Annales de chimie et de phy tique j 1817, t. YI, p
3. Berzelius, Annales de chimie et de physiqu*, î* térie, t. XXYIII, p. 358.
INTERPRETATION DES RÉSUî.TATS OBTENUS 737
« L*analyse/ dit-il , fait connaître ce que le composé renferme ; mais la théorie nous dit que tout n'était réellement pas contenu dans Teau comme on le trouve dans le résultat de l'analyse. On aurait tort d'essayer tout autre rapprochement, car il ne serait qu une hypothèsevague. >
Cependant ce chimiste ne parait pas trop éloigné de croire que quelques-unes des parties peuvent s'y trouver dans des proportions tout à fait identiques : dans les eaux de Garlsbad, par exemple, une base, la soude, existe en si grande quantité que le résultat de l'analyse ne peut pas différer beaucoup du véritable rapport. Tout le monde sait encore que dans les eaux de Vichy l'acide carbonique et la soude, dans les eaux sulfurées des Pyrénées, le soufre et le sodium, et enfin dans les eaux chlorurées, le chlore et le sodium, se rencontrent en quantité telle que l'on ne peut s'empêcher d'y reconnaître la préexistence du bicarbonate de soude, du sulfure et du chlorure de sodium. Nous en dirons autant du sulfate de chaux et du chlorure de sodium contenus en dissolution dans l'eau douce et l'eau de la mer.
Mais en est-il de même pour toutes les autres substances salines que l'analyse y décèle en quantités moindres? C'est là où, fait remarquer Berzelius, commence l'incertitude. L'application de jLa doctrine des proportions chimiques dans ce cas là ne peut être admise en principe, i On aperçoit facilement quel peu d'importance on doit accorder à cette idée, en considérant qu'il y a des substances qui se trouvent dans l'eau en proportions si petites, que le nombre des atomes des parties constituantes qui s'y rencontrent en plus grande quantité deviendrait tellement considérable, que le poids d'un ou plusieurs Atomes tomberait dans les limites des errreurs qu'on ne peut éviter dans des recherches de cette nature > . >
Dans un mémoire important sur les forces chimiques 2, Gay-Lussac a été amené à conclure que, dans les dissolutions salines, les acides les plus forts ne se combinaient pas toujours avec les bases les plus fortes. Les exemples qu'il donne à l'appui de cette manière de voir lui permettraient plutôt de supposer que, dans les sels neutres, les acides et les bases peuvent s'é-