‹ Traité de chimie hydrologique comprenant des notions générales d'hydrologie et l'analyse chimique des eaux douces et des eaux minéralesChapitre 174 sur 299 · ARGENT ET OR · texte numérisé non relu

ARGENT ET OR

céan ne renfermerait pas moins de 2 millions de tonnes d'argent, c'est-b-dire 2 billions de kilogrammes de ce métal.

M. Field pense que le cuivre et le laiton qui servent à protéger les vaisseaux contre l'action des sels marins et qui ont séjourné dans la mer pendant quelque temps devaient contenir de Targent. Un cuivre provenant d'un navire qui avait croisé p^idant sept ans dans Tocéan Pacifique renfermait^plus d'un demi pour cent d'argent, et était devenu tellement friable qu*on le pulvérisait entre les doigts.

Les analyses de M. Blockerode ^ sont venues depuis apporter un nouvel appui à l'hypothèse de M. Field : ainsi, ce chimiste à constaté que du bronze de fabrique anglaise, ayant séjourné dans l'eau de mer comme doublage de navire pendant cinq ans, ne contenait pas moins de 270 à 341 grammes d'argent par kilogramme d'alliage.

On emploie, dit-il, dans le royaume de Hollande , 300,000 kilogrammes de bronze pour le doublage. Un doublage durant en moyenne six ans, et contenant, au bout de ce temps, 300 grammes d'argent par 1000 ; les 300,0000 kilogrammes de bronze employés retirent ainsi dans l'espace de six ans à l'eau de mer 90 kilogrammes d'argent qui n*est pas utilisé parce qu'il rentre dans la fonte du bronze usé. Or, si Ton fait entrer dans le calcul le bronze employé par les marines française, anglaise et américaines, le résultat est au moins centuplé ; de sorte que, dans le délai de six ans, le doublage des vaisseaux aura prélevé sur l'eau de mer 9 tonnes d'argent pur.

C'est sans aucun doute à l'état de chlorure double que l'argent se rencontre dans l'eau de mer.

Enfin, suivant une communication récente de M. Sonstadt, les eaux de la mer contiendraient i grain d'or environ par tonne de liquide.

1. Journal de pharmacie et de o/iimi>, 3* série, 1861, t. XXX IX, p. 458.

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