‹ Traité de chimie hydrologique comprenant des notions générales d'hydrologie et l'analyse chimique des eaux douces et des eaux minéralesChapitre 171 sur 299 · PER · texte numérisé non relu

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ferroso-ferrique. Telle est du moins l'opinion de Longchamp sur Teau minérale ferrugineuse de Luxeuil, et celle de MM. 0. Henry et Poumarëde, sur les eaux de Passy, de Cransac et du Grol K

Quant aux eaux sulfurées, tout porte à supposer, ainsi que Va admis M. Filhol, que le fer forme du sulfure, sel d'autant plus promptement décomposable à Tair que les eaux sont moins riches en acide sulfhydrique, et en sulfures alcalins et terreux. On observe, à cet égard, que les eaux sulfurées sont peu ferrugineuses : c*eât qu'en effet le sulfure de fer est très-peu soluble dans -l'eau chargée de sulfures alcalins.

La proportion de fer dans les eaux chlorurées est en général très-minime et en raison de l'acide carbonique libre et combiné qu'elles contiennent. En effet, toutes les analyses exécutées jusqu'à ce jour avec soin montrent que plus une eau chlorurée renferme de bicarbonate et d'acide carbonique libre, plus le fer est abondant. Malgré Topinion de Vauquelin, qui, dans les eaux de Bagneux, près Paris, a inscrit le fer à l'état de chlorure, nous admettons avec tous les chimistes actuels que dans les eaux minérales de cette classe l'élément ferreux est à l'état de bicarbonate.

Outre les bicarbonates, sulfates, sulfures etméme phosphates de fer que l'on voit figurer dans les analyses d'eaux minérales, quelques chimistes pensent encore que l'oxyde de fer est dissous à l'état de crénate et d'apocrénate. Longchamp est même allé jusqu'à supposer que l'oxyde de fer était uni chimiquement à la chaux pour produire un ferrate de chaux , opinion qui n'est plus soutenable aujourd'hui.

§ IIL — Sels de fer dans l'eau de mer.

Dans les nombreuses analyses d'eau de mer entreprises jusqu'à ce jour, on ne voit pas toujours figurer l'oxyde de fer. Dans celles qui en font mention, c'est toujours à dose excessivement minime (0,002 à 0,0003 pour 400 parties) et à l'état d'oxyde qu'on le représente.

1.0. Henry et Poumarède. DulUUn de V Académie de Médecine, t. V, 1810, p. Î57.

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