‹ Traité de chimie hydrologique comprenant des notions générales d'hydrologie et l'analyse chimique des eaux douces et des eaux minéralesChapitre 158 sur 299 · NATURE · texte numérisé non relu

NATURE

des terrains.

Terrain granitique.

Idem.

Idem.

Idem.

Idem.

Idem.

Peu éloigné desophjtes, près des couchos de selçemme et du gypse.

\ Terrain schisteux de transition.

Terrain tertiaire gypseux.

Idem.

Idem.

M. Boussingault a trouvé seulement 2 milligrammes d'ammoniaque dans un Utre d'eau d'Enghien, nombre qui s'éloigne beaucoup de celui de M. Bouis ; et MM. Leconte et de Puisaye disent n'en avoir pas trouvé de traces.

D'après M. Hermann , toutes les eaux minérales chargées d'acide crénique, et qui jaillissent des terrains tourbeux, con* tiendraient de Tammoniaquie .

S'il est vrai que certaines eaux minérales peuvent ne pas contenir d'ammoniaque lorsqu'on les prend au griffon, il est

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probable aussi qu'après un temps plusou moins prolongé au contact de Tair, et surtout lorsqu'elles contiennent en dissolution ou en suspension une grande quantité de matière organique (glairine, etc.) , toutes doivent en renfermer des quantités sinon toujours appréciables à l'analyse, du moins très-réelles : personne n ignore que le propre des matières organiques constituées par l'albumine végétale ou substances analogues est de se décomposer insensiblement en produits ammoniacaux solubles dans l'eau, et de la môme manière que les matières animales.

Une autre cause peut encore fournir de l'ammoniaque aux eaux minérales, c'est le voisinage des volcans. Tout le monde sait que parmi les produits répandus sur le sol par les émanations volcaniques, on retrouve presque toujours des sels ammoniacaux, entre autres le sulfate. Une source d'eau minérale placée dans cette condition a donc quelque chance de contenir un composé ammoniacal.

§ III. — Sels d'ammoniaiiae dans Tean de mer.

Les mers, récipients naturels de toutes les eaux douces et des eaux minérales, dans lesquelles végètent une foule d'animaux et de végétaux, et enfin balayées constamment par les vents, renferment toujours des sels d'ammoniaque. D'après MM. Viale el Latini, les brouillards connus dans la campagne de Rome sous le nom de brouillards marins {nébhie marine)^ dont l'odeur est si infecte, et qui ont une si pernicieuse influence sur les animaux et les végétaux, contiendraient des sels ammoniacaux en grande quantité.

Cependant, à part MM. Eug. Marchand, Mialhe, L. Figuier et Boussingault, très-peu de chimistes se sont appliqués, nonseulement à la recherche de cet alcali, mais encore à le doser. M. Eug. Marchand suppose que dans l'eau de la mer l'ammoniaque est combinée au phosphate de magnésie ; il appuie son opinion sur ce qu'il a trouvé dans le dépôt vaseux de la mer, à Fécamp, des petits cristaux prismatiques, visibles seulement au microscope, qui consistent, d'après l'analyse qu'il en a faite, en phosphate ammoniaco-magnésien.

Si ce résultiit venait à se confirmer, on serait en droit de se

demander si ce sel ne ferait pas également partie des eaux douces et des eaux minérales dans lesquelles se rencontrent et l'acide phosphorique et la magnésie. C'est là une hypothèse parfaitement conciliable avec les faits, ainsi que nous Vavous dit en parlant des phosphates.

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