MATIÈRE ORGANIQUE AZOTÉE SOLUBLE
étrangères qaô leur déversant les égouts, les élaUiasements de bains, les corroieriesi etc%, toutes sabsIsiKes qui entrent pour Une certaine part en solntion, tandië qu'une autre portion est entraînée en suspension et va produire le limon sur des points quelconques du rivage»
§ IL — MaUère di^tanl^è àÉétéè solablé des eàuk âlnéraïès.
Gomme les eaux douées, beaucoup d*eÀux Kninéraled^ à quelque classe qu'elles appaitiennent, retltenûent de la matiëlne organique azotée solùMô. Certaines d*entt^ elles, placées dans la la classe des eaux sulfurées, en contiennent une propoilion assez grande pour communiquer de Tonctuosité à la p^au.
D*o& vient cette matière'? quelle est sa natum? quel rôle joue t-elle dans la formation de la matière organisée on ton-^ fervoïde? Telles sont les questions (}ùe nous ailonà aboMe^, en relatant les diverses hypothèses émises Jusqu'à ée jouir pai^ les auteurs.
EU traçant Thistoiique des matières organiques étotées, en général, nous avons dit que Bayen avait Irecohnu dans les eatix de Bagnères-de-Luchon la présence d'une matière organique soluble qui tire son origine de végétaux minér^disés enfouis dans le sein de la terre.
Vauquelin, également, ne payait pas éloigné de ôroire qu'éii traversant les couches inférieures de la terre, les eaux de Plombières entratnent avec elles des substances qui ont appartenu autrefois à des corps organisés et sans doute à des animaux dont les restes , quand ils sont exactement privés du contact de l'air, se conservent, côfmme on sait, pendant très- longtemps. Chaptal trouve à celle d^Ussat, la plus grande ressemblance avec l'islbumine végétale.
Dans une série de mémoires fort remarquables sui^ les eaux des Pyrénées, Anglada ^ montre que toutes celles-ci, froides ou chaudes, contiennent une proportion variable de matière organique qu'il divise en deux parties, Tune soluble et l'autre insoluble, il envisage la première , la seule qui nous occupe
1. Anglada. Mémoirei four tervir à VMsioire générale des eaux minérales tvifuretaes eê d$s eaux ihermalee,^ Paris, 1937, S vol.
dans ce chapitre» comme ayant uniquement les apparences d'une origine organique et, comme il Ta trouvée dans toutes les eaux sulfurées soumises à son examen, il croit a qu'elle se rattache dans sa formation au mode d'élaboration qui, dans les entrailles de la terre, fait éclore les eaux sulfureuses. »
Longchamp, dans son travail sur la source ferrugineuse de Luxeuil, fit la remarque que Teau minérale prise au griffon était parfaitement limpide et transparente, mais qu'après deux jours d'exposition à l'air, elle prenait une teinte couleur de chair et devenait gélatineuse : d*où il conclut que l'eau qui sort du sein de la terre contient une matière organisante soluble qui, par le fait d'une génération ultérieure, donne naissance à la matière organisée.
Fontan ^ fait observer que toutes les eaux sulfurées, à base de sulfure de sodium ou primitives, renfermaient une matière organique azotée soluble qu'il désigne sous le nom de pyrénéine soluble. Relativement à l'origine de cette dernière, Fontan es* time qu'il n'est pas possible d'admettre qu'elle provienne de la décomposition des conferves pouvant vivre dans le sein de la terre. Il a quelque lieu de croire qu'elle se forme dans les eaux.
Comme ses devanciers, M. Filhol a reconnu Texistence d'une matière organique azotée soluble dans les eaux pyrénéennes. Ce chimiste attribue l'origine de cette substance à des matières organiques existant sur la surface de la terre et qui sont entraînées par les infiltrations d'eaux douces dans les sources minérales. iPour M. Filhol, les matières organiques ne peuvent pas pénétrer à une profondeur considérable, car en contact avec certains principes minéralisateurs et sous l'influence d'une températures élevée, elle ne tarderaient pas à se décomposer. D'où il résulte que toute eau non pourvue de matière organique qui pénètre dans l'intérieur de la terre a toutes les chances pour en sortir dépouillée.
M. Lambron est d'avis que la matière organique azotée soluble des eaux sulfurées est identique à celle qui existe dans les eaux potables et dans les eaux courantes, et qui se précipite avec le temps sur les pierres et dans le lit des rivières. Il
1. Fontan. Recherchée turln eauœminéralêê dêMPyréné9$,eio , Paiig, 18SS, %• édition.