POTASSE
L'existence de la potasse dans les eaux n'a été bien établie que lorsque l'analyse chimique fut parvenue à distinguer cet alcali de la soude.
On peut dire d'une manière générale que toutes les eaux naturelles renferment des sels de potasse; c'est qu'en effet ils font partie des terrains de toutes les formations.
§ I*'. — SeU de potasse dans les eaux douces.
Les auteurs ont inscrit le plus ordinairement les sels de po« tasse parmi les principes constituants des eaux douces; suivant M. Eug. Marchand, ils feraient partie des eaux atmosphériques. Mais il n'est pas rare de trouver des analyses d^eaux de puits et de rivières dans lesquels ils font complètement défaut : nous citerons comme exemple un grand nombre de puits du département de la Seine, les rivières de la Seine et dé la Marne, dans les eaux desquelles Vauquelin et M. Bouchardat, MM. Boutron et 0. Henry ne les mentionnent pas ou ne les mentionnent qu'à l'état de traces.
Les eaux des terrains modernes sont moins chargées de sels de potasse que les eaux des terrains granitiques : tel est le cas de l'eau d'Arcueil, dans laquelle M. Deville n'a pu constater que des traces de nitrate de potasse. Les eaux de puits sont généralement moins imprégnées de sels de potasse que les eaux courantes. Deux essais comparatifs nous ont montré que tandis qu'un litre d'eau de puits de Paris ne donnait qu'un précipité à peu près insignifiant de chlorure double de platine et de potassium, l'eau de la rivière de l'Allier, qui roule constamment sur un sol siliceux, traitée de la même manière, a indiqué une proportion de sel potassique équivalant à 0,0032 de potasse.
Chaque expérimentateur représente à sa manière la potasse dans les eaux douces ; ainsi on la voit figurer tantôt à l'état de