‹ Traité de chimie hydrologique comprenant des notions générales d'hydrologie et l'analyse chimique des eaux douces et des eaux minéralesChapitre 164 sur 299 · ALUMINE · texte numérisé non relu

ALUMINE

§ IIL — Sftls de marnésle dans Teaii de mer.

Les eaux des mers sont toujours très-riches en sels de magnésie, qui ont pour origine, cela n'est pas douteux, les rivières et les fleuves qui s'y rendent. Les auteurs les inscrivent à Tétat de chlorure, de sulfate et de carbonate.

Dans les eaux des mers, en général, la proportion de la magnésie suit celle des sels de soude : on remarque que plus une eau de cette provenance est saturée de chlorure de sodium, plus elle contient de chlorure de magnésium, suivant l'interprétation admise par les auteurs. Mais une seule s'éloigne de toutes les autres, c'est celle de la mer Morte. Ainsi, tandis que 1000 grammes d'eau de la Méditerranée renferme 2k',477 de magnésie sur 37fi:<',625 de résidu salin, l'eau de la mer Morte qui n'accuse pas moins de 227e%69 de principes axes pour la même quantité de liquide, a donné à M. Bo^ssingault 45^'',78 de magnésie, soit vingt fois plus. Mais on ne doit pas oublier que l'eau de la mer Morte est le résultat d'une évaporation incessante et très-active d'eaux douces, qui une fois arrivées dans ce milieu, n'en peuvent sortir; sa minéralisation est donc tout à fait difiërente de celle de l'Océan.

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