COBALT ET CUIVRE
La découverte du oobalt dans les eaux minérales date de Tannée 1853 ^ : à cette époque M. Poggiale a annoncé que l'eau bicarbonatée ferrugineuse d'Orezza, en Corse, lui avait indiqué la présence de ce métal, qu'il suppose à Tétat de carbonate de protoxyde. C'est jusqu'à ce jour la seule eau naturelle qui soit minéralisée de la sorte, et encore la proportion de carbonate de cobalt est tellement minime que c'est seulement en opérant avec le dépôt spontané de la source que M. Poggiale a pu arriver à le reconnaître.
Comme le cobalt, le cuivre n*a jamais été signalé dans les eaux douces, et du reste si ce fait se découvrait c'est que les eaux auraient traversé des terrains ferrugineux cuprifères, ou qu'elles auraient emprunté une petite quantité de ce métal à des appareils de robineterie.
§ I*'. — SeU de oulTre dans les eaux minérales.
li y a environ un siècle et demi, Frédéric Hoffmann avait remarqué que quelques sources de la Hongrie, comme celle de Neuvohl, précipitaient du cuivre très-pur lorsqu'on y plongeait une lame de fer. Cette observation était tout à fait oubliée, lorsqu'il y a une vingtaine d'années M. Walchner, analysant les dépôts ocreux fournis par les sources ferrugineuses de la forêt Noire, attira de nouveau l'attention des chimistes sur ce point.
M. Walchner, se basant sur la présence constante du cuivre dans tous les minerais de fer, et principalement dans l'oxyde de fer spathique , les minerais oolithiques et pyritiformes, en a conclu que toutes les eaux minérales ferrugineuses devaient contenir des quantités appréciables de ce métal.
1, Poggiale. Analyse de V eau minérale d'Ore%%a (Recueil do Mena, de Méd. milit. 1851). Rapport par M. 0. Henrr. Bulletin de rAcadémfede Médeeinv. i854, t. XIX, p. 318.)