosphore fond, sacidlGe , et donne de Tacidc phosphoreux qui se condense au-dessus de la flamme.
L'acide phosphoreux est solide, blanc, lanugineux et volatil. Cette dernière propriété le dislingue nettement de l'acide phosphorique. Mis en contact avec l'eau, il s'y unit et se transforme en phosphite hydrique.
PO3, a (AO),HO et a HO ?
Il est probable qu'il exisfe des phosphitea mono, bi et tri* basiques, ou bien que les pbosphites étant tous tribasiquea, peuvent contenir un, deux, ou trois équivalens de base métallique, les trois équivalens de bases nécessaires pour 1rs constituer trihasiques, étant complétés par les élémens de IVau.
Les pbosphites ont beaucoup de caractères communs avec les hypo-phosphites, et il est difiicile de les en distinguer. liors-
6^4 Aaunaoïnw.
qtt\>.n li*s obauff<;, ils abatifloDQenl du pbospbf nunoniaqn^ el se trouvent iransforniësen phosphates bibatiquesjaousVinfluence àii l'asoiatc hydrique, iU aéraient transformés çn phosphates iribasiquAs ordinaires, c/est*à-dire« contenant deux équivaléns de base métallique et un équivalent d'eau. Les phospbites sont généralement moins solubles que les hypo-pl)0$phites, et le phosphite potassique n'est point dissous parTalcooI.
On pourrait tirer de la composition générale des phospbites et des hypo-phosphitesy un moyen de les distinguer : le rapport du phosphore au métal étant P : A dans les hypo-phosphites, et P : 2 A dans les phospbites connus, en cbaufiant ces sels avec de Tazotate hydrique dilué, puis les calcinant ensuite, les premiers doivent être changés en phosphates monobasiques, et les seconds en phosphates bibasiques.
Môme 4(ins calciper, par la seule action de Tazotate hydrique, et d'une évaporation bien ménagée, on doit avoir des phosphates tribasiquea : les hypo-phosphites donnent POsi AO, 2HO, et les phospbites donnent PO5, aAOjHO. I^s premiers présqptent une réaction acide, et sont solubles dans l'eau ; les seconde SOnt neutres, même alcalins , ou sont insolubles dans l'efiu*
PHOSPHITE HYPRiQUE. — jicide phosphoreux. PO5, coHO peut-être P0s,3Hp. Le phosphite hydrique a été obtenu
far Davy en décomposant Tacide chloro-phospboreux par l'eau. I en résulte du phosphite hydrique et du chlorure hydrique : PCI5 -f 3 HO + Aq = 3 CIH + PO3, Aq, En évaporant la fiqucur pour chasser le chlorure hydrique et en achevant de le concentrer on a le phosphite hydrique. Ce composé peut cristalliser ; mais le plus souvent on le conserve en dissolution concentrée dans l'eau. C'est alors un liquide visqueux, incolore, inodore, doué d'une saveur très acide, rougissant fortement le tournesol, donnant par la chaleur du phosphammoniaque non inflammable spontanément , et se transformant ainsi en phosphate hydrique. Il est très difficile de distinguer le phosphite hydrique de riiypo-phosphite hydrique; cependant, selon une observation de M. Wurtz, en chauffant dn phosphite hydrique avec du sulfate hydrique, on n'observe pr de dépôt de soufre comme avec l'hypo-phosphite hydrique.
> tWltliM$. êji
POs.
En brûlant du phoi|iiiove ëtns 4e Vm stc en excès ou dans (In gaz oxygène, il prend 5 ^f||ijirRlen8 d'oxygène et passe ainsi i IVtat d'acide phosphorique. Pour faire commodén^ent c^tte expcrience, on dessèchq Taîr d'une clocliç de verre f\àcéf §ur le mercure, en y laissant séjourner un morceau de chaux vive pepdaut quelque^ heures. Lorsque Ton juge que le gaz contenu dans là clpchc est ^ien sec, on la soulève doucement pout retirer la chaux et Ton y introduit une petite coupelle d^essaycnr en os calcin.i^f | s^r laquelle o^ ^ mis un morceau de phosphore desséché :
aion on Y met te fea et Taoîd^ phospkô* riquci se pfodttit» Si i^Qu vouliMt obtenir une quantité notable de cet aoide^ il faudrait employer ^ne cloche à làr^e tubulure, y adapter un bouchon traversé par deuï tubes : qn dépendant jusque vers le phosphore, pour y conduire un eourapt 4^it a^c, ^t uA autre tube très court à Fintérleur de la cloche, destiné à déterminer upe aspiration au moyen d'utl Vase rempli d*ea|ique r*on fait écouler, comme le baril, p. 54^.
L>cvde phoêpkorique' obtenu comme il vient d'être dit est solide, blane, en flocons filamenteux, très hygroscopique^ mis en contact avec Tean, il fait entendre un bruissement, et ft^y combine en fermant une masse muoilaginense, qui finit par se dissoudra eomplétement. Il est alors changé en/7ilojr^Aato monatyibique. Si l^oii conserve cette Hqueur pendant queU que temps,' elle finit pi^r se okanger en phaspkaie dihydriquê^ puis en&nenphoi^hmie hihydfique. fin le fiiisant bouilKr avqc un peu d'azotate hydrique, le changement s*eiftctue rapide^ ment, et Ton obtient de suite d^^^^'^ato trihydrique. Par la seule ébuUttion dans reaù,* ce changement a lieu aussi, mais d'une manière beaucoup moins rapide.
pM rCd^ 4^vç)ié m^vm 4^4 ré^fffifHia Ghimii}«fs dq V^dide pkf»pl^Ql]iqw ^nbyd V» fo.^^ çjonnaikqueceUea dea phosphates bydiiqpB, fm? ,ro*?laPiilsnip* confondus aveccuek Mi4ei
67^ AZOTOÏDtS.
L^acide phosphoriqu^ concouct à la formation de trois esptkes dc*s phosphates : de phosphates monobasiques PO5, AO; de phosphatc^s bibasîques POst l AO, et de phosphates tribasiques POs) 3 A O.