OPÉRATIONS FAITES A LA SOURCE
L'examen des lieux où existent les sources de Néris nous montre tout de suite un sol essentiellement primitif et compacte. On trouve dans le Toisinage de cette ville le granit à grains fins, mélangé au
gneiss , le granit porphyroïde et la pegmalite. Les sources ont leurs griffons au point de jonction de la pegmatite et du granit porphyroïde, espèces minérales à base de silicates, qui nous font déjà supposer que Teau est notablement chargée de silice, et que les alcalis (soude et potasse) doivent l'emporter sur les oxydes terreux : nous verrons plus loin cette présomption se confirmer, du moins en ce qui concerne la
soude.
La source principale, ou le puits de César, qui fait le sujet de cet article, est captée dans un mur en maçonnerie, de forme ronde, qui éloigne, par son mode de construction, toute crainte de l'intervention des eaux douces avoisinantes.
§ P'. — Bxamen des propriétés pbyslqaes et chimique*.
Limpidité . . . très-grande.
Couleur incolore.
Odeur nulle.
Saveur nulle.
Toucher . . . . ' aucune impression particu]'*.
Température (4 obs.) . . . . Ôî» C.
Le papier b1 eti de tournesol n*y subit aucune coloration ronge appréciable.
Les acides minéraux dégagent, avec Teau puisée à la source, quelques bulles d'acide carbonique ; mais avec celle ramenée à la température ordinaire on n'aperçoit aucun dégagement gazeux, Tacide carbonique mis en liberté s'étant dissous dans la masse du liquide.
L'eau de chaux versée goutte à goutte dans l'eau minérale, chaude ou froide, donne naissance, dans le premier moment, à un très-léger précipité blanc de carbonate de chaux, qui disparaît par l'agitation. Par l'addition d'une plus grande quantité de réactif, le précipité devient plus abondant et ne se redissout plus dans le liquide. Cette réaction indique l'existence de l'acide carbonique libre en quantité minime, puisque lo papier de tournesol n'a pas viré au rouge.
Vammoniaque parait d'abord sans action ; mais avec le temps il se forme un très -léger précipité blanc provenant de ce que le bicarbonate de chaux a passé à l'état de carbonate neutre et insoluble.
Les acétates neutre et basique de plomb produisent un dépôt assez abondant et très-blanc. D'où on conclut à l'absence de l'acide sulfhydrique ou d'un sulfure quelconque; du reste une pièce d'argent s'y conserve tout à fait incolore.
Le chlorure de baryum acidulé par l'acide chlorhydrique précipite d'une manière notable : quantité assez grande de sulfate.
Le nitrate d'argent acide fournit un précipité parfaitement blanc et très-notable : existence de chlorures assez abondants.
Voxalate d'ammoniaque avec excès de hase donne un précipité blanc très-apparent : présence de la chaux.
Le phosphate de soude ammoniacal ne donne lieu à aucun précipité, sans doute parce que le phosphate ammo.iiaco-magnésien est tenu en dissolution dans le liquide.
Le cyanure jaune de potassium et de fer ne produit aucun précipité ni
sel de fer à
au miaérale n voit nager de proioxyde
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Vaide d'un boucbon de liège fin. un tube recourbé plein également d'eau minérale. L'extrémité de ce tube se rend sous un Qacon plein d'eau minérale et renversé dans une capsule de porcelaine. L'appareil monté comme le représente la figure 49, et entièremem purgé d^ir ambiant, est placé sur un fourneau, et chauffé jusqu'à l'ébuUiUon ; il «e dégag» des gaz qui se rendent dans le flacon, et lorsque le niveau du liquide qu'il contient ne change plus, on considère Topération comme achevée. On introduit dans le mélange gazeux quelques fragments de potasse caustique, qui enlève tout l'acide carbonique ; ou bouche le vase et ou entoure son orifice avec de la cire fondue, afin qu'il puisse subir le transport sans absorber de l'air atmosphérique. On réitère une seconde fois cette opération, et on réserve pour le travail du laboratoire la détermination .de .la. nature et de la proportion du gaz quiest contenaavec Teau alcaline, dans les deux flacons.
§ IV. -— SëparaAloB das gmm apontanéav
Trois flatons bouchés à l'émeri, pouvant contenir 4 à oOO gramises, sont entièrement remplis d'eau minérale, et on assujettit sur l'orifice de chacun d'eux, à l'aide d'une ficelle disposée en croix, un entoanoir eu verre, qui se trouve ainsi faire corps avec le flaoon.
Ces trois appareils, complètement purgés d'air, sont à tour de rôie renversés dans la source et maintenus à 15 à 20 centimètres de la surface de l'eau. Lorsque tout le liquide a été chassé par le gaz spontané, on enlève les entonnoirs, on bouche les flacons sous l'eau, on les raiire et on les goudronne avec soin.
Aussitôt après cette opération on détermine la ten^érature ambiante et on prend note de la pression atmosphérique.
§ V. -^ Pulsement de l'ean.
Une grande bonbonne, de la contenance de 55 à 60 litres, parfaitement nettoyée avec l'acide chlorhydrique étendu d'eau et rincée à plusieurs reprises eyeo de Teau minérale, est ensuite remplie. On la bouche et on la goudronne apnèa avoir assujetti le bouchon à l'aide d'une fieeHe.
g YI. — riiènHilfalJnn de l'ean lalliéraiaF' gar la nitrate d*ars>«nt
L'eau thermale de Néris étant peu minéraliaée,. nous en prenons 8 litres que nous versons dans deux grands vases à précipité. Après l'avoir sursaturée par l'acide nitrique pur, nous y ajoutons un léger excès de nitrate d'argent. On abandonne le tout au repos, et lorsque le précipité s'est rassemblé, on décante le liquide clair. Le dépôts oeeupant le volume de 250 grammes, est versé à Taide d'un entonnoir dans un flacon à L'émeri, pour éira soumis à un exameu ultérieur.