PLOMB, ANTIMOINE ET ÉTAIN
Jusqu'à ce jour on n'a signalé qu'une fois l'existence naturelle de Vun de ces trois métaux (l'antimoine) dans une eau douce : ainsi, d*aprèsM. Bauer, l'eau d'un puits près de Schùp • fhèim, dans le canton de Lucerne, contiendrait une partie d'oxyde antimonique sur 40,000 parties d'eau.
Mais le plomb, l'antimoins et Tétain ont été quelquefois indiqués dans les eaux minérales et l'eau de mer. M. Will a constaté que l'eau des sources de Rippoldsau (Bade) contenait du plomb, de Tétain et de l'antimoine Pour M. Keller, l'antimoine et l'étain existeraient dans les sources de Bacbazy et de Pandur à Kissingen, et ces mêmes métaux se retrouveraient encore dans l'eau de la source de Mondorff, près de Luxembourg, suivant M. Van Kerckhoff.
Enfin MM. Malaguti, Durocber et Sarzean ont annoncé la présence du plomb dans l'eau de l'Océan.
Toutes les eaux qui contiennent ces principes métalliques en dissolution appartiennent à la classe des eaux chlorurées et bicarbonatées, mais notablement chargées de sulfates.
Ces métaux proviennent, sans nul doute, de gîtes métallifères lessivés par les eaux pendant leurs circuits dans l'intérieur du sol^ lorsque les sources les contiennent naturellement.
Mais, comme pour le cuivre, nous ne saurions trop mettre les chimistes en garde contre le plomb et l'étain qui peuvent exister dans certains dépôts d'eaux minérales, et qui sont fournis parles tuyaux métalliques servant à conduire l'eau d'un point à l'autre : il nous a été donné de voir que les dépôts de certaines eaux thermales renfermaient des traces de cuivre, de plomb et d'étain dont l'origine provenait de corps de ponjpo queleau minérale thermale attaquait sensiblement.
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